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Lundi 3 octobre 2011 1 03 /10 /Oct /2011 20:54

With speed and new invention
And things like fourth dimension.

 

Yet we get a trifle weary
With Mr. Einstein's theory.
So we must get down to earth at times
Relax relieve the tension

 

And no matter what the progress
Or what may yet be proved
The simple facts of life are such
They cannot be removed.

 

Herman Hupfeld, 1931

 

 

  

Dans Les enfants du Paradis, le personnage de Baptiste semble un hommage à Charlie Chaplin. Pierre Brasseur est phénoménal en cabot génial. Le film aurait pu durer plus longtemps, et sans problème en montrer plus.

Ce que je préfère dans Nick, Gentleman Detective, c’est Nora, l’épouse de Nick Charles : Mirna Loy a une classe folle. On est étonné par la longue carrière du chien Asta, selon IMDb.com. EDIT : Bien avant James Bond, c’est peut-être la première fois que l’on voit un gros asiatique (interprété ici par William Law) jeter un chapeau pour changer le cours des choses.

 

Les acteurs sont malheureusement pathétiques. Pourtant on a bien rigolé quand l’autre voulait son pot d’eau chaude. Daniel Cauchy fait désormais partie des familiers. Il n’y en avait qu’un qui m’a semblé joué juste.

Je mentionne Flim spécialement réalisé par l’autre auteur de ce blog pour l’anniversaire de votre serviteur. C’est même le sujet de ce détournement qui rappelle les potentialités du montage, du doublage et la force des mythes qui ont été utilisés ici. Ce qui semble n’être qu’une pochade a des effets plus profonds encore que, mettons, ma tête sur les épaules de Kurt – Wyatt Earp - Russell aux côtés de Val – Doc Holiday – Kilmer dans Tombstone. Ce film est de plus très stimulant, et ce n’est pas le moindre de ses mérites. Mille milliards de merci donc.

Je crois que j’ai un faible pour les adaptations de pièce de théâtre au cinéma. Après Sleuth et Detective Story, et Murder by death, et même les pièces de Bacri-Jaoui. Seule dans la nuit est d’un genre que j’ignorais et donnerait envie d’aller au théâtre (sur le boulevard du crime ou à Broadway). J’ai aussi appris le nom de Frederick Knott qui me donne envie de voir enfin Dial M for murder. J’ai déjà été étonné par le thème à la John Carpenter qu’on entend dans A shot in the dark, ici Mancini confirme qu’il est capable de contribuer à l’atmosphère angoissante d’un thriller tout en soulignant la fragilité de l’héroïne. Merci monsieur Jousse.

Dans Gas-oil, on voit moins de l’Auvergne et Clermont-Ferrand que dans Ma nuit chez Maude. La valse swing assez enthousiasmante qui ouvrait e film était signé Henri Crolla. Hormis cette ouverture, il n’y avait malheureusement qu’un thème guitaristique jazzy. Le reste de la musique fut assez conventionnel.

Est-il étonnant d’entendre She moves through the fair dans une production anglaise, fût-elle l’œuvre de deux Suisses ? Nice Time was a nice time in Picadilly Circus, dont j’ai plus d’un souvenir, contrairement à la dernière fois dans dreamland.

 

Les enfants du Paradis, Marcel Carné, 1945

After the thin man, Woodbridge Strong van Dyke II, 1936

Les acteurs, Bertrand Blier, 2000

Flim, Olivier Le Blouch, 2011

Wait until dark, Terence Young, 1967

Gas-oil, Gilles Grangier, 1955

Nice Time, Clauge Goretta et Alain Tanner, 1957

Par Tzvetan - Florian Ferré - Liétard - Publié dans : Ecran noir de nos nuits blanches
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Mardi 27 septembre 2011 2 27 /09 /Sep /2011 17:23

Cette semaine, j’ai vu Jean Gabin, Yvonne de Carlo, Peter Falk et Michel Galabru en pyjama.

Ces scènes de la vie quotidienne, ces truands qui se brossent les dents avant d’aller se coucher font partie des images les plus étonnantes de Touchez pas au grisbi.

En regardant La ballade d’un soldat avec des sous-titres serbes, on a eu l’impression que le lexique russe comporte plus de mots utilisés en français (tribunal, lieutenant) que le lexique serbe (sud, poručnik).

À part le projet de film de Tarantino, j’ignore si le terme southern (calqué sur western) désigne un genre spécifique (historique sur les rapports entre les noirs et les blancs dans le sud des États-Unis, par exemple). Si c’est le cas, L’esclave libre pourrait en faire partie. C’est la première fois de vie que je vois un film avec Clarke Gable, et avec Sidney Poitier. Je me demande dans quelle mesure Rau Ru, le personnage intérprété par ce dernier, exprime les revendications noires ou incarne une perception blanche de la colère des esclaves. Ce n’était ici malheureusement qu’un second rôle. La musique était très présente du folklore WASP (my darling clementine) au noir (God’s going to trouble the water), des thèmes connus mais quand même émouvant grâce à des arrangements étonnants malgré mes enceintes. Mais le mieux, c’était quand Sidney Poitier chantait une chanson de marin. Comme dans Vera Cruz, on entend beaucoup parler le français.

Les cinq détectives et leurs side-kicks d’un cadavre au dessert sont tous plus ou moins reconnaissables. Je suis assez fier d’avoir pu identifier le couple de Nick et Nora Charles du Thin Man et d’avoir reconnu le style de Charles Addams dans le dessin du générique. Un plan du haut d’un escalier m’a rappelé ma première murder guingampaise.

Un poison violent évoque la naissance des pieuvres, l’un des derniers films que j’ai vus avant d’entreprendre cette espèce de liste, de même à l’occasion d’un festival du film francophone. Le thème de l’homosexualité en moins, mais le poids de la religion en plus dans cette société sud-finistérienne. On ressort étonné de ne pas avoir entendu Youen Gwernig. Il y avait Louise Ebrel et la musique d’Olivier Mellano.

Même thème que le précédent mais autres tons, car ils sont nombreux dans l’omnibus le diable et les dix commandements, qui est un peu comme un catalogue du savoir faire frââânçais de l’époque. Nous sommes contents de retrouver Maurice Biraud, Lino Ventura et Charles Aznavour juste après un Taxi pour Tobrouk et le duo Louis de Funès et Jean-Claude Brialy avant Carambolage. Un allstar film, qui donne envie d’en voir d’autres.

 

 

Touchez pas au grisbi, Jacques Becker, 1954

Баллада о солдате, Grigori Chukraï, 1959

Band of Angels, Raoul Walsh, 1957

Murder by death, Robert Moore, 1976

Un poison violent, Katell Quillévéré, 2010

Le diable et les dix commandements, Julien Duvivier, 1962

Par Tzvetan Liétard - Publié dans : Ecran noir de nos nuits blanches
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Dimanche 25 septembre 2011 7 25 /09 /Sep /2011 14:52

 

Le titre de la deuxième partie d’À l’ombre des jeunes filles en fleurs m’avait un petit côté godardien.

Mais il est amusant d’y trouver deux références en la même page à des films de Jean-Luc Godard. (cliquer pour mieux voir)

 

proust parle de godard

 

 

tags : jean-luc godard - marcel proust - anna karina - bande a part - vivre sa vie - La recherche du temps perdu - nom de pays : le pays

Par Tzvetan liétard - Publié dans : Les extremes satyres
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Mardi 20 septembre 2011 2 20 /09 /Sep /2011 10:14

Ascenseur pour l’échaffaud était bien comme on nous avait dit. Nous ne nous attendions seulement pas à voir Lino Ventura et Charles Denner en flics.

Quand Ariane dit papa, elle rappelle le fils de the road. Billy Wilder déride Gary Cooper dont nous avions fait la connaissance dans des compositions plutôt monolithiques. Nous réalisons que depuis 5 graves to cairo et Erich von Stroheim, Billy Wilder recycle pour le bonheur du public les stars hollyvoodiennes d’avant-guerre (ici Gary Cooper et Maurice Chevalier).

On a passé un long weekend à Tuzla. Sur une chaîne bosnienne (OBN, une chaîne de télévision qui comme tant d’autre fournit de nombreuses raisons d’être misanthrope) nous avons revu Retour vers le futur 3 et Jurassic Park (qui fournissent quelques raisons d’espérer). Nous les avons revus dans de mauvaises conditions (dans un lieu public. sans trop de son mais avec sous-titres). Nous les mentionnons car le souvenir de ces films très malins était suffisamment aigu pour prendre un certain fade à les regarder. Nous avons été étonné de voir à quel point ils étaient imprimés dans notre mémoire (en dehors de la séquence pédagogique en dessin animé de Jurassic Park et la présence de Samuel L. Jackson ici et d’Elisabeth Shue, là).

 

Ascenseur pour l’échaffaud, Louis Malle, 1958

Love in the afternoon, Billy Wilder, 1957

Back to the future 3, Robert Zemeckis, 1990

Jurassic Park, Steven Spielberg, 1993

Par Tzvetan Liétard - Publié dans : Ecran noir de nos nuits blanches
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Lundi 12 septembre 2011 1 12 /09 /Sep /2011 22:46

Ah ah ah ! J’étais sûr que je pourrais jouer le début du thème du Train sifflera 3 fois à l’harmonica ! Deux personnages ont des noms de cinéastes (Frank Miller et Sam Fuller) et un acteur a un nom de personnage (Harry Morgan). C’est la première fois de ma vie que je vois un film avec Gary Cooper.

Dans Hunger le réalisateur à un nom d’acteur et l’acteur principal a presque un nom de réalisateur. C’est la première de fois de ma vie que je vois un film avec Michael Fassbender mais pas avec une musique de David Holmes (qui a un nom de détective).

J’avis déjà vu L’aventure, c’est l’aventure, sur les conseils d’un copain. Il l’a ressorti la semaine dernière, j’ai dû le montrer. Des mercenaires négocient avec Juarez.

Une séquence de Vera Cruz eût sa place dans La Classe américaine. Gary Cooper aussi. Des mercenaires négocient avec Juarez.

On aime Balle de laine car ce dessin animé n’oublie pas la dégueulasserie des gens.

L’un des plaisirs procurés par Fin août, début septembre est celui de retrouver des acteurs qui deviennent familiers depuis le début de cette entreprise d’écran noir et nuit blanche (comme Éric Elmosino vu chez Podalydès et dans Bernie, Nathalie Richard rencontrée dans la Bande des quatre ou Riens du tout, Alex Descas dans Persécution, et Catherine Mouchet dans Ma petite entreprise). A Paris, on m'a emmené à la galerie Perrotin voir une exposition sur Duchamp, Murakami et Joseph Beuys. Je n'avais jamais entendu parler de ce dernier auparavant. Et puis hier, on en parle dans le film, et aujourd'hui, feuilletant un marie claire de 2008, j'apprends que Julien Doré en est fan.

 

High noon, Fred Zinnemann, 1952

Hunger, Steve McQueen, 2008

L’aventure, c’est l’aventure, Claude Lelouch, 1972

Vera Cruz, Robert Aldrich, 1954

Kublok, Nikolai Serebryakov, 1968

Fin août, début septembre, Olivier Assayas, 1999

 

Sur France Musique, on peut écouter l’hebdomadaire Cinéma song, une émission de Thierry Jousse sur la musique au cinéma. Il y a entre autre une chronique de l’actualité de la BO au cinéma (la première centrée sur les blockbusters de l’été). Cette semaine j’ai réalisé ne pas avoir vu un film de Pedro Almodovar depuis près de dix ans et j’ai appris le nom d’Alberto Iglesias. Quant à moi, j’écouterai notamment celle sur Henry Mancini dans les films de Blake Edwards (rapport au cycle de la cinémathèque).

Par Tzvetan Liétard - Publié dans : Ecran noir de nos nuits blanches
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