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Dušan Petričić

Publié le par Florian

Dušan Petricic (prononcer Douchane Pétritchitge), est un dessinateur yougoslave qui apparemment illustre des histoires pour enfants, comme Quentin Blake par exemple.

Moi j'ai trouvé un livre qui s'intitulerait en francais "maison de fous" car il s'intitule "Luda kuca" en yougoslave. Ce livre est une collection de dessins d'un niveau suffisamment élevé pour que je m'étonne qu'il ne soit plus connu que ça, voire pas du tout dans le cas de la France.

Le dessin de presse met le plus souvent en évidence un paradoxe dans le but de décrypter l'actualité ou de donner un point de vue polémique, comme un éditorial.

Le premier qui me vient en tête est signé Steve Brodner. Il s'inspire de Fantasia, et plus précisemment de l'apprenti sorcier, la fameuse scène ou Mickey en voulant détruire un balai fou provoque l'apparition de nombreux autres balais. Dans le rôle de la souris, Georges Bush, celui du premier balai, je crois, Saddam Hussein et les nouveaux balais ont des têtes de terroristes (et dans les seaux, au lieu de l'eau, bien entendu des bombes). Ce qui m'oblige à ajouter à cette définition le fait qu'il est difficile (très) de le transcrire en mot.

Avec Petricic, il ne s'agit pas d'éditorial mais d'un point de vue philosophique. S'il touche à l'actualité, c'est d'une manière universelle (comme les meilleurs) qui aurait justifié son succès chez nous si le Grenoblois passionné par la voile qu'est Jacques Glénat l'avait connu. En effet, ce dessinateur aurait eu sa place dans une collection qui comprend déjà Serre (pointilleux, noir), Blachon, Mordillo (pour le fourmillement de personnages dans certains dessins) ou encore, et c'est a lui que je pense le plus lorsque je découvre Petricic, Quino (prononcer Kino).
A Quino, donc, pour
- le traitement quasi philosophique de la politique.
- l'élargissement du public aux enfants qui fait la renommée de l'Argentin (avec Mafalda) et la carrière du Yougoslave (puisqu'il semble se limiter maintenant à l'illustration pour enfants).
- le pessimisme (Serres étant plutôt un cynique).
Autre coincidence, biographique cette fois, ces deux dessinateurs ont évolué et appris leur métier sous une dictature, militaire ou communiste, et ont traversé l'atlantique pour poursuivre leur carrière, l'un à Madrid et l'autre à Toronto.

Même Frémion n'en a pas parlé dans ses T'ar ta lacrem' : (www.bdoubliees.com/fluideglacial/redactionnel/tartalacrem.htm).

Des éléments de bio (les plus précis que j'ai trouvés) sont sur http://www.annickpress.com/ai/petricic.html.

Ajoutons qu'ici, en ex-yougoslavie, les dessins de Dušan Petricic n'ont pas encore été oubliés, et qu'il a travaillé avec Dušan Radovic, sorte de Desproges/Goscinny Yougoslave.

J'aurais bien voulu choisir un autre dessin, mais c'est le seul correctement reproduit (en dehors des livres pour enfants) que j'ai pu trouver.

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