and when i am king surely i would need a queen

Publié le par Tzvetan Liétard

Le deuxième cinéclub de l’année à la fac se poursuit avec L’enfant sauvage où la musique de Vivaldi joue aussi un rôle avec la flûte qu’on associe au jeune Victor quand une musique plus complexe du même compositeur semble figurer la société. C’est à la fois sensible et intelligent. C’est d’autant plus fort quand on sait les rapports de Truffaut avec les institutions (les 400 coups). Ce n’est sans doute pas un paradoxe

La raison principale que j’ai d’aimer Coup de fouet en retour est décidément Richard Widmark. Plus que Kirk Douglas ou Gary Cooper, c’est lui qui manque dans la classe américaine. J’aime aussi le fait qu’entre deux gunsliner, on ne sait pas toujours lequel l’emportera. Avec une musique d’Herman Stein.

Le marchand des quatre saisons est pour le moment le plus vieux mélo que j’ai vu de Fassbinder. Toujours une troupe. Je ne m’en lasse pas.

Je comprends que Le bonheur est pu avoir été scandaleux à l’époque. Je crois bien qu’il pourrait l’être encore aujourd’hui. Ce film est une admirable provocation et un document. On y voit une grande affiche de Georges Brassens. Avec une musique de Mozart.

L’interview de Siri indiquée plus tôt m’a donné envie de voir de ses films, mais la médiathèque ne disposait que de Nid de guêpes. L’histoire, qui fonctionne dans les westerns (comme apparemment dans Fort Apache que je n’ai pas vu) ou dans un univers relativement fantastique (comme dans Assault on Precinct 13) semble avoir du mal à trouver un équilibre entre une situation extrêmement et de façon très réaliste fixée dans l’espace et le temps (Strasbourg, crimes de guerre dans les Balkans, union européenne) et l’aspect fantastique de l’assaut de l’entrepôt (voir synopsis). J’aime bien ce film pour sa façon de distiller les informations sans faire en faire de la rétention et d’obliger le spectateur à réévaluer ses conclusions provisoires. Le rapport entre les personnages de Bouajila et Nacéri est étonnant du fait de leurs performances habituelles. Si Nacéri joue un personnage qui lui est assez habituel, la performance de Bouajila est plus décalée à tel point que j’ai cru que ce n’était pas lui malgré la ressemblance. Pascal Greggory a toujours une sacrée gueule. À un moment il ment. L’incipit me plaît malgré la voix du narrateur de documentaire sur les guêpes qui fait plus penser à celle d’un doubleur de film américain. Avec une musique d’Alexandre Desplats.

 

L’enfant sauvage, François Truffaut, 1972

Backlash, John Sturges, 1956

Händler der vier Jahreszeiten, Rainer Werner Fassbinder, 1972

Le Bonheur, Agnès Varda, 1964

Nid de guêpes, Florent-Émilio Siri, 2002

 

Les notices de Georges Sadoul

Cette semaine, Agnès Varda :

(Bruxelles 30 mai 1928) Une vision aiguë, très personnelle des choses et des gens, le sens du drame éternel lié à l’actualité la plus direct : la Pointe courte, Cléo de 5 à 7. Une sarcastique tendresse : Opéra Mouffe. Bref, cette femme est quelqu’un, et l’une des meilleures révélations de la Nouvelle Vague. [une liste]

Peu de films ces dernières années pour une réalsatrice dont on attendait tant au début des années 60. [une liste]

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