avec le tic d´une critique facile et le hic d´un manque de style

Publié le par Tzvetan Liétard

Je ne vais pas non plus me justifier pour ce retard.

Ça faisait longtemps que je voulais regarder Monsieur Joe. J’avoue que le décès de Ray Harryhausen (1920-2013) a provoqué ce visionnage. Le film a été un bien beau spectacle, comme si la réalisation du film avait d’abord été confiée à l’animateur. Il contenait beaucoup de morceaux de bravoure suffisant largement à faire oublier l’indigence et les invraisemblances de l’histoire. Comme un gamin, j’étais. Vrai. Comme devant un film de Spielberg en fait.

J’ai regardé les trois films suivants souffrant d’une rage de dent. Ils m’ont bien distrait.

Un travail sur Floc’h m’avait donné envie de voir le Grand alibi, le Grand alibi m’a donné envie de relire de l’Agatha Christie. Ce n’était pas le cluedo au quel je m’attendais : il n’y avait pas d’unité de lieu, mais j’ai retrouvé des atmosphères qui m’avait plu dans, mettons, Mr. Brown.

Je retiendrai avant tout, dans Le Gentleman d’Epsom, la musique de western chaque fois que se produit une course de chevaux. Francis Lemarque et surtout Michel Legrand semblent s’être bien amusés. L’article de wikipédia au sujet de ce film est stupide.

Bien sûr, Le Guignolo, c’est moins bien que Flic ou voyou. L’intérêt, c’est de retrouver les comédiens dans des emplois tout différents (à part Tony Kendall qui ressemble un peu moins à Gérard Hernandez ici que dans l’autre)

La structure du Jour de la colère est amusante : Un jeune garçon à tout faire apprend d’un pistolero interprété par Lee van Cleef et lui récite sa leçon à la fin. Encore une fois, c’est la musique qui m’a plu. La page française de wikipédia est la seule qui fait co-signer le film par Sergio Leone et la musique par Ennio Morricone. Je suis sûr qu’ils n’ont rien à voir avec le travail de Tonino et Valerii et Riz Ortolani.

Le trouillard du Farwest comporte une scène de chorégraphie folle illustrée par une musique, ce qui rappelle la séquence muette de présentation du personnage de Louis De Funès dans le Gentleman d’Epsom. Lon Chaney Jr., Dean Martin, Lee Van Cleef… pas mal pour une parodie !

Les Géantsm’ont rappelé Suton / Twilight de Goran Paskalijević (que nous avons croisé deux fois dans la rue la semaine dernière) pour la mise en scène de gamins livrés à eux-même et l’intervention d’une star hollywoodienne (Karl Malden dans Suton, ici Marthe Keller). J’ai souvent un problème avec les films qui mettent en scène des enfants car ils sont souvent archétypaux. Ceux-ci sont gentils et crédibles. C’est un film sur la liberté, sur des gamins qui deviennent « des hommes et non des adultes ».

 

Mighty Joe Young, Ernst B. Schoedsack, 1949

Le Grand alibi, Pascal Bonitzer, 2008

Le Gentleman d’Epsom, Gilles Grangier, 1962

Le Guignolo, Georges Lautner, 1981

I Giorni dell’ira, Tonino Valerii, 1967

Pardners, Norman Taurog, 1956

Les Géants, Bouli Lanners, 2011

 

Les notices de Georges Sadoul :

 

Cette semaine Ernest Beaumont Schoedsack

(Council Bluff 8 juin 1893) Parti d’un documentarisme à la Flaherty avec Transhumance et Chang, à vrai dire très mis en scène, il aboutit aux grandes productions, aux truquages extravagants jusqu’au lyrisme, qui firent le succès de son fameux King Kong. [Une liste].

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