berceau berçant des violes, un ange s'est caché dans le placard aux fioles où l'on me tient couché.

Publié le par Tzvetan Liétard

Films vus entre le 24 et le 30 novembre

Cinéclub de la fac  Dans La Féline, lors de la scène du mariage qui a lieu à The Belgrade, un restaurant serbe de New York, un invité dont le coiffeur est serbe utilise le terme de Komitadji. Simone Simon le corrige en disant que ce mot est plutôt insultant et signifierait Le mot, inconnu des étudiants pourtant serbophones, existe et n’a pas tout à fait le même sens. C’est Albert Londres qui me l’avait appris dans un reportage intitulé Les Comitadjis ou Le terrorisme dans les Balkans (Albin Michel, 1932).

Cinéclub de l’Institut Français (4/7)  Et maintenant on va où ? a permis de faire un tour à l’autre bout de l’ex Empire Ottoman, dans un village mixte libanais. Le style a rappelé celui de Kusturica a certains membres de l’assemblée. Comme j’avais d’abord pensé aux comédies italiennes, je me suis rappelé opportunément cette critique de Serge Daney qui en 1988 disait que Kusturica faisait des comédies italiennes des années 50.

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FAF Adieu au langage 3D était censé être mon premier film en 3D (si j’exclus celui qu’on avait vu à la Géode durant une excursion à Paris avec l’école, en CM1). Padpo, mes lunettes était cassées. J’ai un instant élaboré plusieurs théories dont un problème occulaire. Mais tout le public avait l’air attentif. Il paraît que les gens se marraient pour Film Socialisme. Cette fois-ci, les gens étaient plutôt respectueux.

FAF La Chambre bleue m’a permis de faire un retour aux adaptations de Simenon. Cela avait constitué un petit cycle d’exploration il y a quelques années. La façon de distiller les informations est assez déconcertante : elle empêche le spectateur de s’identifier à un membre du jury, ce qui est tant mieux. Elle permet de se focaliser sur la détresse du personnage interprété par Mathieu Amalric. Je ne suis pas sûr que ce soit réussi, mais peu importe ce qu’il peut avoir à se reprocher, c’est un personnage qui a renoncé, qui me rappelle celui de Coup de lune.

FAF Still the water / Deux fenêtres était très beau. Le film composé de tableaux indépendants a donné envie de s’installer sur les îles d’Amami, de retrouver les chansons du film.

 

Cat People, Jacques Tourneur, 1942

وهلّأ لوين؟  Et maintenant on va où, Nadine Labaki, 2011

Adieu au langage 3D sans lunette, Jean-Luc Godard, 2014

La Chambre bleue, Mathieu Amalric, 2014

2つ目の窓, Futatsume no mado, Naomi Kawase, 2014

 

 

Les notices de Georges Sadoul…

Aujourd’hui, Jean-Luc Godard :

(Paris 3 décembre 1930) Une des fortes personnalités révélées par la Nouvelle Vague. Inquiet, incisif, irritant, ambigu, silencieux, se laissant aller aux mots d’auteur, refusant tout engagement, il s’engagea malgré lui en posant des questions sur une conception anarchiste de la vie : À bout de souffle ; sur la guerre d’Algérie : Le Petit Soldat ; sur la condition de la femme : Vivre sa vie. L’œuvre de ce négateur sarcastique se trouve positive par une certaine qualité de cœur. Son style nerveux et dépouillé, vibrant sous une apparente froideur, a contribuant à le placer à la tête de la Nouvelle Vague française avec, notamment, la réussite du Mépris. [une liste].

Parce qu’ils sont aussi et toujours réflexion sur la fonction même du cinéma et réflexion sur les moyens d’expression, les films de Jean-Luc Godard sont bien parmi les plus importants de ces dernières années. Et c’est à partir de la Chinoise – avant mai 1968 – qu’il a commencé à s’interroger sur son insertion propre et sa « fonction ». Après la Chinoise dont on a dit qu’elle préfigurait l’explosion étudiante », de mai 68, il devait aller jusqu’au bout de son propos, avec la longue période des films « insortis » du groupe Dziga Vertov, films militants pour une part, de « laboratoire » pour une autre, dont on mesurera mieux l’importance quand ils seront enfin tous accessible. L’intérêt majeur en tout cas, de tous les films de Godard, c’est qu’ils ne sont pas réductibles à une lecture unique, c’est qu’ils sont toujours traversés par les conflits de notre temps. Et que ces conflits mêmes nourrissent ses recherches sur la « représentation du réel. » [une liste].

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