better be ready 'bout half past eight, now baby, don't be late I wanna be there when the band start playing

Publié le par Tzvetan Liétard

Ça y est, le Chicon s’en est retourné à Bruxelles. Au Tuckwood on s’est fait un ultime double-bill avec des frites, deux films européens très rapides qui vont dans tous les sens, avec plein de choses qui m’ont échappé et qui justifieraient une nouvelle vision.

 

(Ce sont des films vus entre le 16 et le 19 juillet.)

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Les Sorcières de Zugarramurdi n’a aucune pitié pour ses personnages : joyeusement misogyne, il donne une lecture intéressante des origines de la vénus de Willendorf. C’est burlesque.

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Quelle surprise de voir 9 mois ferme exploité en Serbie. Cela dit, on voit depuis quelque temps dans un circuit hors festival de plus en plus de comédies françaises, ce qui est peut-être dû au succès d’Intouchables. On a vu l’affiche d’Amour et turbulences et, en ce moment, Avis de mistral, dont je n’avais jamais entendu parler. Renseignement pris après le film, le lien avec 10ème chambre, Instants d’audiences loin d’être fortuit a bien constitué une source d’inspiration non négligeable.

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J’ai vu Au bistro du coin par hasard sur youtube. Je me sens coupable, mais mon parti pris d’exhaustivité m’oblige à le citer. Sans juger de sa qualité, il est étonnant qu’on ne produise plus beaucoup de ce genre de films de tradition pourtant bien française que constitue la comédie de quartier. Après le Crime de monsieur Lange et Domicile Conjugal, après la Trilogie marseillaise et  Hôtel du Nord, bref, depuis Chacun cherche son chat, il y a vingt ans, et bien sûr les films de Guédiguian, je ne vois pas d’exemple à la fois populaire et critique traitant d’un microcosme local (je suis curieux de voir Le Café du Pont de Poirier, qui se situe cependant loin dans le passé). C’est pourtant un genre propice à la photographie sociale, et rien que pour ça il m’a paru très intéressant. Je m’aperçois que les œuvres citées plus haut sont des œuvres à caractère populiste, le film inspiré d’un livre d’Eugène Dabit en particulier. Le glissement du terme populiste se perçoit dans le traitement de ce genre de film par la critique. Il y a pourtant un travail de représentation à faire, critique ou non. Le succès de Plus belle la vie le montre bien.

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La Porte du Diable est un western parfois mis en scène comme un film noir. Je pense à la dernière visite du héros dans le saloon, une nuit d’orage. Je l’ai vu au moment du début des affrontements de cet été entre l’État d’Israël et le Hamas et après m’être penché sur la guerre d’Algérie (un peu, au sujet des Parapluies de Cherbourg). C’est pourquoi j’ai beaucoup d’affection pour ce film qui décrit un engrenage font sont victime un peu tout le monde, surtout d’un côté, et surtout les morts. Certes, Robert Taylor n’est pas un Indien, mais le personnage qu’il incarne l’est. Le sentiment de spolliation et celui de la trahison est palpable. La difficulté de se mettre à la place.

On peut lire ceci sur Inisfree et plus généralement, au même endroit, ce démontage salutaire de clichés dont ceux selon lesquels il a fallu attendre le nouvel hollywood pour voir se dégager des westerns critiques...

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Le Temps d’aimer et le Temps de mourir est un autre film sur les pauvres gens confonté à une autre guerre. C’est bien.

 

 

Las Brujas de Zugarramurdi, Àlex de la Iglesia, 2013

9 mois ferme, Albert Dupontel, 2013

Au bistro du coin, Charles Némès, 2011

Devil’s doorway, Anthony Mann, 1950

A time to love and a time to die, Douglas Sirk, 1958

 

Les notices énucléées de Georges Sadoul…

Aujourd’hui, Douglas Sirk.

(Danemark 26 avril 1900) Non pas un auteur de films, mais un fort honnête adaptateur, dont les films ont valu ce que valent les best-sellers ou les scénarios qui en ont été tirés. Sa meilleure réussite : Écrits sur le vent (1956). [soupir]

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