c'est triste de voir le piédestal, où le nom de l'artiste se lit péniblement parmi l'ombre d'un arbre

Publié le par Tzvetan Liétard

Films vus entre le 20 et le 26 octobre

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Cinéclub de la fac Mine de rien, Tirez sur le pianiste figure dans la première liste des films de la semaine. Je la relis, j’ai changé d’avis quant à Lapointe. C’est un film qu’on a montré à l’université en hommage à Marie Dubois récemment disparue et à François Truffaut disparu il y avait exactement trente ans. Mine de rien, on montre un film de Truffaut chaque année à la même époque.


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Cinéclub de la fac  Dans l’idée de faire un petit cycle autour d’une vie gâchée et d’un piano, La Tourneuse de pages nous avait paru un choix opportun. Efficace, les spectateurs paraissent avoir bien perçu le côté comique de ce film.


 

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C’est dans L’Amour par terre que je découvre le principe du théâtre en appartement. En plus d’être de bonnes actrices, Jane Birkin (37 ans) et Géraldine Chaplin (40 ans) sont vraiment charmantes.

 

Tirez sur le pianiste, François Truffaut, 1960

La Tourneuse de page, Denis Dercourt, 2006

L’Amour par terre, Jacques Rivette, 1984

 

Les notices de Georges Sadoul…

Aujourd’hui, Jacques Rivette :

(Rouen, 1er mars 1928) S’il ne s’est pas imposé aussi vite que son ami Truffaut, ce jeune réalisateur exigeant et anxieux a donné, après Paris nous appartient (1961), son adaptation passionnée de la Religieuse de Diderot  (1966) et l’Amour fou (1968).

Ce qui fut dit de Resnais pourrait l’être de Rivette : non qu’il ait été réduit au silence, mais en cette année 1973 existe encore une seule copie de son dernier film Out one (un film de douze heures quarante) qui risque de disparaître : faute de moyens matériels pour effectuer des tirages, de distributeur pour en assurer la sortie, ce film pourrait être bientôt totalement perdu. Et pourtant, Rivette, dès l’Amour fou, tout à la fois réflexion à l’ample respiration sur l’acte même de création, discours théorique sur le cinéma, et chronique passionnée d’un groupe se défaisant, avait prouvé qu’il était le metteur en scène le plus ambitieux et le plus exigeant de sa génération. Champ de recherche qu’approfondit encore Out one et la version « courte » qu’il en a donnée sous le titre Spectre, elle aussi inédite. [une liste].

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