des hivers crépitants près du chat angora

Publié le par Tzvetan Liétard

Ce que j’aime dans les films de Rohmer, Conte d’hiver inclus, ce sont les plans sur les gens qui écoutent. Il y a du champ/contre-champ, mais toujours un peu décalé, avec une lèvre qui frémit, un regard bienveillant. J’aime aussi visiter des endroits rarement montrés (comme ici Nevers ou même certains quartiers de Paris).

Avant le Professeur Xavier et Magneto, avant même le Comte de Champignac et Zorglub, il y avait Hjalmar Poelzig et le Docteur Vitus Werdegast, interprétés par Boris Karloff (un cousin d’Hugo Pratt) et Bela Lugosi. Je ne suis pas certain du rapport entre le film et l’histoire d’où il est tiré, à part le titre (Le Chat Noir). Souvent, les films qui se passent en Europe centrale ont des noms improbables, voire imprononçables, des bleds dont on doute de l’existence, des patelins inconnus dont on ne se demande même pas s’ils existent. Ici, ça se passe près de Vizsegrad, en Hongrie, et non, comme je ai cru le comprendre, à Višegrad en Bosnie.

Je suis arrivé presque trempé à la séance de Hellboy à la cinémathèque qui achevait son cycle sur la magie. Il y pleuvait aussi tout le temps. Il y avait un court extrait de red right hand. Au début, on a pensé à Indiana Jones (le 1) et Xmen (le 1).

Scorpio rappelle tellement l’Alex de clockwork orange qu’on imagine facilement un Inspecteur Harry dans cet univers, le temps d’un court-métrage qui ne concernerait pas grand monde. On se rappelle aussi de Get Carter, et on se dit que 1971 devait être une putain d’année. Rébus : A water 1.

L’un des meilleurs moments de La Belle noiseuse se situe au moment où Marianne vient poser pour la première fois à l’atelier de Frenhofer. C’est ce moment où il se prépare au travail après dix ans de retraite. Je crois que Marianne était aussi le nom de la jeune modèle d’un épisode des Carnets d’Orient, de Jacques Ferrandez. L’acteur qui joue Phorbus en 1991 ressemble incroyablement à Philippe Val en 2009. Comme pour le premier film de la semaine, le sujet semble déprimant, mais le résultat s’avère joyeux.

 

Conte d’hiver, Eric Rohmer, 1992

The Black Cat, Edgar G. Ulmer, 1934

Hellboy, Guillermo del Toro, 2004

Dirty Harry, Don Siegel. 1971

La Belle noiseuse, Jacques Rivette, 1991

 

Solution du rébus : Lalo Schifrin (la - l’eau - chiffre 1).

 

 


 

 

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