djihad sur le dj (3) : le sel est-il soluble dans la neige ?*

Publié le par florian

Mardi soir, au centre culturel français de Novi Sad, on a tenté un chanson-club. C’est un peu comme un ciné-club, sauf qu’il y a plus de temps pour le débat. Parmi les objectifs : parler d’histoire et culture française/francophone et de musique, et se demander à quoi sert la chanson. J’avais sélectionné une petite quarantaine de chansons liées au travail de manière à suivre un fil conducteur et me donner de quoi illustrer les différents aspects de ce large thème. Toutes les époques étaient représentées de 1935 à nos jours (une dizaine des années 2000, une dizaine des années 1990).  J’en avais préparé un carnet de paroles pour faciliter l’écoute. J’avais estimé que nous écouterions une dizaine de chansons en une heure et demie (pour des raisons de concentration, de langue, de nouveauté). De fil en aiguille, en partant de la question du rapport entre travail et chanson, voici celles qui sont apparues.

 

Parce que ça me donne du courage, Henri Salvador, 1948

Les papous, Bourvil, 1960

Le poinçonneur des Lilas, Serge Gainsbourg, 1958 (une des préférées)

Sois fainéant (conseil au nourisson), Coluche, 1978

Les 100.000 façons, Félix Leclerc, 1972

Les Mains d’or, Bernard Lavilliers, 2001

Fermé jusqu’à lundi, Mireille et Jean Sablon, 1935

Mister Giogina, Catherine Sauvage, 1967

L’institutrice, Dick Annegarn, 1974 (parce que quelqu’un était curieux d’écouter cette chanson où il y a une institutrice qui se suicide.)

 

total time : un peu moins de trente minutes, pour un peu plus d’une heure et demie de conversation. Plutôt satisfaisant malgré le manque d’actualité des chansons, mais ça a permis de faire un peu d’histoire culturelle.

 

Il y en aura d’autres, va. La prochaine, sur l’Europe. Des pros, des antis, des cartes postales… Il y a des idées, je vous demanderais bien, à vous, les deux ou trois lecteurs réguliers, des suggestions (francophones ou non). So far, celles-ci :

 

1.

La dame du vestiaire, Mireille

On ira prendre notre linge sur la ligne Siegfried, Ray Ventura et ses collégiens

Les deux oncles, Georges Brassens

Gottingem, Barbara

 

2.

Zigo, Les têtes raides

Putain, putain, Arno

Tempête pour sortir, Cabestan

Europa Neurotisch, Stereototal

Nous travaillons actuellement pour l’Europe, Noir Désir & Brigitte Fontaine

 

On comprend bien l’idée :

1. l’Europe est née de la guerre

mais 2. elle est devenue bureaucratique et coupée des gens.

Ce serait bien d’aborder d’autres problématiques.

 

Puis quelques cartes postales, si on ne parle pas assez.

working list, open brain storming in process

(eh oui, tout le monde comprend l’anglais) :


La Ballade irlandaise, Bourvil

Autoroute européenne, Antoine

Les F..., Jacques Brel

Ballade Nord-Irlandaise, Renaud

Il paraît qu’en Angleterre, Les Innocents

Copenhague, Katerine

Les Tchèques, Dick Annegarn

Attila Josef, Dick Annegarn

Gigi, François Hadji-Lazaro ou Dalida

Burano, Dominique A

...

 

Salut

 

* il neige encore

Publié dans Musique aux autres

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