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Lundi 9 août 2010 1 09 /08 /Août /2010 15:38

Cette semaine j’ai fait mes premiers pop corn. Je n’aime pas spécialement en manger, mais c’est amusant de les regarder péter.

 

Un cinglé de Cinéma est assez outrageant. Comme c’est une comédie il y a de la folie avec Jerry Lewis et de l’amour avec Dean Martin. Mais dans ce film, comment dire … on est assez gêné. Le premier est lourdingue, et on pourrait arrêter le deuxième pour harcèlement sexuel à cause de ses méthodes de viol, pardon, de drague.

Laura est-elle une femme fatale ?

La Maison du docteur Edwards est un autre cas, conscient cette fois-ci, du sort réservé aux femmes à travers l’exemple du docteur Petersen (Ingrid Bergman) devant subir les plaisanteries sexistes de ces collègues de la clinique. C’est un personnage admirable qui parvient à tomber en amour malgré la pression masculine, et à fortiori, sociale.

Les Anges Ivres contient un rêve plus réussi que la crotte de Dali dans le film précédent. Il y a de la musique orchestrale bien sûr, mais les meilleures ambiances du film viennent d’un musicien des rues dont la guitare presque bossa accompagne les douleurs éthyliques des anges ivres.

Dans Le Grand Chantage, Burt Lancaster étonne encore par sa sobriété inquiétante. On découvre le Chico Hamilton quintet. Le jazz, la ville. Pas (beaucoup) de rédemption dans cette satire noire sur le pouvoir des médias où tout le monde est plus ou moins corrompu.

Après toute la fumée consommée dans les films précédents, on est agréablement surpris de voir, dans L’homme qui tua Liberty Valance, John Wayne demander la permission d’allumer une cigarette.

Il faudrait montrer J’ai engagé un tueur à quelqu’un qui ne connaît pas Serge Reggiani. Le dialogue entre Vic, le vendeur de French Hamburger, et Henri. On comprend mieux d’où viennent Kervern & Delépine. Tarantino aussi, un peu. Kaurismaki vient de Scandinavie.

Clockers est le film le plus noir de la semaine. Mon oncle d’Amérique, qui explique beaucoup de choses, a une théorie sur les ulcères de Strike. Sur l’affiche, il n’y a pas le nom de Mekhi Phifer l’acteur principal.

La Mort dans la peau, comme beaucoup de films d’espionnage, permet de voyager. À la fin de l’épisode précédent, Jason Bourne se retrouvait aux Etats-Unis après un long séjour sur le vieux continent. Bien que tous ses problèmes ne fussent pas résolus, j’y eus la même impression qu’à la fin de Happy Together, lorsque le personnage principal rentre à Hong Kong après longtemps de Tango et d’errance en Argentine. Je ne suis jamais allé ni à Hong Kong, ni à New York, mais ces retours dans des lieux familiers aux protagonistes se ressentent comme des soulagements. J’aime aussi les chansons finales de ses deux films, d’ailleurs. Dans le dernier de la trilogie, une longue référence aux Blue Brothers.

Le Trésor de la Sierra Madre raconte l’histoire de deux aventuriers en voie de clochardisation qui apprennent à prospecter en compagnie d’un vieux chercheur d’or. La véritable formation que les jeunes reçoivent donne à la deuxième partie du film l’aspect d’un documentaire. Walter Huston est bien loin de Walter Stumpy Brennan. La magnifique scène dans laquelle il tente de sauver un enfant malade me semble avoir, au moins par la musique et par la présentation des villageois mexicains, des années d’avance. Un pessimisme joyeux.

Je voulais voir La Party après Murder ! Finalement, je l’aurais vu après la Maison du docteur Edwards. Rien que parce qu’il est conscient de sa maladresse, Bakshi, le personnage de Sellers est bien plus sympathique que les caricatures de Lewis.

 

Hollywood or Bust, Frank Tashlin, 1956

Laura, Otto Preminger, 1944

Spellbound, Alfred Hitchcock, 1945

酔いどれ天使, Yoidore tenshi, Akira Kurosawa, 1948

Sweet Smell of Success, Alexander Mackendrik 1957

The Man who shot Liberty Valance, John Ford, 1962

I hired a contract killer, Aki Kaurismaki, 1990

Clockers, Spike Lee, 1995

The Bourne Ultimatum, Paul Greengrass, 2007

The Treasure of Sierra Madre, John Huston, 1948

The Party, Blake Edwards, 1968

 

Par Florian - Publié dans : Ecran noir de nos nuits blanches
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