Et si c'était ça, la révolution ....

Publié le par Florian

On mentionne rarement la présence de Michel Serrault et Jean Lefèbvre dans les Diaboliques.
Laissez-Passer permet d’apprendre beaucoup de chose sur le cinéma de l’occupation dont je n’avais vu que le Corbeau. Certains noms deviennent familiers Je suis en train de lire Ravage. L’atmosphère de l’occupation a en effet quelque chose d’une fin de monde.

Je dois aux films de Michel Hazavanicius quelques plaisirs de cinéma (mais pas que). Par exemple, j’ai regardé l’Arrangement parce qu’il figurait sur la liste des films utilisés dans la Classe Américaine. (Une telle entreprise d'exploration cinéphilo-référentielle requiert certaines lignes directrices fussent-elles aussi arbitraires qu'artificielles.) Ce film existenciel rappelle que le cinéma peut être à la fois spectaculaire et introspectif grâce à un art consommé du montage et de la scénographie. Je le rangerais avec Two for the road, The Swimmer et Eternal Sunshine on a spotless mind, 'voyez. Je n’ai presque rien vu de Kazan. Je me souviens de ces images à la télévision il y a onze ans.
Dans la perspective de regarder un jour OSS117 – Rio ne répond plus, j’avais aussi regardé Boys from Brazil et Marathon Man pour lequel j’ai repéré une référence. Comme dans ces films, j’attendais de ce spoof plus de violence larvée et, en tout cas, pas de traitement numérique si laid. Qu'il me soit permis ici de rendre hommage à Laurence Olivier aussi convaincant en nazi en fuite qu'en chasseur de nazi.
James Cagney dans L'Ennemi Public, un protofilm noir tartiné de mélo.

 

Les Diaboliques, Henri-Georges Clouzot, 1955
Laissez-passer, Bertrand Tavernier, 2002
The Arrangement, Elia Kazan, 1969
OSS117 – Rio ne répond plus, Michel Hazavanicius, 2009
The Public Ennemy, William A. Wellman, 1931

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