Gilt’s mir oder gilt es dir ?

Publié le par Tzvetan Liétard

Dans Beaumarchais, l’Insolent, on retrouve le casting de beaucoup de films, normal pour un film allstar. Comme on l’a montré en cinéclub à la fac, on aura pu repéré outre Fabrice Luchini, ses partenaires de Potiche : Judith Godrèche et Bruno Lochet. Il y a aussi beaucoup de gens de Canal Plus : deux deschiens, un nul et José Garcia, dans le rôle (bonne idée) de l’acteur qui joue Figaro. J’avais déjà vu au lycée à la télé. Ce film semble avoir donné envie aux trois étudiantes présentes de (re)lire le Mariage de Figaro. À moi aussi.

La chaleur de ses derniers temps m’a donné envie de voir enfin ces films maritimes qui traîne depuis un moment : en fait de rafraichissement, la chaleur a correspondu aux intérieurs de sous-marin.

Torpilles sous l’Atlantique est un film de guerre qui se passe presque de morts. C’est une bataille navale qui oppose le USS Haynes commandé par Robert Mitchum à un U Boat allemand commandé par Curd Jürgens qui joue un officier loyal mais pas nazi. Ça se passe dans l’Atlantique. Grâce à Gérard Delahaye qui l’a chantée en français, j’ai été touché par la mélodie de Ich hatt’ einen Kameraden.

L’Odyssée du sous-marin Nerka a des airs de Bounty et de Moby Dick mais c’est aussi une histoire de sous-marin. Ça se passe dans le Pacifique. Ici, le point de vue est unilatéral et le budget plus faible, je crois. Le périscope en noir et blanc n’a cessé de me rappeler On the beach.

Traité de bave et d’éternité m’a touché pour sa radicalité et l’intérêt qu’il a sucité en moi. Il s’oppose de façon inattendue à une certaine idée du cinéma français, le pamphlet de François Truffaut qui en devient du coup conservateur. Les images et le texte ne m’ont pas paru aussi déconnectées (peut-être l’habitude des vidéoclips).

Yoshiwaku

Tournée m’a plu et m’a rappelé que je n’ai vu que très peu de film de Cassavetes. J’y ai malgré tout pensé. J’avais aussi identifié l’ultime échange Truffaut-Godard dans un dialogue. Mais le film m’a surtout touché au premier degré. La question du rapport entre la face et la capacité à laisser pissé quand tout est de guingois.

Le Temps retrouvé, d’après l’œuvre de Marcel Proust est d’abord un film de Raùl Ruiz. Les mêmes couleurs, les mêmes mouvements de caméra, les mêmes motifs (ombres, dialogues avec un moi du passé), de mêmes acteurs et le même plaisir pour le spectateur… Ayant lu les deux premiers volumes, j’ai rechigné à le voir et il était évidemment truffé de spoilers. Mettons que cela facilitera la lecture des volumes suivants et permettra à mon attention de se porter ailleurs. On y retrouve une partie du casting de la Reine Margot : Pascal Gregory (que je retrouve enfin comme acteur), Vincent Pérez et Patrice Chéreau.

 

Beaumarchais, l’Insolent, Edouard Molinaro, 1996

The Enemy Below, Dick Powell, 1957

Run silent, run deep, Robert Wise, 1958

Traité de bave et d’éternité, Isidore Isou, 1951

Tournée, Mathieu Amalric, 2010

Le Temps retrouvé, d’après l’œuvre de Marcel Proust, Raùl Ruiz, 1999

 

Les notices de Georges Sadoul

 

Aujourd’hui Édouard Molinaro

(1928) Intelligent, cultivé, aimant le cinéma, mais il n’a guère pu se dégager des contingences commerciales. [Une liste].

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