Heute zieh ich meine Runden Seh die Welt in Truemmern liegen

Publié le par Tzvetan Liétard

Films vus entre le 13 et le 19 octobre

 

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Cinéclub de la fac  Camille redouble est comme on avait dit. Ce fut le premier cinéclub de la fac de l’année. On l’a choisi d’une part parce que la distribution comprenait plein d’acteurs vus dans des films l’année précédente, d’autre part parce que personne n’est venu lors de la dernière séance de la saison précédente (ce qui eût pourtant été plus logique).

le hussard sur le toit

C’est pour voir Le Hussard sur le toit que j’ai lu le magnifique roman de Jean Giono. J'en suis fort heureux. Je ne sais pas si le film était réussi mais l'adaptation paraît bonne.

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À chaque fois que je vois un film de Federico Fellini, j’ai l’impression de le connaître un peu mieux. La cité des femmes, dont le générique calme et jazzy trompe un peu sur la nature ébouriffante du film. J’ai bien aimé.

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Plutôt qu’un documentaire, Brigitte Bardot, La méprise est un hommage documenté de David Teboul à Brigitte Bardot. La version que j’ai vue est une version réduite. Connaissant si mal ce sujet, j’ai appris des trucs.

 

Camille redouble, Noémie Lvovsky, 2012

Le Hussard sur le toit, Jean-Paul Rappeneau, 1995

La città delle donne, Federico Fellini, 1980

Brigitte Bardot, La méprise, David Teboul, 2013

 

 

Les notices de Georges Sadoul…

Aujourd’hui, Federico Fellini :

(Rimini, 20 janvier 1920) Contradictoire, éxubérant, mêlant l’excellent au moins bon, une forte personnalité qui possède un don bien rare : créer des « types ». Collaborateur de Rossellini pour Paisà où il découvrit, dit-il, « une Italie que nous ne connaissions pas, car pendant vingt ans nous étions restés prisonniers d’un régime politique qui nous avait littéralement bandé les yeux ». Lattuada lui permit de débuter dans la réalisation avec Luci di Varietà. Après quoi, la satire des courriers du cœur dans le Cheik blanc et l’autobiographie des Vitelloni s’inscrivirent dans la ligne orthodoxe du néo-réalisme, adhésion que parut confirmer l’Amour à la ville. La Strada se trouver marquer une rupture. « Le néo-réalisme avait été une impulsion énorme, déclarait-il en 1960, une indication vraiment sacrée et sainte pour tout le monde. Mais bientôt la confusion devint très grave. Si son humilité devant la vie continuait aussi devant la caméra, alors il n’y avait plus besoin de metteur en scène. Or, pour moi, le cinéma ressemble très fort au cirque. » Avec ses attractions, minables ou mirobolantes, ses interminables tournées, sa roulotte miniature, ses trois héros, l’hercule, l’acrobate, la clownesse, La Strada fut un cirque intellectuel. « Des distances astronomiques séparent les hommes, disait-il alors, ils vivent à côté les uns des autres sans s’apercevoir de leur état de solitude, sans que jamais s’établissent entre eux de vrais rapport. » Un mystique apparaissait aussi dans le film de celui qui déclara : « Si par chrétien vous entendez une attitude d’amour envers son prochain, oui, tous mes films sont axés sur cette idée. Ils montrent un monde sans amour, des gens qui exploitent les autres, où il y a toujours un petit être qui veut donner l’amour et vit pour l’amour. » Cet idéalisme n’excluait pas une critique sociale. La minable quête d’Il Bidone fut un peu comme  Verdoux  la satire, par son contraire, d’un ordre social om les hommes sont des loups pour l’homme. Dans Cabiria, Gelsomina, « personnage actif qui ne se résigne pas, qui est accroché à la vie », devient un Don Quichotte luttant, lance levée, contre les monstruosités d’un monde corrompu – celui dont La Dolce Vita donna un vaste tableau. Fellini y inséra, comme dans Huit et demi, des séquences anticléricales. [Une liste.]

Dans ses tout derniers films il s’est décidé à parler de ses rapports au cinéma – et même plus largement – au spectacle. Non plus, comme dans Huit et demi, par le biais d’une fiction trop limpide, mais dans son écriture même, cette façon qu’il a désormais (les Clowns, Fellini-Roma) marquant son parti-pris de « tout dire », d’engranger des matéruiaux énormes, comme s’i ne se résignait pas à laisser échapper des mailles de sa caméra/filet des pans de vie entiers – qui pourtant s’échappent, ses films désignant eux-mêmes, par le biais d’une voix « off », d’une attitude entrevue, cette perte de substance (ainsi la séquence du music-hall daans Fellini-Roma). [Une liste.]

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