I don't want to work away, doing just what they all say

Publié le par Tzvetan Liétard

« Lemmy Caution, agent fédéral américain », je ne me lasserais pas d’entendre cette phrase prononcée avec l’accent d’Eddie Constantine. Les femmes s’en balancent est sans doute un film plein de clichés, mais c’est un plaisir de le voir au premier degré. J’avais déjà dit à l’époque de moi un noir, que je voulais en voir un vrai avant de regarder Alphaville. Je suis content d’avoir eu l’occasion de voir enfin un film dont OSS 117 s’inspire probablement plus que de James Bond. Les dialogues, les tapes aux fesses, la musique de Paul Misraki (plus latino que jazzy, comme il était de coutume dans les 50’s françaises), les bastons, tout cela contribue au plaisir de regarder ce troisième épisode, avec du whisky si possible. Il n’y a que vers la fin que le nom du héros m’a semblé bizarre, lorsqu’un personnage lui dit « bonne chance, Caution ».

Je ne sais pas ce qui fait que Deep end fonctionne, mais ce film arty et très esthétique retient l’attention. Les explications potentielles sont nombreuses (musique de Cat Stevens et de Can, la beauté de Jane Asher, la recherche esthétique placée tant dans les décors que dans les plans, la folie des personnages secondaires – up yours, up yours, up yours). Vachement beau.

 

Les Femmes s’en balancent, Bernard Borderie, 1954

Deep end, Jerzy Skolimowski, 1970

 

Les notices (apocryphes) de Georges Sadoul

Cette semaine, Jerzy Skolimowski :

(1936) Acteur, scénariste (1960 les Innocents Charmeurs, de Wajda et 1963 le Couteau dans l’eau, de Polanski), poète, journaliste, il impose dès son premier film (Signes particuliers, néant) un style : un désespoir poli dans la description de la banalité du quotidien. Après son troisième film polonais, une carrière internationale s’ouvre à lui, qu’il n’orientera pas, comme son ex-condisciple de l’école de cinéma de Łodz, Polanski, vers le grand succès, mais qui tournera autour des mêmes thèmes : le douloureux passage de l’adolescence à l’état d’adulte. [une liste]

 

Je suis retourné du côté des Monty Pythons : je viens de regarder quelques épisodes de la troisième saison, ce qui m’a fait ressortir cette bio de ma bibliothèque. Il s’agit d’interviews croisées des cinq survivants auxquelles s’ajoutent des axtraits de journaux (Jones, Palin) et d’anciennes interviews (Chapman) complétées par celle de son frère et de son compagnon. Je l’ai parcouru en relisant particulièrement les passages qui m’ont marqués (Graham Chapman sur le tournage de Life of Brian, la conception de the Meaning of Life) et en cherchant les informations sur Do not adjust your set, à cause de la découverte de THE BONZO DOG DOO DAH BAND. Le livre est magnifique, farci d’images d’archives, mais c’est surtout un ouvrage sur le fonctionnement d’un groupe dont les individus sont tous des créateurs (pas de tête; pas de leader). De la rancœur, des malentendus, il y en a eu. Même sans connaître la bande, le livre peut intéresser quiconque fait partie d’un groupe sans hiérarchie.

 

The Pythons autobiography by the Pythons, Bob McCabe, Orion, 2004

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