il est saisi d’épouvante : cette bûche est bien vivante

Publié le par Tzvetan Liétard

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Ce Topaze est la co-première des quatre ou cinq adaptations existantes de la pièce de Marcel Pagnol. J’avais un souvenir lointain de la version de 1951, celle avec Fernandel qui me retenait de jeter un œil à une histoire que je croyais connaître. Le film m’a donc permis de me rappeler le cynisme de l’histoire cynique (j’avais l’impression avec Fernandel que la morale triomphait, mais j’étais petit). Malgré quelques problèmes de rythmes ou de direction, les comédiens connaissent leur boulot.

 

Publié le 10 septembre 2013 par  FilmsAnimationHumour

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Ceux de Prisonniers aussi quoique j’ai une petite réserve pour Hugh Jackman (à moins que ce soit son personnage). L’acteur peut avoir la carrure d’un Dana Andrews. Jusqu’à présent, je n’avais vu Jackman que dans le premier Xmen et Jake Gyllenhaal dans Prince of Persia. Je voulais le voir curieux de voir un autre film de Denis Villeneuve qu’Incendies (2010) qui m’avait marqué mais pour lequel des doutes se sont immiscés suite à la vision de Music Box (1989), mais je m’éloigne. Prisoners, donc, était moins obscène, malgré quelques séquences choquantes. Ceux qui ont vu Incendies percevront de possibles références mythologiques, même si elles sont ici moins évidentes. Ce qui m’a le plus perturbé sont les implications morales des personnages : le film ne fait pas œuvre de moralisateur. En cela, et malgré l’apparente résolution finale, il laisse un goût d’amertume, comme un bon film noir en somme. Il y a quelque chose d’instatisfaisant qui donne à cogiter, beaucoup de « et si… » en suspens.

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Nanouk l’esquimau était dépaysant et instructif. Il m’a permis de continuer à explorer le monde vu dans les années 20. Cette fois-ci la Baie d’Hudson. On a déjà parlé de la poésie des documentaires d’antan. Mais il ne suffit pas à expliquer ce qui rend ce film intéressant.

On peut le voir ici chez ProfilmicSpace.

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Minuit à Paris a quant à lui permis de continuer à explorer le monde des années 20 vu de 2010. C’est le premier Woody Allen du XXIème siècle que je vois. Je craignais un chromo et j’ai vu une jolie fable dont, miracle, les incohérences n’ont pas eu la moindre importance. Si c’est une œuvre mineure (c’est pas à moi à décider) elle procure le plaisir d’une œuvre mineure d’un maître.

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Parlant de plaisir, je ne m’attendais pas du tout à celui procuré par la Poupée : cette comédie tout-à-fait fantaisiste m’a fait parfois éclater de rire. Les acteurs se démènent pour faire rire et ça marche. Les grimaces d’Ossi Oswalda était charmante. Les motivations de son personnage incompréhensible, mais curieusement, on ne s’y arrête pas. J’y ai aussi décelé une dimension érotique par l’humour.

On peut le voir ici chez ProfilmicSpace.

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Buffalo Bill est un film de 1944 qui se met malgré tout du côté des Indiens 46 ans avant Dances with wolves, 20 ans avant Cheyenne Autumn. Ce n’est sûrement pas le premier, mais comme Tepeppa le disait, ça vaut le coup de le noter. L’inadaptation sociale du protagoniste campé par Joel McCrea le rendait touchant. C’est peut-être ainsi qu’il séduisit le personnage de Maureen O’hara. Le jeune Anthony Quinn promet.

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J’ai aussi éclaté de rire devant Les Escargots pour d’autres raisons que la chute. Il faudrait le revoir (il faudrait revoir beaucoup de choses pour beaucoup de raisons), certains passages demeurent énigmatiques.

 

Ajoutée le 7 septembre 2009 par Leandro Albidona  

 

 

Topaze, Louis J. Gasnier, 1931

Prisoners, Denis Villeneuve, 2013

Nanook of the north, Robert J. Flaherty, 1922

Midnight in Paris, Woody Allen, 2011

Die Puppe, Ernst Lubitsch, 1919

Buffalo Bill, William A. Wellman, 1944

          Les Escargots, René Laloux & Roland Topor, 1965

 

Les notices de Georges Sadoul !

Cette semaine, Louis J. Gasnier :

(Paris 26 septembre 1882) Il a dirigé en trente ans, 1908-1941, cent ou deux cents films, mais fut surtout l’auteur des extravagants serials : 1914-1917 les Mystères de New York, les Exploits d’Elaine, etc., pour lesquels « il rendit grâce aux mânes d’Eugène Sue » n’hésitant pas à lui dérober plus d’une idée.

 

Toutes les illustrations sont de Šejma.

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