il ou elle, je ne sais plus, ressemble à une amygdale aux extrémités fourchues

Publié le par Tzvetan Liétard

Victor Sjöström et Fernand Ledoux sont assez proches, non ?

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Victor Sjöström dans Körkarlen (1921)

 

goupimainsrouge2.jpgFernand Ledoux dans Goupi-Mains rouges (1943)

death.jpgIl y a bien sûr de la Légende de la mort d'Anatole Le Bras dans La Charrette fantôme (visible ici) avec plus de morale et moins de fatalité, du moins m’a-t-il semblé à la lecture de la nouvelle de Selma Lagerlöf. J’avoue que la fin du film m’a paru moins évidente. Depuis quelques films que je regarde, le thème de la rédemption a d’ailleurs assez couru. Le plus difficile, semble-t-il, c’est de vouloir s’en sortir. C'est ce que montre ce film.

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Les Fraises Sauvages raconte aussi une forme de rédemption.

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On a vu une intégrale de Salise Hughes à la cité universitaire de Belgrade. Comme cette plasticienne washingtonnienne était présente, il y a une rencontre malheureusement bâclée. (« vous avez des questions ? si vous n’en avez pas on peut finir maintenant, comme ça »). Les films jouaient sur des idées plus ou moins élaborées. La technique est laborieuse, mais certains résultats sont intéressants. Mes préférés ont été Shiny Things, et Somewhere (les musiques sont souvent de Jason Staczek). Ci-dessous, le travail sur The Swimmer. illustré ci-dessus.

 

« Les navires sont des mouches dans la toile d’araignée de la mer. » dit un personnage dans l’Homme qui rit. Je le note comme en exergue à Notre-Dame de Paris puisque lors d’une scène dans laquelle Phébus draguait Esmeralda s’inséra le plan d’une araignée se dirigeant vers une mouche. Lon Chaney campait un Quasimodo touchant. Plein de choses intéressantes pour qui s'intéresse aux adaptations hugoliennes dans le décidément indispensable ciné-club de Caen.

renoir.jpgL’ouverture des Bas-Fonds sur Louis Jouvet a dû en impressionner plus d’un. C’est mon cas. Ce film qui ressemble à d’autres Gabin fut une révélation en ce qui concerne la maîtrise de Jean Renoir. Si la fluidité se voyait, c’est qu’elle tranchait avec les films français produits à la même époque. Si le personnage de Le Vigan ressemble trop à celui qu’il tenait dans Quai des brumes, il m’a rappelé pour l’espace donné à ce comédien Goupi-Mains Rouges (décidément). Puisqu’on a parlé de Fernand Ledoux et de Victor Hugo, signalons qu'on a pensé à la séquence de monseigneur Myriel dans les Misérables. Le personnage de Gabin s’appelle Pepel. En serbe (et donc, je présume, en slave), cela signifie cendre. Joli nom. Tout comme Piel.

 

Ajoutée le 19 décembre 2012 par robine eric

 

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Regarder Le Montreur d’ombre a été une drôle d’expérience : aucun mot, aucun intertitre ne m’a guidé : du coup j’ai eu l’impression de suivre un rêve. Une Illusion comique.

 

Publié le 2 novembre 2012 par SilentCaligari

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Je ne sais pas trop pourquoi je suis allé voir La chasse. J’avais plus ou moins eu connaissance du sujet et je m’attendais à une longue manipulation à base de suspicion et d’incompréhension étant donné que le film racontait comment un homme (Mads Mikkelsen) s’est retrouvé au centre d’un maëlstrom (mot d'origine danoise) d’interprétations et de subjectivités. En fait de manipulation, il s’est plutôt agit d’exposition puisque le film permettait de comprendre la position de ces personnages. La séquence "conte de Noël" était d’ailleurs de ce point de vue réussie. Bien qu’aucun personnage ne sorte indemne de ce cauchemar, les auteurs, en relativisant le sort du protagoniste (il conserve certains soutiens qui fond chaud au coeur) et en épargnant les affres médiatico-judiciaire (à moins que ce ne soit normal au Danemark) parviennent quand même à suggérer à quel point sa situation aurait pu être plausiblement pire.

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Je ne m’attendais pas à ce que Les Desperados soient en couleur. Après Sjöström (deux fois), Chaney, Gabin, et Mikkelsen, c’est au tour de Glenn Ford de chercher à se sortir de sa condition. J’ai été content de voir se dérouler ce western classique. J’ai encore pensé à Lucky Luke, en raison de gags dédramatisant certaines scènes (le barman qui ne parvient pas à sauver la moindre bouteille, le moindre miroir dans les bagarres). Un bon petit western rondement mené.

 

Körkarlen, Victor Sjöström, 1921 

Smultronstället, Ingmar Bergman, 1957

           Anthologie, Salise Hughes, 2005-2013

The Hunchback of Notre-Dame, Wallace Worsley, 1923

Les Bas-fonds, Jean Renoir, 1936

Schatten - Eine nächtliche Halluzination, Arthur Robison, 1923

Jagden, Thomas Vinterberg, 2012

The Desperadoes, Charles Vidor, 1943

 

Les notices de Georges Sadoul…

 

Cette semaine, Arthur Robison :

(Chicago 25 juin 1888) L’homme d’un seul film : le Montreur d’ombres (1922), curieux essai où le théâtre se mêla à l’expressionnisme et au Kammerspiel.

 

 

Toutes les illustrations sont de Šejma.

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