il sait m'aimer, mais ce qu'il sait le mieux c'est me laisser me délasser

Publié le par Tzvetan Liétard

Ce sont des films vus entre le 1er et le 7 septembre.


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La RKO, une aventure hollywoodienne est donc un documentaire instructif qui raconte clairement l’histoire de la RKO avec les intervenants indubitables que sont Joe Dante, Bertrand Tavernier et Michel Ciment. Le documentaire constitue une bonne introduction parfaite à ce catalogue et à ce coffret.


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À cause de Jeff Daniels, Les Berkman se séparent résonne étrangement après Tendre Passion où il incarnait un jeune père de famille. Les personnages sont certes différents, mais on se dit qu’ils ont vécu des choses similaires à des moments similaires. Je ne sais plus à quelle occasion je l’ai déjà dit, mais j’aime bien, de temps en temps, voir ce genre de film (type Sundance) au moins pour la bande originale, mais aussi parce qu’on prend son temps et les transports en commun.


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Je me souviens de la dernière semaine de septembre 2010 comme de celle où j’ai conçu le désir de voir Le danseur du dessus pour en avoir vu un extrait dans the Green Miles et pour avoir lu une aventure de Dylan Dog dans laquelle le tueur s’était grimé en Jerry Travers (le personnage de Fred Astaire).

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Le Capitan inaugure un cycle composé de films de capes et d’épées glanés pour l’essentiel à la médiathèque. Celui-ci ce situe en 1616, lors de la régence avec un tout jeune Louis XIII, une conspiration et un favori terriblement méchant. On dit d’un film que quelle que soit sa qualité, il y a toujours quelque chose à retenir. Pour ma part, ce sera d’une part Bourvil chantant Baladin (la chanson qui m’a poussé à jeter un œil à ce film) et ce qu’il fit du voleur (interprété par un Préboist qu’on reverra dans ce genre) et d’autre part Concino Concini, incarné par Arnoldo Foà qui en tant que méchant est celui qui aide le mieux à maintenir l’intérêt du film (si, si, si).


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Quelle classe, ce George Sanders, dans Le Saint contre-attaque !


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Je n’avais jamais vu traiter comme thème principal au cinéma la question de l’amour derrière les barreaux avant Chaînes ou les Sexes enchaînés dont le titre paraît graveleux. Le film m’a paru d’actualité.


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Un peu d’archéologie. Miller’s crossing, troisième film des frères Coen, était celui qui me manquait pour pouvoir dire que j’ai vu leurs dix premiers films. Ce sont des films que l’on m’a fait découvrir au lycée, des auteurs qu’il fallait avoir vu, aimer, dont le meilleur film était Fargo. En 2003, avec Intolerable Cruelty, je fais de fait une pause. En 2010, je vois un peu par hasard Burn after reading et, en 2014, avec impatience, Inside Llewyn Davis. En racontant cela, je ne fais que prendre la mesure du temps qui passe. Jusqu’à environ the Big Lebowski et O’Brother, c’était des cinéastes qui constituaient un repère important pour l’ado inculte que j’étais, après quoi j’ai probablement perçu une sorte de ronronnement. Je souligne inculte parce que j’avais vu The Man who wasn’t there avec une vague idée de ce qu’était un film noir ou Intolerable Cruelty sans avoir entendu parler de comédie de remariage, de screwball comedy, de Katharine Hepburn et Spencer Tracy. A posteriori (je ne les ai pas revus depuis), je me rends compte du travail de synthèse culturelle et cinéphile des frères Coen. Miller’s crossing en fait partie, mais révèle aussi que ces auteurs ne seraient que vaguement « postmodernes » si leurs films n’étaient pas aussi musclés (Une séquence d'anthologie, celle dans laquelle Leo O'Bannion / Albert Finney se défend).
Sous réserve d’avoir vu les films sortis entre après Intolerable Cruelty, je crois pouvoir dire que leur dernier, Inside Llewyn Davis, est le film des Coen que je préfère.


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Onibabacommence sur du free jazz. L’une des thématiques et une séquence rappellent Elle n’a dansé qu’un seul été (1951). On pense aussi à Themroc (alors qu’on ne l’a même pas vu). À la fin de la projection, quelqu’un a demandé à la cantonade (une dizaine de spectateurs) si quelqu’un a vraiment ressenti quelque chose, sous-entendant probablement que c’était un film bien froid et bien hermétique. On ne s’est pas manifesté, cette personne semblait vouloir avoir raison. Ceci étant, une discussion, une présentation, est toujours bienvenue.
C’était notre première fois à la nouvelle cinémathèque de Belgrade. On y est venu trois jours après Depardieu.

 

 

La RKO, une aventure hollywoodienne, Philippe Saada, 2010

The Squid & the Whale, Noah Baumbach, 2005

Top Hat, Mark Sandrich, 1935

Le Capitan, André Hunebelle, 1960

The Saint strikes back, John Farrow, 1939

Geschlecht in Fesseln, William Dieterle, 1928

Miller’s crossing, Joel & Ethan Coen, 1990

鬼婆, Onibaba, Kanedo Shindō, 1964

 

Les notices de Georges Sadoul…

Aujourd’hui, Marc Sandrich.

(New York 26 octobre 1900 – 5 mars 1945) Spécialiste des comédies musicales, surtout connu par les films don’t Fred Astaire fut la vedette : la Gaie divorcée, Suivez la flotte, Top Hat, etc.


Toutes les illustrations sont de Šejma.

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