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Mardi 3 août 2010 2 03 /08 /Août /2010 15:05

Une Femme Dangereuse pour découvrir George Raft. La partie la plus intéressante est celle qui montre les problèmes des camionneurs. Ida Lupino explique le titre français.

Au début de Meurtre, il y a une scène d'interrogatoire dans les coulisses d'un théâtre. J'y ai compris d'où vient le jeu des Monty Pythons. On les y reconnaît presque tous. Avec Herbert Marshall dans l’un de ses premiers films.

Dans Le Criminel, le jeu de l'acteur qui interprète Charles Rankin / Franz Kindler semble très moderne. On ne parle pas de procès, Israël n’existe pas.

Une fiancée pas comme les autres procure le même plaisir qu'un album de Grandaddy. Je ne peux pas m'empêcher de le comparer à Air Doll (je n'ai pas vu Monique) pour préférer l'américain. Dans cette fable, un jeune homme handicapé social présente sa fiancée Bianca à son frère et sa belle-sœur qui s'inquiètent un peu pour lui. Passée la surprise, la fiancée étant une poupée gonflable, tout le monde joue à l'accepter dans la communauté. J'aime particulièrement le fait qu'on n’entre jamais dans la tête de Lars : à aucun moment la poupée gonflable ne devient un personnage, elle n'est jamais filmée comme un personnage. Même le titre original l’ignore totalement, contrairement au titre français. C'est l'un des nombreux écueils que ce film laisse à des mille nautiques de son propos. J'explique Grandaddy : la neige, les paysages de montagne, la sublimation d'une vie quotidienne pourtant déprimante.

À deux, on peut s’amuser, un soir, à lire Qui a peur de Virginia Woolf, d’Edward Albee. Le film de Mike Nichols s’ouvre sur une pleine lune et parle de loup, mais ce n’est pas Wolf. La voix de Richard Burton est envoûtante.

La Mouche était comme tu as dit. Avec Herbert Marshall dans l’un de ses derniers films. Bien sûr, les personnages sont ineptes ; bien sûr rien n’est réaliste. Mais le rythme est reposant, et un moment est flippant. Et j’aime l’opposition entre ceux qui savent et les "imbéciles" qui tuent bêtement les mouches. Et le miaulement dans les limbes. La structure en flash back avec la fin connue dès le début pourrait l’assimiler au film noir.

Dans Le Retour de la Mouche, Philippe Delambre (le fils) semble plus responsable qu’André Delambre (le père). François Delambre veille. Vincent Price est grand, a une étrange posture, une étrange démarche. On s’étonne autant que dans le premier épisode de ses anglophones parfaits qui agrémentent leur discours de quelques monsieur en français dans le texte pour bien montrer que ça se passe à Montreal. Dans ce deuxième épisode, ils ont engagé des acteurs français pour jouer des québécois.

 

They drive by night, Raoul Walsh, 1940

Murder !, Alfred Hitchcock, 1930

The Stranger, Orson Welles, 1946

Lars and the real girl, Craig Gillespie, 2007

Who’s afraid of Virginia Woolf, Mike Nichols, 1966

The Fly, Kurt Neumann, 1958

The Return of the Fly, Edward Bernds, 1959

Par florian - Publié dans : Ecran noir de nos nuits blanches
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