koupani zakazano

Publié le par florian

Trop tard pour les héros, quand on pense aux films pour les quels sont actuellement connus Michael Caine et Cliff Robertson, ça leur fait un autre point commun. De toute façon, Cliff Robertson sera pour moi et à jamais l’acteur de ceci et de cela.

Classe tous risquesconstitue une nouvelle entrée dans la liste des films que j’aime. Lino Ventura est toujours aussi puissant. Il y a une scène dans laquelle son personnage, Abel Davos, fuyard, est censé retrouver de vieux amis débiteurs. À leur place, un inconnu arrive et lui donne ces noms qui le surprennent. Lino Ventura a une façon incroyable de recevoir l’information. On a l’impression de ressentir le bourdonnement qui semble le saisir un court instant et dans lequel il tente de réévaluer rapidement la situation (qui c’est ? je lui fais confiance ? Les gosses ?). Parce qu’en plus, Abel Davos est le père de deux jeunes enfants, qui expliquent sa volonté de s’en sortir. Ce motif est d’autant plus prégnant que je l’associe aux scénaristes José Giovanni et Pascal Jardin, au premier surtout à cause d’un téléfilm autobiographique intitulé Mon père, il m’a sauvé la vie, avec Bruno Crémer dans le rôle titre et dont la réplique finale, « c’est bien », n’en finit pas de résonner.

Dans Au-delà de la gloire, on suit, de 1943 à 1945, la première division en Algérie, en Tunisie, en Sicile, à Omaha Beach, en Belgique, en Allemagne, en Tchécoslovaquie. C’est donc une odyssée. Outre Lee Marvin, dont, fortuitement, l’anniversaire était le jour où j’ai regardé le film, la distribution inclut Mark Hamill, Guy Marchand, Stéphane Audran et Marthe Villalongan. Avant The Schindler’s list, on voit du tissu rouge dans une séquence en noir et blanc. Avant the thin red line, il y a de nombreux plans sur des animaux à l’affut quoique broutant. Ce sont peut-être des motifs récurrents dans les films de guerre, mais je n’ai pas encore la culture. C’est un film de guerre qui ne se focalise pas sur un commando menant opération impossible (prendre une position, capturer ou abattre un ennemi, sauver un otage, faire sauter un endroit stratégique, un pont, un dépôt de munition). D’après ce que j’ai lu sur Internet, je suis content d’avoir vu la version longue.

La raison du plus faible, c’est bien. À un moment, ils mangent des frites et puis des moules, et puis ils chantent une chanson de Julos Beaucarne. Ils burent de la Jupiler. Voilà pour le côté belge. Pour le reste, j’aime les films de monsieur Belvaux.

 

 


 

Too Late the Hero, Robert Aldrich, 1970

Classe tous risques, Claude Sautet, 1960

The Big Red One, Samuel Fuller, 1980, 2004

La Raison du plus faible, Lucas Belvaux, 2006

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