Quand je pense à la Horse, c’est toujours la musique des Grandes gueules qui me vient à l’esprit. De
l’avoir vu n’a pas résolu le problème. Mais il me ferait voter cpnt.
C’est la deuxième fois qu’un film présente les syndicalistes sous un mauvais jour après on the waterfront. Ceci dit, si chez kazan, ce sont des mafieux, dans après moi le déluge, ils ressemblent plutôt à des caricatures de fonctionnaires. Pour sa performance, Peter Sellers a arrangé les cheveux de Richard Burton et Laurence Olivier au poteau. L’un des fils de l’un des réalisateurs m’a dit que je lui rappelais Monsieur Hulot.
Daniel Day-Lewis a dû emprunté à la composition de Jack Lemmon pour Gang of New York, et peut-être There will be blood (que je n’ai pas vu). Mais Jack Lemmon est beaucoup plus drôle. La grande course, ou comment filmer de grandes catastrophes sans montrer les impacts. La caricature des suffragettes laisse perplexe. Nathalie Wood est charmante et Peter Falk tout agité. Un rêve : une slapstick party, mais avec beaucoup beaucoup de creampie.
D’un Céline à l’autre est extrait du double dvd Céline Vivant. Cinquante après, il continue de faire chier, alors qu’en 1969, la cause semblait entendue, comme disait Bertrand Poireau des pêches dans le Monde en 1985 ("La cause est entendue : Céline est génial. La cause est entendue, : Céline est abjecte. (...) Depuis que Céline est mort nous tournons fou dans ce débat entre esthétique et morale.") Bon, ici, on s’en fiche un peu. Personne ne le connaît. Ça m’a permis de découvrir Dominique de Roux et l’introduction passage Choiseul était éclairante.
La Horse, Pierre Granier Deferre, 1969
I’m all right Jack, John Boulting & Roy Boulting, 1956
The great Race, Blake Edwards, 1965
Bibliothèque de poche : D’un Céline l’autre, Yannick Bellon & Michel Polac, 1969
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