mais tout de suite après il mourra pour avoir donné tout ce qu´il a

Publié le par Tzvetan Liétard

Ce sont des films vus entre le 8 et le 14 septembre.


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À première vue Les Hommes le dimanche, vu par hasard sur youtube, peut faire penser à un film Nouvelle Vague avant la lettre. Mais ce serait réduire les caractéristiques de la Nouvelle Vague à ce qu’elle a en commun avec le Free Cinema ou le néoréalisme (liberté, tournage extérieur, manque de moyen). Le véritable point commun serait peut-être le fait que ce premier film a été conçu par de futurs grands cinéastes (Hollywoodiens) en réaction contre les travers des films allemands (abusant d’expressionnisme) produits précédemment.

 

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Je ne peux comparer L’impossible monsieur Bébé qu’à His Girl Friday, autre comédie à 100 à l’heure de Howard Hawks.

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Le Cercle Rouge a beau être invraisemblable, qu’est-ce que c’est bien. J’ai appris que la distribution a connu quelques aléas. Personnellement, je suis très satisfait avec Gian Maria Volonte et Yves Montand, à la place duquel, pour la scène d’exposition du personnage, j’ai beaucoup de mal à imaginer Paul Meurisse.

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La chose d’un autre monde est efficace. J'ai pu constater à quel point le film a été séminal. On pense à Alien pour les séquence furtives où l'alien apparaît. On pense à Day of the Dead pour la folie du chef de l'équipe de scientifiques.

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Le film 38 témoins évoque effectivement Fury de Fritz Lang. Il y a deux parties dans ce film que j’aime beaucoup qui dépend de la décision du personnage d’Yvan Attal. L'exposition de la ville comparée à celle du Liège de La Raison du plus faible est ce qui m'avait d'abord intéressé. Le récit est net mais demande beaucoup d'empathie de la part du spectateur. Patrick Descamp est toujours bon et Natacha Régnier a eu une droit à une tirade remarquable.

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Grâce à September, j’ai appris que Woody Allen pouvait faire un film plombant. Le rythme, l'atmosphère east coast, l'univers (jazzy et cinéphile), les dialogues ("euh... i don't know... you think that... that.. that...") sont typiques de l'univers de Woody Allen, mais le film est plutôt à rapprocher d'"un air de famille" pour parler d'unité de lieu et de vidage de sac, d'adaptation de pièce de théâtre.

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On a vu La fille du 14 juillet au cinéma Fontana dans des conditions un peu triste. D’abord, la résolution de l’image était trop faible pour l’écran (on aura gravé un fichier trop petit sur le dévédé) et d’autre part la fréquence sonore était un cran trop élevé (à moins que ?). En revanche, le film a vraiment de quoi faire plaisir. Il prend un malin plaisir à mélanger hommages et contre-pied. La seule crainte que j'ai est que les auteurs n'en fassent pas d'autres. J'aimerai bien que ce film burlesque devienne un genre. Ou redevienne.


 

Menschen am Sonntag, Robert Siodmak, Curt Siodmak, Edgar G. Ulmer, Fred Zinnemann, Rochus Gliese, Billy Wilder, 1930

Bringing up baby, Howard Hawks, 1938

Le Cercle rouge, Jean-Pierre Melville, 1970

The Thing from another world, Christian Nyby & Howard Hawks, 1951

38 témoins, Lucas Belvaux, 2011

September, Woody Allen, 1987

La fille du 14 juillet, Antonin Peretjakot, 2013

 

Les notices de Georges Sadoul…

Aujourd’hui, Jean-Pierre Melville.

(Paris octobre 1917 – août 1973) Il a débuté par un bon film, le Silence de la mer, qui valut par son exemplaire fidélité au livre de Vercors.  Les Enfants terribles ne furent pas de la même qualité et Deux Hommes dans Manhattan ne furent pas une réussite. Devenu propriétaire de studios, il a atteint le succès commercial en misant sur Belmondo, avec Léon Morin, prêtre et le Doulos. Comme acteur, on lui doit une excellente création d’écrivain vaniteux dans À bout de souffle, et comme dialoguiste cette réplique à la question : « Vous êtes un des premiers auteurs complets du cinéma français ? – Pas « un des », « le » premier ! » [Une liste]

Avec ses tout derniers films où l’intrigue policière se voulait d’abord support à une réflexion sur la solitude, Melville tendait à cerner de plus en plus le portrait de son « héros » idéal : un être en marge de la société qui bâtit sa vie selon son propre code moral. [Une liste]


Toutes les illustrations sont de Šejma.

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