malgré son rire bête à répétition, elle avait de la conversation

Publié le par Tzvetan Liétard

Dernier cinéclub de fac de l’année avec Princes et Princesses. J’ai été scotché par la puissance érotique de l’une des histoires de ce film.

Avant de regarder Hasanaginica j’avais essayé de me documenter sur cette chanson de geste balkanique et j’étais tombé sur un sketch très drôle de Top Lista Nadrealista. Je ne le retrouve plus. Le film s’inscrit dans le mouvement de la vague noire yougoslave.

Hormis leurs sketches télévisés, je n’avais vu des Deschiens que C’est Magnifique. Depuis, ces acteurs ont fait du chemin et voir Lapin-Chasseur (la vie d’un restaurant côté salle et côté cuisine – une belle arnaque pour faire venir deux fois des spectateurs) constitue un documentaire. Le personnage de Yolande Moreau est tellement loin de celui composé auparavant pour Varda dans Sans toit ni loi. Dans le métro parisien, j’ai eu vent d’un spectacle de Philippe Duquesne intitulé Par hasard et pas rasé.

Si ces 12 Hommes en colère ne contestent pas la peine de mort, ils apprennent toutefois à en mesurer la gravité. Lee J. Cobb ressemble à George C. Scott et Jack Warden à Karl Malden.

Il y a énormément de points communs entre Les Gaspards de Pierre Tchernia et les Chinois à Paris de Jean Yanne. La composition de Michel Serrault n’en est pas le moindre. Dans les deux films assez burlesques, il fait mieux que jouer un straight man : il montre une réelle conscience de cette absurdité. Son sérieux et sa méfiance m’ont encore étonné ici.

Ogroff est le dernier film vu en 2012. Ce n’est qu’après coup que j’en ai entendu parler, ici par exemple.

L’attaque de la Malle-Poste a formidablement répondu à mon désir de voir un film qui lancinait depuis près d’une semaine. Plus un film noir qu’un western, grâce à une une mise en scène toute en focalisation (un papier dramatique, une petite fille maladroite), et aux acteurs (la gueule toujours incroyable de Jack Elam). On a aussi aimé la sobriété des effets notamment la parcimonie de la musicale. Tyrone Power était encore jeune ici.

 

Princes et Princesses, Michel Ocelot, 2000

Hasanaginica, Miodrag ‘Mića’ Popović, 1967

Lapin-Chasseur, Guy Seligmann, 1991

12 angry men, Sidney Lumet, 1957

Les Gaspards, Pierre Tchernia, 1974

Ogroff, Norbert Moutier, 1982

Rawhide, Henry Hathaway, 1951

 

Les notices de Georges Sadoul

Cette semaine, Sidney Lumet :

(Philadelphie, 25 juin 1924) On le crut un réalisateur, il était un « metteur en film » qui valait ce que valait la pièce portée à l’écran par un technicien consciencieux formé par la TV, respectueux du texte et de ses interprètes. [une liste].

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