... many things, fools and kings...

Publié le par Tzvetan Liétard

films vus entre le 21 et le 28 septembre

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Chaque fois que je regarde un film, j’aime à jeter un œil sur les avis de certains bloggueurs. Dans le cas de Cent dollars pour un shériff, il est apparu que la critique de ce film a souvent consisté en une comparaison avec le True Grit des frères Coen que je n’ai pas vu. Juste après avoir le film de Henry Hathaway, j’ai visionné la bande-annonce du remake dans lequel j’ai retrouvé tous les passages clés avec un traitement plus sombre. Le film paraît donc plus un remake qu'une adaptation originale de l’œuvre, même si semble-t-il, l'esprit est mieux respecté.
Denis Hopper et surtout Robert Duvall font glisser ce film vers quelque chose de plus étrange qu'un western familial, mais c'est surtout le personnage de John Wayne qui donne sa saveur au film, un personnage que j'ai adoré découvrir.

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L’arbre et la forêt s’inscrit dans le faisceau de contacts virtuels m’exhortant à m’intéresser à Wagner. Le jeu de François Négret m’a intéressé à ce comédien qui interprète un rôle relativement ingrat. Il m’avait déjà marqué, pour de similaires raisons, dans Au revoir les enfants, où il jouait une sorte de Lacombe Lucien.

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Après Les Mariés de l’an deux, je retrouve Jean-Paul Belmondo avec Cartouche. C’est intéressant de comparer ces deux films de dix ans séparés, situés à peu près à la même époque en raison de leurs auteurs souvent comparés, voire opposés (de Broca et Rappeneau, donc). Si je me prête au jeu, je dirais que je préfère celui-ci, qui me donne l’impression de respirer, de m’amuser…

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J’ignorai que la chanson Nature Boy fut révélée par Le garçon aux cheveux verts.


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Ça fait depuis que j’ai raté une représentation à Saint-Malo il y a dix/quinze ans que je voulais voir Cravate club. Les adaptations de pièces à succès m’intéressent, surtout quand je les découvre. C’est souvent une expérience un peu bâtarde qui n’est pas propre au cinéma, avec une mise en tension, un climax et une débandade. C’est le cas notamment des Jaoui/Bacri, de certains films de William Wyler. Ce n’est pas général (le théâtre du splendid) mais c’est souvent le cas (Tout baigne). En l’occurrence, l’évolution, la folie, de l’un des personnages ne m’a pas paru convainquante. Après superficielle réflexion, cela ne semble du fait ni de l’acteur (qui n’a rien à prouver) ni de la mise en scène, ni même, peut-être du fait de l'auteur. Je suis à peu près certain que ce récit fonctionne mieux au théâtre.
Édouard Baer, grâce à un personnage raisonnable, y est joliment juste.

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Mauvais sang se pose comme un À bout de souffle des années 80 (même si ce n’est pas le premier de Léos Carax). Ce qui m’a frappé, c’est la référence commune à il n’y a pas d’amour heureux, qui devient une sorte de méta-référence à cause d’À bout de souffle qui appliquait déjà une forme d’esthétique de la citation.
Michel Piccoli est plus vieux ou plus jeune que d’habitude. Je m’aperçois que c’est le seul film de la période que j’ai vu avec lui entre 1982 (Espion, lève-toi) et 1991 (La Belle noiseuse). C’est une matière intermédiaire intéressante.
C’est un film généreux.

 

 

True Grit, Henry Hathaway, 1969

L’arbre et la forêt, Olivier Ducastel & Jacques Martineau, 2010

Cartouche, Philippe De Broca, 1962

The Boy with green hair, Joseph Losey, 1948

Cravate club, Frédéric Jardin, 2002

Mauvais sang, Leos Carax, 1986

 

Les notices de Georges Sadoul

Cette semaine, Henry Hathaway :

(Sacramento 13 mars 1898 /) Il eut, dans son abondante carrière (environ cinquante films), deux grandes chances, en 1935, les Trois Lanciers du Bengale, réussite commerciale ; Peter Ibbetson, réussite artistique. Après la guerre, Louis de Rochemont l’orienta vers le style documentaire, et l’on put prendre cet artisan pour un auteur. [une liste]


Toutes les illustrations sont de Šejma.

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