Ils m'ont tapé sur la tête, je ne me rappelle plus pourquoi

Publié le par Tzvetan Liétard

 

 

Voici quelques mois, j’ai entrepris une exploration des titres utilisés dans On connaît la chanson. Le travail pas encore achevé a pris des proportions que je ne soupçonnais pas. J’en suis à 54 chansons et d’autres pistes d’explorations (notamment les lieux parisiens visités). On peut voir une tentative de synthèse ici. Qui sait, peut-être ce site deviendra une manière de référence en ce qui concerne le film. Le but de ce travail était de faire passer des éléments de cultures populaires qui n’auraient pas été choisis directement par moi-même. Résultat, je m’imprègne de culture d’opérette à laquelle je prends goût sans être allé plus loin que les chansons explorées.
Quand j’ai commencé l’entreprise je n’avais pas vu le film depuis octobre 2009. J’avais l’impression que Nicolas, le personnage de Bacri, était plutôt en retrait, mais il apparaît comme celui que je préfère. C’est assez curieux de le regarder en en connaissant toutes les chansons. On sent encore mieux le côté artificiel, patchwork de ce film.

Question chanson, Parlez-moi de la pluie fait plutôt référence à Brassens avec ce titre et une fanfare jouant les passantes. Cette fois-ci on retrouve Pascale Arbillot plus dramatique que dans Grégoire Moulin contre l’humanité (Penguern) ou dans l’Extraterrestre (Bourdon), les deux seuls films où je l’ai vu. On regrette que certains personnages ne soit pas plus développés. Alors que j’écris et que j’évoque certaines images, un écho résonne entre deux moments du film que je n’avais pas rapproché pendant la vision. Ce blog me sert aussi à ça.

Dans un documentaire de François Thomas que je n’ai pas mentionné ici alors que je l’avais vu il y a deux semaines, on apprend qu’Alain Resnais avait montré une séquence de Haute société dans laquelle Franck Sinatra passait du parlé au chanté sans que ce passage ne soit perceptible. Le vrai plaisir résidait dans les chansons et dans la présence de Louis Armstrong dans un rôle de Coryphée. En revanche, c’était bizarre de voir se dérouler une histoire déjà connue jusque dans certaines répliques via Philadelphia Story dont ce film était en fait un remake. Grace Kelly était magnifique, mais Katharine Hepburn m’a semblé mieux correspondre au rôle. La même chose concernant Cary Grant par rapport à Bing Crosby. En revanche, Sinatra faisait un journaliste un peu plus ambigü que James Stewart.

 

On connaît la chanson, Alain Resnais, 1997

Parlez-moi de la pluie, Agnès Jaoui, 2008 

High Society, Charles Walters, 1956

 

Les notices de Georges Sadoul :

 

Cette semaine, Charles Walters

(Pasadena US 17 novembre 191 ?) Bon spécialiste de la comédie musicale américaine, il contribua à son renouvellement aux environs de 1950, avec des films du genre ravissant et un peu sucrés : Parade de printemps (1948), Entrons dans la danse (1950), Lili (1953). Puis l’âge venant, avec de moindres moyens, il évolua vers les comédies mondaines : Haute société(1957), Ne mangez pas les marguerites(1959).

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