nos filles sont brunes et l'on parle un peu fort

Publié le par Tzvetan Liétard

Films vus entre le 8 et le 14 décembre

 

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Cinéclub de la fac Adieu Gary, pour montrer un peu d’Ardèche et aussi Jean-Pierre Bacri. Le film parle de misère sociale, mais avec un regard positif. Il n’y a pas d’intrigue, peu de noirceur, du soleil, de la lumière, de la lucidité. Il y a des sentiments, mais ils sont cachés. En ce moment, je lis Giono.

Cinéclub de l’Institut Français (6/7) Agent Trouble remplace un Chabrol qui n’était plus disponible. Ça m’a permis de me rendre compte du nombre de films français adaptés de romans américains de la Série Noire. Il faudrait que je systématise un peu ces listes. Le revoir me confirme l’intelligence de l’écriture, et la passion que j’ai pour Alexandre, le personnage de Richard Bohringer.


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Cinéclub de la fac Le Prénom, vu deux fois de suite également. Maintenant, j’ajoute à la préparation des cinéclubs la vision des films. Cela permet d’anticiper pas mal de choses, comme expliquer ce que sont Télérama et le Figaro Magazine, Boby Lapointe, la chanson Je te donne, des choses qu’en somme on étudie rarement en cours. Grosse farce, ce qui me gêne dans ce déballage de secret, c’est qu’absolument aucun personnage n’apprend rien, et c’est en cela que j’ai bien plus aimé Un air de famille. Le Prénom est une farce qui mise donc surtout sur la connivence (cf. les références culturelles citées plus haut), le rythme (les secrets qui s’enchaînent comme s’égrenne je ne sais quoi) et les acteurs.


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Alceste à Bicyclette parle aussi de théâtre. Je l’ai vu dans l’optique de le programmer à la fac. On en reparlera probablement. Un cycle sur la misanthropie.


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Junior Bonner, le dernier bagarreur, comme la Ballade de Cable Hogue, raconte un changement d’époque. Sam Peckinpah aurait peut-être aimé le livre de Jean Renoir sur Pierre-Auguste Renoir, ou du moins les premières pages.

 

Adieu Gary, Nassim Amaouche, 2009

Agent Trouble, Jean-Pierre Mocky, 1987

Le Prénom, Matthieu Delaporte & Alexandre de La Pâtellière, 2012

Alceste à Bicyclette, Philippe Le Guay, 2012

Junior Bonner, Sam Peckinpah, 1972

 

Les notices de Georges Sadoul…

Aujourd’hui, Jean-Pierre Mocky :

(J. Mokiejewski, Nice 6 juillet 1929) Jeune comédien passé à la mise en scène après le succès commercial des Dragueurs (1959), il a réalisé : [une liste].

Il retrouve un autre souffle après 1968, développant sur des thèmes fort proches, un long discours passionnel sur la solitude, discours qu’il porte (auteur et acteur) jusqu’à son terme : une « belle » mort à la fin de chaque récit. On passe ainsi de Solo (1969) à l’Albatros (1971). [Une liste].

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