Depuis que j’ai vu La Panthère Rose, je me sens enfin le droit d’en fredonner le générique, surtout après en avoir anticipé l’utilisation dans une scène. En fait, Paris when it sizzles aurait presque pu être un film d’Edwards, il y a les mêmes fêtes folles. Je retiendrai la scène de la poursuite en voitures. La rencontre avec Blake Edwards n’est pas la moindre des choses que George Peppard et Robert Wagner ont en commun.
Triple Agent, pour l’espionnage, le soupçon et l’Histoire. Aussi pour le point de vue inhabituel : celui des blancs chassés par les rouges après la révolution.
L’ouverture de Quand l’inspecteur s’en mêle est magnifique. Le reste est bien drôle. Je retiendrai entre autres la partie de billard qui oppose Sellers et Sanders.
Dans Le Grand Silence, Jean-Louis Trintignant est très beau. Je sais bien qu’il n’y a pas que Leone. D’ailleurs, Dionnet nous en avait montré, de ces films qu’aucun code, ni aucune loi n’empêche d’être si violents, si désespérants. J’hésite à en voir d’autres, celui-ci place la barre très haut.
On peut moins aimer le Retour de la Panthère Rose, les maladresses de Clouseau et ses batailles avec Cato ou Dreyfus peuvent lasser, l’esthétique des années 70 moins séduire. But I have to confess an outburst of laugh due to the conclusion (not the epilog) comme si le film n’avait été conçu que pour aboutir à ce gag phénoménal.
Dans les Dieux de la peste, l’Ich liebe dich de Franz justifie la location d’un hélico. Kaurismaki vient-il de là ? Au lieu de mettre un 45 tours de Richard Anthony (Aranjuez, mon amour et Plante un arbre) ou de Moustaki, il a choisi une chanson assez malsaine, Maskenbal der Tiere par Karl Valentin et Liesl Karlstadt, si je lis bien. Je ne l’ai pas retrouvée.
The Pink Panther, Blake Edwards, 1963
Triple Agent, Éric Rohmer, 2004
A Shot in the dark, Blake Edwards, 1964
Il Grande Silenzio, Sergio Corbucci, 1968
The return of the Pink Panther, Blake Edwards, 1975
Götter der Pest, Rainer Werner Fassbinder, 1970
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