On n'aura, je pense, pas le temps de revenir

Publié le par Tzvetan Liétard

L'homme invisible est certainement le gentleman extraordinaire le plus effrayant en raison de son impunité. La plupart du temps dans les films de la période 30's/40's, le média principal est la presse, tandis qu'ici la radio a une place prépondérante. Les voix qu'on y entend dans ce film sont d'ailleurs tellement nettes qu'on imagine le speaker présent. À moins que ...

On retrouve dans Association criminelle comme prévu la fameuse séquence qui a inspiré l'une des plus fameuses de Reservoir Dogs, mais aussi une un peu plus inattendue que je connaissais de Jackie Brown, ainsi qu’un motif utilisé dans Till dusk from dawn. Richard Conte est parfait. Au jeu réducteur des physionomies, il évoquerait Paul Meurisse et Ralph Fiennes. Il deviendra peut-être un film de chevet : c’est la première fois que j’ai envie d’apprendre un film par cœur.

C'est dans Les Chinois à Paris qu'on peut voir le slogan "Breiz atao Tse Toung" ou que l'on peut assister à une magnifique représentation de l'opéra Carmeng. Michel Serrault est un bon acteur car son personnage de croyant sincère (en une cause caricaturée) est crédible.

C'est idiot de regarder une série en commençant par le dernier épisode. Dans Freaks & Geeks (merci Cécile), comprenant le contexte, on mesure quand même le chemin parcouru, et on se dit que cette série doit être très bonne, reprenant le meilleur de Code Lisa et des Années Collèges (les intéractions, le désarroi entre le désir d'intégration et la recherche de l'affirmation de son identité) avec en plus une belle bande son à base de riffs.

Nous voulions montrer un exemple de Free Cinema, nous choisîmes la balade à Picadilly Circus que constitue Nice Time.

C'est l'actualité météo qui est à l'origine de l'envie de montrer McCabe & Mrs Miller (suscitant plus de curiosité chez mes co-spectateurs qu'il grande silenzio). Je n'ai jamais vu ce film seul. C'est quasiment le seul film d'Altman que je connaisse.

Avant There's somethin' about Mary, Détour et Le voyage de la peur dissuadaient déjà de pratiquer l'auto-stop (quel que soit le côté du pouce). Le premier montre un personnage (joué par Anne Savage) qui dépasse Ida Lupino (they drive by night) ou Barbara Stanwyck (Double Indemnity, the Strange Love of Martha Ivers) dans l'hystérie manipulatrice. Le deuxième fait partie de ces cauchemars réalistes. Les deux sont aussi très noirs : le premier parce que pris dans un engrenage, le narrateur n’a que très peu de chance de s’en sortir, le second parce que les héros à la merci d’un psychopate en ont très peu aussi, les deux parce qu'on est jamais certain de l'issue avant la fin.

L’homme au masque de cire (comme si on appelait Usual Suspect : le premier en partant de la droite) avec un Vincent Price plus actif qui distribue des pains. Avec aussi Franck Lovejoy, mais ça se voit moins. Celui qui se voit le mieux, en revanche, c'est Charles Buchinsky dont le visage n'est pas inconnu.

 

The Invisible Man, James Whale, 1933

The Big Combo, Joseph H. Lewis, 1954

Les Chinois à Paris, Jean Yanne, 1974

Geeks and Freaks, ép. 18, Paul Feig, 1999

Nice Time, Claude Goretta & Alain Tanner, 1957

McCabe & Mrs Miller, Robert Altman, 1971

Detour, Edgar G. Ulmer, 1945

The Hitch-Hiker, Ida Lupino, 1953

The House of Wax, Andre de Toth, 1953

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Commenter cet article

in the night 08/02/2012 23:23


N'ayant vu aucun de ces films d'auto-stop, je me prends à imaginer Maxime Leforestier dans la peau de Rutger the Hitcher.

Tzvetan 13/02/2012 13:55



Hi Hi !


Je n'ai pas vu celui avec Rutger, mais j'aimerais bien !



Stranger 07/02/2012 18:57


J'aime Free Cinema. Si tu plait, ecris plus de ces.

Tzvetan 13/02/2012 13:46



http://en.wikipedia.org/wiki/Free_Cinema