replonger dans des rêves polychromes, les genoux couverts de mercurochrome, médaille en chocolat pour tout diplôme

Publié le par Tzvetan Liétard

Il y avait longtemps.

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Quand on n’a pas vu L’ordre et la morale, (et quand comme moi on ne connaît pas grand chose au monde du cinéma) on peut être perplexe face à la déclaration de Mathieu Kassowitz sur le cinéma français et à la façon dont elle a été relayé (la mode des clashbuzz). Le fait est que les césars auraient gagnés à donner une place à ce film. On y retrouve la verve des films politiques des années 60/70, les films de Boisset/Costa-Gravas et une mise en scène enthousiasmante. Le film traite un événement datant de 1988 (il y a 26 ans !). L’utilisation d’images d’archives en regard avec ce qui se passe produit un effet sacrilège et satirique sain. Je ne les avais jamais vues. Mitterrand décédé quand j’avais 15 ans, Chirac lui ayant succédé au moment où je commençais à me faire une éducation politique (à base d’émission canal plus)… Lire ces images à 33 ans oblige à resituer les époques, à chercher ce qui perdure et ce qui était de l’ordre de l’événement. Chirac et Mitterrand ne paraissent pas interchangeables.
Ce film est un excellent film.
Du coup, j'ai relu Cannibales de Didier Daeninckx.

On y entend du français et du kanak.

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La Double vie de Véronique me renvoie au collège puisque c’est en 4ème que l’on avait regardé quelques épisodes du décalogue de krzysztof Kieslowski que notre professeur de français nous avait fait comparer à un épisode d’Hélène et les Garçons. C'était édifiant. Grâce à mademoiselle Kathleen Barbereau, ma prof de français d’alors. La double vie de Véronique m’a révélé Philippe Volter qui me rappelle Benoîr Régent.

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La Gare est une gare comme beaucoup de gares plus à l’est que la gare de l’est.


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Les Musiciens du dimanche sont des musiciens sympathiques.


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L’hôpital contient l’une scène les plus marquante que je n’ai jamais vu dans un hôpital (avec une scie et du sang). Pourtant c’était en noir et blanc.


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Harvey est peut-être une screwball comedy. Elle semble avoir un petit budget comparé aux films aux quels participait James Stewart. Dans Harvey, on apprend ce qu’est un Pooka. Le film est assez perturbant car la folie n’est pas circonscrite à cet ami invisible, le rapport à la réalité n’est pas stable. Cet ami invisible révèle d’autres maux peut-être plus grave encore liés au manque d’écoute.


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Le déroulement de Copie conforme est celui d’une comédie, d’une pièce de théâtre. Je n’ai pas bien compris à quel moment ça a basculé. Juliette Binoche est épatante. On y entend parler italien, anglais et français. Oh : il y avait aussi Jean-Claude Carrière !


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Je m’en veux de n’avoir jamais entendu parler de Sarah Baartman, la Vénus noire, de son destin et celui de sa dépouille. Ce film contient aussi des images d’archives (de 2002, cette fois) sur l’accueil de cette dépouille.


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Les reproches faits à Rhapsodie en Août sont difficiles à comprendre. On lui a reproché de ne pas avoir tenu compte des exactions japonaises pendant la deuxième guerre mondiale. Sans entrer dans le débat de l’utilité de la bombe atomique, il me semble que le propos est ailleurs. On entend le japonais et l’américain.


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L’usine était une usine comme beaucoup d'usines, avec des ouvriers qui avaient des préoccupations d'ouvriers.


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L’ordre et la morale, Mathieu Kassowitz, 2011

La Double vie de Véronique, Krzysztof Kieslowski, 1991

Dworzec, Krzysztof Kieslowski, 1980

Muzykanci, Kazimierz Karabasz, 1958

Szpital, Krzysztof Kieslowski, 1976

Harvey, Henry Koster, 1950

Copie conforme, Abbias Kiarostami, 2010

Vénus noire, Abdellatif Kéchiche, 2010

八月の狂詩曲 (Hachigatsu no rapusodī), Akira Kurosawa, 1991

Fabryka, Krzysztof Kieslowski, 1976

 

 

Les notices de Georges Sadoul…

 

Cette fois-ci Kasimir Karabasz :

(193 ?) « Je veux saisir mes héros dans leurs occupations ordinaires, en leur faisant oublier la caméra », a dit ce jeune documentariste, qui est attentif aux expresions des visages humains. [une liste].

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