sans doute que peut-etre que c'est mieux ainsi

Publié le par florian

Dans Winchester 73, James Stewart est à la fois plus dur et moins raide que dans les films vus précédemment. Wyatt Earp y semble plus débonnaire que Henri Fonda et Burt Lancaster. Mais son nom continue toujours de produire son petit effet.

Au revoir les enfants, se passe à l’époque de l’enfance du réalisateur, un peu comme Triple Agent. Les bois de Provins ne sont pas si différents de ceux d’Huelgoat et les rochers de ceux de l’Île-Grande. Voilà pour l’enfance. Pour l’ambiance, il faut chercher dans la chronique récente des cas d’expulsions auxquelles des enfants auraient assisté.

Les enfants du pensionnat ont regardé Charlot immigre. Presque contemporain du jeune Vito Corleone, ce film est, sinon un documentaire, au moins un document.

Aucun film de Bertrand Blier que j’ai vu ne m’avait complètement préparé à Merci, la vie : du Blier familier pour les dialogues déjà bien barrés, du Blier puissance 10 pour le foutraque invraisemblablement maîtrisé et la liberté. Anouk Grinberg et Jean Carmet sont bouleversants. Avec Depardieu en résistant.

La chute de l’Empire Romain impressionnera entre autres par son discours politique, peut-être simpliste, mais qui fait du bien à entendre dans une superproduction américaine tournée dans l’Espagne de Franco. On retiendra donc la diatribe de Timonides. On ressort de la salle (oui la même qu’alors) on se demandant si l’Empire a tout à fait fini sa chute.

Les 55 jours de Pekin comme le précédent a été produit par Samuel Bronston et tourné dans la même Espagne. C’est peut-être les mêmes montagnes qu’on voit au loin. Comme dans le précédent l’un des personnages principaux jouera Sir Charles Lytton contre Clouseau. Comme pour le précédent, la musique a été composée par Dimitri Tiomkin.

Mais je préfère celle d’Elmer Bernstein pour Les 7 mercenaires, film qui permet de jouer au jeu des sept différences avec l’autre.

Le dernier métrose passe à l’époque de l’enfance du réalisateur, un peu comme Violette Nozière. Avec Depardieu en résistant. Grâce à ses archétypes, ce film est tout à fait exploitable pour faire un point sur cette époque, ou une sensibilisation, à la fois pour sa documentation et sa fluidité. À part Daxiat, les Français étant présentés sous un jour plutôt bon, il satisfera donc aussi les lassés de l’autocritique systématique.

 

 

Winchester 73, Anthony Mann, 1950

Au revoir les enfants, Louis Malle, 1987

The Immigrants, Charles Chaplin, 1917

Merci, la vie, Bertrand Blier, 1991

The Fall of the Roman Empire, Anthony Mann, 1964

55 days at Peking, Nicholas Ray, 1962

The Magnificient Seven, John Sturges, 1960

Le dernier Métro, François Truffaut, 1980

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