car si j'aime les jeux qui font briller les yeux, finis les jeux s'ils sont dangereux

Publié le par Tzvetan Liétard

New emotifs anonymes

On a repris le cinéclub de l'université avec Les Émotifs anonymes. À l’origine, l’intention était de montrer deux performances d’un même duo d’acteurs Manque de pot, personne n’est venu voir Entre ses mains la semaine dernière. Celui-ci a plu. Benoît Poelvoorde est effectivement épatant.

New Mome Vert de GrisLa Môme Vert de Gris est, sauf erreur, le millième film de long-métrage de cinéma que je vois depuis le début de cette série en septembre 2009. Je ne les compte pas. J’en tiens une liste car ma mémoire est faillible. La consulter fait rejaillir des images, une histoire. C’est un bel exercice, essayez. Je m’y adonnerai lors de mes prochains tops ten. La Môme vert de gris est un millième film idéal pour plusieurs raison dont sont  casting : Howard Vernon et Gaston Modot dans une même scène, c’est, uniquement par association d’idées, la confrontation de Luis Buñuel et Jess Franco, Jean-Pierre Melville et Raymond Bernard, etc., etc. On retrouve aussi Maurice Ronet et bien sûr Eddy Constantine, acteur américain complètement franco-allemand. Cet épisode m’a moins plu que Les Femmes s’en balancent qui m’a paru plus divertissant, plus drôles (les répliques et la nonchalance de Lemmy Caution) mais le même esprit parcourt toutefois ce film et me donne envie de voir d’autres Borderie période 50’s, ainsi que d’autres aventures de l’agent fédéral améwicain, avant d’enfin découvrir Alphaville.

New Entre ses mainsEntre ses mains a été une expérience plutôt bonne malgré un bémol. L’atmosphère m’a semblé extrêmement bien rendue. Les acteurs étaient bons. Chaque séquence était captivante, bien menée, bien composée. Même si on la remarque, la caméra à l’épaule participait plutôt efficacement au dispositif. Le problème résidait dans l’évolution de l’histoire dans les choix souvent incompréhensibles des protagonistes à moins d’être psychologue ou d’avoir lu Madame Bovary. C’est peut-être en insistant sur le réalisme, en omettant de travailler sur le fantastique, que le film a échoué à m’embarquer.

New Sedmikrasky

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J’ai regardé les Petites Marguerites tout à fait par hasard. Voilà coment ça s’est passé. D’abord, j’ai écouté cette chanson de Delphine que quelqu’un avait partagée sur un réseau social.

 

Ajoutée le 4 septembre 2010 par fardonbeat66 

Les images m’ont plu et leur côté 60’s s’accordait à la chanson. Trouvé sur Viméo, ce film n’étant pas trop long, je l’ai regardé dans la foulée. (Je sais, j’ai une vie passionnante.)
C’est le trosième film tchèque que je vois de ma vie, et le second apparenté à la nouvelle vague tchécoslovaque (l’autre étant Rozmarné léto de Jirí Menzel). Il m’a aussi rappelé un film du Free Cinema (mouvement qu’on identifie au cinéaste anglais d’origine tchèque Karel Reisz) intitulé Food for a blush d’Elizabeth Russel. Des films auxquels certains on reproché d’avoir voulu l’air intelligent sans y parvenir, d’avoir l’air de films d’étudiants, car ils étaient expérimentaux. Je n’ai pas été ébahi, mais amusé et diverti par une façon différente d’utiliser ce langage. Les deux Marie du film sont des personnages joueurs et anarchiques qui peuvent évoquer les Gremlins (bien plus charmants), notamment dans leur mépris des conséquences. À ce titre la fin est émouvante. J’attends que tu l’aies vue, cette fin, pour en parler, partager impressions et interprétations (un poil évidentes, mais c’est pour que tu les confirmes).


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New Trapeze1Trapèze est un film spectaculaire et bien documenté. Je me demande comment le public américain a pu le percevoir, mais le fait qu’il soit si bien ancré dans une réalité historique a contribué à susciter mon intérêt déjà bien attisé par la mise en scène, le déroulement de l’histoire et le spectacle. On retrouve des éléments familiers tels que Bouglione, le Cirque d’Hiver et le Cinzano. Et puis retrouvé le duo Burt Lancaster / Tony Curtis fait plaisir après l’excellent Sweet Smell of Success.

New Never so fewLa Proie des vautours est lui aussi une succession de séquences alternant scènes au front et scènes de permission. Il n’y a pas d’intrigue, hormis une intrigue amoureuse avec Gina Lollobrigida, avant les derniers moments qui évoquent une crise dramatique. J’ai parfois eu l’impression de voir une sorte de MASH romancé et militariste.

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New antoine et colette 1J’ai revu Antoine et Colette à l’occasion d’un travail de transcription pour un blog de culture générale qui me prend du temps, qui m’amuse et qui me permet de m’enrichir culturellement à défaut d’enrichir ses lecteurs dont la plupart arrivent par hasard.

New antoine et coletteDans ce travail, je tâche d’expliciter certaines références, de la façon la plus basique possible, sur le principe de la note de bas de page hypertextuelles, ce qui donne régulièrement lieu à des découvertes insoupçonnées et à de petits bonheurs. Par exemple, en jouant à identifier les bouts de chansons de la séquence de travail de Doinel chez Philips (on distingue les voix de Brassens, Béart, Sylvestre) j’ai eu la joie d’identifier les premières mesures du Rayon de lune de Ricet Barrier, dans la seule version que je connaissais, celle qui figure dans l’Âge d’or des cabarets, EPM, excellente et émouvante anthologie de chansons de la fin des années 50. Je dis émouvante car, à la confrontation de ces interprètes aux succès variables, on se prend à regretter que certains "oubliés" n’aient pas eu la carrière de leur pairs célébrés encore aujourd’hui.
En revanche, je n’ai quasiment rien identifié des musiques savantes utilisées dans ce film. Toute indication serait la bienvenue.

New antoine et colette 2Ce film utilise un procédé qui sera systématiquement employé, avec bonheur, dans l’Amour en fuite, celui du flash back. Cette série produit un matériel formidable pour un cinéaste voulant raconter une vie en flashback. Sûr que Klapisch envisage ce procédé pour un nouvel opus de sa série (à moins qu’il ne l’ait fait dans le dernier, je ne sais pas, j’ai pas vu, j’irai voir).

 

Les Émotifs anonymes, Jean-Pierre Améris, 2010

La Môme Vert de Gris, Bernard Borderie, 1953

Entre ses mains, Anne Fontaine, 2005

Sedmikrásky, Věra Chytilová, 1966

Trapeze, Carol Reed, 1956

Never so few, John Sturges, 1959

Antoine et Colette, François Truffaut, 1962

 

Les notices de Georges Sadoul…

 

Cette semaine, Věra Chytilová :

(Osrava, février 1929) De nombreux courts-métrages dont : 1960 la Rue verte. 1961 le Plafond et un long-métrage en 1963 : Quelque chose d’autre, histoire parallèle de deux femmes portant la marque d’une sensibilité aiguë. A réalisé ensuite : 1964 les Petites Marguerites. 1968 les Fruits du paradis. 1977 Hra o jablko (Un jeu de pomme).

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