the same guy ! timeproof, waterproof... cigarette ?

Publié le par Флориан

Je continue mon exploration des films noirs. Je finirai bien par comprendre ce que c'est et la différence avec les films de gangster. Je ferai le tri ensuite. Cette semaine, j'ai aussi vu Humphrey Bogart et James Cagney vieilir...

 

Le décor de Rue Sans issue rappelle les dispositifs des films de Carné*. Tout se passe autour d'un lieu. J'y ai découvert les Dead End Kids, qui se meuvent comme des anguilles. Ici, ils subissent l'influence néfaste de Baby Face Martin, (Humphrey Bogart).

Ils jouent aussi dans Les Anges aux figures Sales, où ils sont en train de subir l'influence néfaste de Rocky Sullivan (James Cagney). La fin la plus malsaine de mon histoire de spectateur car elle en dit plus sur l’époque que sur l’histoire.

Mon Oncle d'Amérique n'a rien à voir. Je l'ajouterais à la liste des films cités à l'occasion de The Arrangement, peut-être en première position. Il explique les suicides à France Télécom, les guerres, les ruptures et des comportements du genre de celui de monsieur Sarkozy et de monsieur Val. Le film illustre ce texte d'Henri Laborit.

Après Dead End et Angels with Dirty Faces, ça fait plaisir de trouver Humphrey Bogart enfin sympathique dans La Grande Évasion, dont le titre français reste un mystère pour moi. J'en retiendrai, entre autres, à l'ouverture du film, la libération de Roy Earle. J'ai découvert Ida Lupino.

Dans Les Griffes du Passé, de Jack Turner, on rencontre les fossettes les plus célèbres du cinéma américain.

Le Jour se lève a pourtant été tourné après Dead End. Le décor est de Traumer**. J'y ai découvert Jules Berry, acteur hypnotique.

Les passagers de la nuit est invraisemblable et pourtant ça fonctionne. Humphrey Bogart s’est marié trois fois avant de rencontrer Lauren Bacall. Je crois que leur couple est l’un des nombreux facteurs de la réussite de ce film.

L'enfer est à lui se passe non loin de Springfield et l’un des personnages secondaire s’appelle le docteur Simpson. Le point commun entre Jack Nicholson, Vincent d’Onofrio et Malcolm MacDowell dans les films de Stanley Kubrick, c’est, au moins à un moment, le regard, un regard renfrogné et sardonique. Maintenant, je crois savoir quelle direction Kubrick leur a donné pour atteindre ce résultat : James Cagney. J’ai toujours l’impression que c’est de Raoul Walsh dont Eddy Mitchell parle dans la Dernière Séance, l’émission.

 

 

Dead End, William Wyler, 1937

Angels with Dirty Faces, Michael Curtiz, 1938

Mon oncle d’Amérique, Alain Resnais, 1980

High Sierra, Raoul Walsh, 1941

Out of the Past, Jacques Tourneur, 1947

Le Jour se lève, Marcel Carné, 1939

Dark Passage, Delmer Daves, 1947

White Heat, Raoul Walsh, 1949

 

* C'est Jean-Pierre Berthomé qui a confirmé cette impression avec Le Décor au cinéma, Les Cahiers du Cinéma, 2003. Le cœur du livre, c'est le troisième chapitre avec l'histoire des grands studios hollywoodiens, même si on visite Billancourt, la Cinecittá, d'autres endroits et des extérieurs. Le néophyte apprend enfin ce qu'est Hollywood, ce qui distingue les compagnies, la raison d'être du tournage en studio (confort, économie, illusion). Amusants cas de recyclage, monsieur Berthomé à l'œil. Il parle aussi de l'influence des problèmes d'esthétique et des arts sur les décors, y compris de la bande-dessinée, qu'il évoque sans condescendance.

** Interviewé dans les bonus par monsieur Berthomé.

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temi 19/07/2010 19:45



bolje ti je da spremas far nego da pises o filmovima