Tipping is unamerican, keep your change

Publié le par Florian

Histoire de Détective est l’adaptation d’une pièce de théâtre. On peut y lire Dick Tracy. Je pense que c'est un film noir à cause de remontées d'égout, d'obsession et de recherche de rédemption. Contrairement à d'autres films de William Wyler (Dead End), Noël Simsolo ne l'a pas cité dans son livre*.

Le jeu, dans Notre Histoire, c’est de reconnaître jeune des acteurs qu’on connaît plus âgés. Alain Delon est fracassé. C'est un foutoir éthylique, surtout à la bière, c'est beau.

La forêt Pétrifiée est l’adaptation d’une pièce de théâtre. On peut y lire François Villon, The Hollow Man et All is quiet on the western front à cause d’Alan Squire qui se la pète un peu. Humphrey Bogart y fait peur. Il rappelle parfois Pujol le matin. J'y découvre Leslie Howard. Noël Simsolo* le mentionne comme protonoir. Des saillies politiques inattendues sur la libération du peuple noir à travers la confrontation d'un chauffeur serviable et d'un desperado en colère, deux rôles secondaires tenus par des noirs, donc.

Le Roman de Paris et Paris Périph' sont deux documentaires sur Paris. Le premier justifie les travaux d'Haussman et le second, sans trop y croire, le périph'.

Comme beaucoup de films de Marilyn Monroe, Niagara date de 1953, mais comme très peu de films, me semble-t-il, elle interprète une femme fatale. Joseph Cotten y a quelque chose de Paul Auster et de Denis Podalydès. Noël Simsolo* le mentionne. Le technicolor permet de profiter de jolis arcs-en-ciel.

 

Detective Story, William Wyler, 1952

Notre Histoire, Bertrand Blier, 1984

The Petrified Forest, Archie L. Mayo, 1936

Le Roman de Paris, Stam Neumann, 1991

Paris Périph’, Richard Copans, 2004

Niagara, Henry Hattaway,1953

 

*Noël Simsolo, Le Film Noir, Les Cahiers du Cinéma, 2004. Il détaille chaque aspect du genre (thèmes, personnages, contexte ...) en les illustrant d'abondants exemples. Il y cite plus de 650 films, exemples et contre exemples, origines et postérités du film noir, allant du simple titre pour les hors sujet à la notice complète. Il convoque rarement plus d'une fois un film dans ce livre, ce qui en fait un dictionnaire inavoué dont les articles rappellent presque toujours le sujet (synopsis) y compris la fin. Il n'y a pas de réelle synthèse si ce n'est la table des matières.

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