Un canard, ça fend le canal en deux

Publié le par florian

Pecker se passe surtout à Baltimore et un peu à New-York.

Manhattan c’est à New-York mais l’un des personnages vient de Philadelphie. Un autre partira à Londres...

La Pornographie se situe clairement en Europe, pendant la deuxième guerre mondiale. Les explications que cette adaptation invente au roman ne sont pas très satisfaisantes. Finalement, ce qui semble le plus réussi est sans doute ce qui n’était pas dans le texte original, l’esprit étant tellement différent. Mais ces moments furent fugaces. Il semble que les moments clé ici ont été bâclés là. Le roman décrivait d’ailleurs formidablement les obsessions du narrateur et de son compère, sans permettre de trancher sur la signification de leurs manipulations. Ces voyeurs manipulateurs seront selon les points de vue pathétiques ou non. Vieillir obligerait à devenir intelligent pour avoir du répondant face à la jeunesse décrite dans ce roman comme insolente, inconsciente. Lire à ce sujet la préface explicative de Witold Gombrowicz, plus claire que mes galimatias...

L’Armée des ombres est très impressionnant, très beau, très fort. La seule chose qui me chiffonne, c’est le choix des sujets traités. Si je ne m’abuse, il n’y a pas de représentation d’action directe contre l’occupant. Ce qui est le plus souvent en jeu dans les passages les plus violents, les plus intenses, ce sont les résistants eux-même, leurs rapports, et non leurs missions. Jean-Pierre Cassel avait quelque chose qui annonçait Bernard Giraudeau , puis Charles Berling. J’aime faire des filiations.

 

Pecker, John Waters, 1998

Manhattan, Woody Allen, 1979

Pornografia, Jan Jakub Kolskiego, 2003

L’Armée des ombres, Jean-Pierre Melville, 1969

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