when they had the earthquake in San Francisco back in 1906, they said that ol' Mother Nature was up to her old tricks

Publié le par Tzvetan Liétard

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C’est peut-être malhonnête, je profite du cinéclub que je propose à la fac pour voir des films francophones que je voulais voir ou revoir. C’est une proposition subjective mais que j’essaie de varier. On a commencé avec Ceux qui m’aiment prendront le train pour des raisons évidentes. Pour ce cinéclub de rentrée, une seule personne est venue. Pas grave, confiance et abnégation. Sans l’avoir vu, je pensais ce film plus grand public que la moyenne. Quoique ardu ce fut le cas.

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Conrad Veidt dans Les Mains d’Orlac a pu inspirer à Antonin Artaud son look postérieur. Habitué à le voir dans des compositions hallucinées, il était ici pathétique. Un plan m’a paru curieux pour sa répétition et sa fonction : les deux fois où nous suivons un personnage se rendant chez le père d’Orlac, on montre exactement la même rue, la même façade, sous le même angle de vue.

 

Publié le 8 octobre par marcel68901 

 

Ce documentaire consacré à l’Assiette au beurre (dans l’Invité de Fr3) était fort intéressant. Il m’a permis de découvrir que nombre de numéros de ce journal sont lisibles sur le site de la BnF. C’est ce visionnement qui m’a inspiré la réalisation de cette note produite pour les Caves du Majestic.
Je reproduis ici le générique car cette émission n’est répertoriée nulle part.

L’invité de FR3 Jean-Michel Royer
Remerciements
Elisabeth et Michel Dixmier, L’Assiette au Beurre, Maspero.
Gisèle Lambert, Les Illustrateurs de l’Assiette au Beurre, Mémoire de l’École du Louvre
Fernande Alphandery
Le Musée de l’Affiche
Electricien : Georges Sentiquet
Assistant opérateur : Raymond Amaddio
Son : Georges Jeannet
Mixage : Jacques Pietrobelli
Banc Titre : Jacques Brassart
Ingénieur de la vision : Jean-Paul Fouche
Avec la voix de René Renot
Illustration sonore : Yvonne de Rudder
Docuentaliste : Anne Connan
Scripte : Anne-Marie Berreby
Assistant réalisateur : Christophe Muel
Directrice de production : Brigitte Pignol
Montage : Françoise Collin
Images : Georges Lendi
Réalisation : Gérard Pignol
© FR3 1981


gravity.jpgLa Serbie ne dispose pas d’industrie du doublage développée hormis en ce qui concerne les dessins-animés télévisés et les films d’animation. Il me semble que c’est l’une des explications du fait que certains films sortent légèrement plus tôt qu’en France. C’est le cas de Gravity. Étant donné ce que j’en savais, je m’attendais à un film un peu plus contemplatif, une sorte de 2001 ou de Vendredi ou les limbes du Pacifique. C’est finalement un film plein de péripéties, plutôt bien rythmé. La bande-originale doit être formidable hors contexte, mais elle prend beaucoup de place. Elle n’est cependant pas omniprésente car le film joue parfois sur des contrastes. Il me semble que la crainte d’ennuyer le spectateur prend le pas sur un travail sur une angoisse basée sur le silence.
Alfonso Cuarón est peut-être le seul réalisateur dont je n’ai vu les films qu’au cinéma. Gravity au Tuckwood (multiplex aux salles petites et mal foutues, à part la salle Rita Hayworth, celle-là, ça va), The Children of Men à la Kinoteka (salle dont j’ai déjà parlé, dont je reparlerai) et Y Tu Mama Tambien à St James Cavalier (salle de la Vallette où je vis aussi Intimité, le premier film de Patrice Chéreau que j’aie vu et qui contient l’une des images les plus marquantes de ma carrière de spectateur).

ferrisDepuis que j’ai un compte sur facebook, je suis des gens de diverses générations qui donnent envie de découvrir des univers filmiques différents. J’ai ainsi entendu parler plusieurs fois de la Folle journée de Ferris Bueller, dont je crois n’avoir eu aucun écho jusqu’alors. La dernière fois, c’est Albert Dupontel qui le mentionnait. J’ai raté un coche, je suis trop jeune pour l’avoir vu au cinéma et trop vieux pour l’apprécier. Ferris Bueller est dangereux. Il est sympathique parce que le monde dans lequel il évolue est irréaliste. Dans le nôtre, je l’imagine parfaitement adulte et peu fréquentable (genre méchant spéculateur).

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La Kinoteka a organisé un festival Rita Hayworth.

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La Dame de Shangaï m’a paru inepte (au niveau du récit) et précipité (au niveau du rythme). En fait, c’est un film expérimental. C’est aussi un film noir. C’est donc un film noir expérimental.

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Dans Gilda (que je sais enfin prononcer – guilda), je retrouve Glenn Ford hors des westerns. Très bien. On sent un problème de chevillage pour la dernière séquence. On ne s’arrêtera pas à cela.

 

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Faust – une légende allemande est (encore) film séminal. Éric Rohmer écrivit un essai intitulé « L’organisation de l’espace dans le Faust de Murnau. » Ce titre m’intrigue beaucoup moins maintenant que j’ai vu ce film. Il y a de quoi faire. J'aimerais bien le lire.

 

Ceux qui m’aiment prendront le train, Patrice Chéreau, 1998

Orlacs Hände, Robert Wiene, 1924 

L’Assiette au beurre, Gérard Pignole,1981

Gravity, Alfonso Cuarón, 2013

Ferris Bueller’s day off, John Hughes, 1986

The Lady from Shangaï, Orson Welles, 1947

Gilda, Charles Vidor, 1946

Faust - Eine deutsche Volkssage, Friedrich Wilhelm Murnau, 1926 

 

Les notices de Georges Sadoul…

Cette semaine, Robert Wiene :

(Allemagne 1881 – Paris 17 juillet 1938). Bien qu’il ait signé un film clef de l’histoire du cinéma :  le Cabinet du Docteur Caligari , (1920), il ne fut qu’un cinéaste de second ordre, la réussite de son chef-d’œuvre étant due, plus qu’à lui-même, à une exceptionnelle rencontre d’interprètes, de scénaristes et de décorateurs. Genuine (1920), Raskolnikoff, I.N.R.I. (1923), Les Mains d’Orlac(1924) avaient encore un peu d’intérêt, mais le parlant acheva de le déclasser.

 

Toutes les illustrations sont de Šejma.

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