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Publié le par Tzvetan Liétard

Sapristi, les pauses sont de plus en plus longues. Quoiqu'il en soit, cette semaine-là (environ début juillet, je crois) on a entendu Saint Vincent par Yves Montand, La Complainte du progrès, par Boris Vian et Les Champs-Élysées par Joe Dassin. Nous avons aussi vu plusieurs performances d’un même acteur.

 

 

J’avais beaucoup aimé à leur sorties Moonrise kingdom et The life aquatic, les seuls films de Wes Anderson que j’avais jamais vu. Comme on m’avait donné l’occasion de voir d’autres de ces films, on a comencé avec Rushmore, le plus ancien de ses films qu’on m’ait fourni. Je le précise parce qu’on y retrouve tous les motifs ou tics de l’auteur si faciles à parodier. À ce sujet, en cherchant une parodie, j’ai trouvé une autoparodie réalisée pour une pub, le choix de la musique est éclairant, puisqu’il évoque un autre film qui raconte une histoire d"individu qui s'épanouissent collectivement. Cette parodie fait donc aussi état de la francophilie de Wes Anderson.

 

C’est Scorpio rising qui m’a conduit vers L’Équipée sauvage rempli de surprises. La première fut de voir que c’était une production Stanley Kramer : les productions Stanley Kramer sont toujours intéressantes pour leur démonstrativité. La deuxième fut la performance délirante de Lee Marvin.

Les Misérables m’a paru très fidèle au roman lu il y a quelques années. Il m’a même rappelé des choses que j’avais oubliées. Il faudrait le relire. Comme le disait Noël Godin dans un texte reproduit ici. Bourvil fait un salaud excellent, en effet. Si le film était arrivé un poil plu tard, c’est peut-être Delon ou Belmondo qui auraient joué Marius. Mais ce genre de personnage ne peut peut-être être interprété par un jeune premier peu connu.

Dans une séquence de vernissage de 2 Days in Paris, on croit apercevoir Willem, présence qu’un de ses dessins parmi les œuvres exposées semble confirmer. Il y a aussi une sorte de référence au Boufchidor de Margerin dans Lulu s'maque.

Broken Flowers était touchant et reposant.

L’Homme qui en savait trop … peu m’a épaté : Bill Murray n’était ni cynique ni désabusé et m’a beaucoup fait rire dans cette composition réussie. Il a réussi à atteindre cette espèce d’ingénuité de Peter Sellers et d’OSS117, films dans la tradition des quels cette histoire de maladroit génial confronté à des espions fait penser.

Dans À bord du Darjeeling Limited, Bill Murray est beaucoup moins présent, mais sa dernière apparition est touchante. Je comprends que ces films puissent agacer. Mais ça me plaît, comme le plat d'un copain qui maîtrise une recette mais qui tente d'y ajouter de nouveaux ingrédients.

Notre-Dame de Paris m’a paru très fidèle au roman, lu juste avant de voir ce film. D’après les fins d’autres versions dont j’ai eu vent, c’est également le plus fidèle. En lisant le livre, j’avais pensé au boulevard du crime. L’univers de la cours des miracles évoque Prévert, mais la patte de Prévert est reconnaissable dans mes dialogues.

Je ne sais pourquoi je pensais qu’Attaque se situait dans le pacifique. Finalement, nous sommes en France en Normandie dans les derniers moments encore difficile de la libération. Ce film montre l’un des cadavres les plus marquants de ma carrière de spectateur.

 

Rushmore, Wes Anderson, 1998

The Wild One, Laslo Benedek, 1953

Les Misérables, Jean-Paul Le Chanois, 1958,

2 Days in Paris, Julie Delpy, 2007

Broken Flowers, Jim Jarmusch, 2005

The man who knew to little, Jon Amiel, 1997

The Darjeeling Limited, Wes Anderson, 2007

Notre-Dame de Paris, Jean Delannoy, 1956

Attack, Robert Aldrich, 1956

 

Les notices de Georges Sadoul

 

Cette semaine, Laszlo Benedek :

(Budapest 5 mars 1907) Un des notables cinéastes de l’après-guerre et de la « génération perdue » d’Hollywood. Il réalisa deux films d’une grande importance, sur les vieux et sur les jeunes. [une liste], mais il s’adapta mal à l’Europe, où il vit depuis 1953.

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