En 1943...
En 1966...
En 1989...
En 1995...
En 1997...
En 2005...
En 1943...
En 1966...
En 1989...
En 1995...
En 1997...
En 2005...
1963. C'est dit et redit, mais malgré certains effets spéciaux un peu ratés, ça reste malgré tout assez époustouflant. Je voulais le voir depuis déjà quelques années, et ça y est. Alors l'histoire est ce qu'elle est, avec ses épurations de l'oeuvre originale pour coller aux critères hollywoodiens, le jeu des acteurs est souvent à la limite de l'excès et les personnages vraiment caricaturaux, mais le boulot de Ray Harryhausen met tout le monde sur le cul. L'attaque des squelettes, le titan Thalos, les harpies... on y croit, et même en 2005, on aura beau dire qu'on peut tout faire en images de synthèse, ça n'arrive toujours pas à dépasser la poésie de ces animations image par image. Ecrire ce billet me rappelle que j'ai rien dit à propos du King Kong de 1933 qui est encore bien mieux car super impressionnant et beaucoup moins consensuel.
Dans la lignée des "reportages vérités" de ces dernières années, après Bowling for Columbine, Farenheit 9/11, Outfoxed ou Arnold à la conquête de l'Ouest, hier je suis allé voir "Les protocoles de la rumeur" de Marc Levin.
C'est en entendant, au lendemain du 11 Septembre, des rumeurs comme quoi aucun juif n'était allé travailler au World Trade Center pour la simple et bonne raison que cet attentat était un engrenage du grand complot juif pour gouverner le monde, le réalisateur a souhaité analyser cette rumeur et nous en faire profiter. Il étudie plus particulièrement l'influence d'un ouvrage antisémite, "Les protocoles des sages de Sion", attribué à un groupement d'auteurs juifs mais probablement un faux, créé en Russie au XIXe siècle afin d'alimenter la propagande anti-sioniste.
Comme pour les autres documentaires cités, les images sont fortes, choquantes, encore plus lorsqu'on est loin de maîtriser l'histoire politique et religieuse internationale. Il ne s'agit pas ici d'apporter une réponse ou une solution à "comment faire taire la rumeur" (bien entendu, des centaines de juifs ont aussi péri dans l'attentat), mais plutôt d'effectuer un panorama de quelques idéologies de la nuit des temps et qui persistent jusqu'à nos jours.
En vrac, on a donc pu voir des images de propagande nazie ou les juifs sont comparés plus qu'explicitement à des rats, un commercial néonazi très fier de ses chaussures à crampons "svastika", des téléfilms antisémites diffusés en Egypte où l'on voit un méchant sioniste égorger un enfant, une petite fille de 3 ans dire qu'elle n'aime pas les juifs parce que Dieu a dit qu'ils n'étaient que des singes et des porcs, des débats sur la mort du Christ ou encore des images du conflit israëlo-palestinien...
Je ne saurais pas dire si tout l'argumentaire est tout à fait objectif, mais en tout cas, ça fonctionne très bien pour nous conforter dans l'impression de vivre dans un monde complètement barge.
Conseil : après avoir vu ce film, écouter Pierre Perret : " Au nom de Dieu"
Stanley Donen. Audrey Hepburn. Henry Mancini. Est-il nécessaire d'ajouter quelque chose ? Dois-je vraiment encenser Stanley pour ses films géniaux (Chantons sous la pluie, Charade, Funny Face et ceux que je n'ai pas encore eu la chance de voir) ? Dois-je répéter pour la ènième fois combien Audrey est ravissante ? Dois-je passer du baume à Henry qui est probablement l'un des compositeurs les plus talentueux au monde rien que pour avoir écrit "Moon river" et la marche du bébé éléphant ?
Si Mr Joe et moi-même sommes tombés sous le charme de Mamzelle Hepburn dans "Breakfast at Tyffany's", Mr Florian pour sa part est tombé dans le piège en voyant ce "Voyage à deux" et je le comprends parfaitement. Ce film désarçonne, fait rire, mal au coeur et réfléchir. Merci Arte !
ECOUTER "MOON RIVER"
Le premier opus nous avait fait remercier les concepteurs des salles de cinéma d'avoir pensé à mettre des sièges tellement on était sur le cul. Déjà, physiquement, c'était intenable : plein été caniculaire, petite salle pleine, climatisation discrète voire en panne, spectateurs ventilés avec les moyens du bord (fascicules de ciné reconvertis en éventails minables)... Bref nous pensions que les sueurs froides n'auraient pas le courage de sortir sur un terrain épidermique déjà couvert de leurs cousines chaudes. C'était sans compter les idées sacrément perverses du scénario : au sortir de la salle, seule une bouteille de rosé sabrée au sommet d'un gratte-ciel rennais est parvenue à rassembler nos esprits perturbés. C'est donc légitimement avec impatience que nous attendions la suite de ce concentré de stress. Malheureusement, c'était sans compter un élément quelque peu perturbateur. Le film tout d'abord. On sent bien que le nouveau réal a parfaitement compris la recette si efficace du premier : un gros traquenard bien senti, des idées épouvantables et une mise en scène épileptique. Y a des seringues partout, du sang, de la crasse, des trucs qui coupent, des machins qui brûlent, etc. La volonté de révulser est là et bien là, mais au final ça en devient assez énervant, sensation amplifiée par les images vraiment trop speed, donc énervantes, et les acteurs plutôt mauvais, donc énervants. Par contre, ce que je suis en train de critiquer là, est-ce Saw 2, le film projeté sur l'écran en face de nous, ou bien Saw 2, le film raconté en long en large et en travers par le charmant petit couple installé derrière nous qui n'a eu de cesse pendant toute la séance d'exposer bien fort et en direct tout ce qu'ils étaient en train de comprendre ? "Rho, regarde, c'est la fille de 7 à la maison !", "Chuis sûr que c'est la gonzesse du premier, là !" "Ils vont se faire buter si ils font ça !" "Baah, c'est dégeulasse !!!" "Tiens tu me prêtes ton gameboy ?" BOOOOOOOOOORDEEEEL !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Mais pourquoi ils viennent s'installer juste à côté de nous ces abrutis ??? Ils gâchent tout, et pis quand tu les regardes méchamment en leur disant chut, il font semblant de pas te voir et reprennent de plus belle avec des "T'as vu, il a les même shoes que ton frère ?" ou des "Ouh, ça doit faire mal ça"... Déprimé j'étais. Je tiens donc à ne pas remercier les concepteurs des salles de cinéma d'avoir pensé à mettre des gens qui parlent fort sur les sièges...
PS : Vivement "Saw 6" ! Ouarf ouarf
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