L'antre de la folie (John Carpenter, 1995)

Rhhhhaaaaaaa.... John Carpenter... Y a bon. Quoique. L'autre jour, nous avons pu constater qu'un John Carpenter aux commandes d'un film romantique, j'ai nommé "Starman" (1984), ça dénotait quelque peu. Certes, dans ce dernier, Jeff Bridges incarnait plus que correctement une boule de lumière extraterrestre métamorphosée en être humain, et Dieu sait si c'est pas donné à tout le monde de pouvoir incarner une boule de lumière extraterrestre tout en restant crédible. Mais lui ça allait. Malheureusement, on a quand même l'impression de revoir l'un de ces doucereux téléfilms diffusés dans les Disney Club de nos tendres années, en l'occurence ici une mauvaise resucée de E.T.. Y a de quoi être déçu quand on s'attend à voir une oeuvre du charpentier à l'origine de "The Thing" ou de "Jack Burton dans les griffes du mandarin". Bref, un bon nettoyage de crâne était nécessaire, d'où le revisionnage de ce monument du cinéma d'angoisse qu'est l'antre de la folie. C'est fou, il m'a encore foutu les jetons. Comme quoi il suffit de pas grand chose : un mec sur un vélo, une peinture évolutive, une hôtelière qui tape son mari avec une hache, des tentacules, des cauchemards, Vigo des Carpathes (Wilhelm von Homburg, un second couteau merveilleux), un asile psychiatrique, de la littérature monstrueuse, j'en passe et des meilleures... Un Big John mettant en scène Lovecraft, on a rarement fait mieux depuis. A part Bob l'éponge peut être.