P:ANO - Brigadoon (2005)

En farfouillant dans la pléthore d'artistes sillonnant le monde pour l'arrivage des nouveaux festivals de l'été, je tombe sur "P:ANO" qui se produit au Primavera Sound 2006. Entre parenthèses, ce festival est super alléchant (Yo La Tengo, Flaming Lips, Lambchop, Stereolab, Lou Reed, bref que du bon miam miam). Alors, P:ANO ? Interpellé par ce nom qui me rappelle vaguement un instrument familier, je sautille d'un pied alerte vers la description du groupe et là, voilà ti pas que les bougres de chroniqueurs mentionnent les Beach Boys. A vrai dire, on a tendance à les mettre à toutes les sauces ces gentils garçons de la plage, mais ça met toujours la puce à l'oreille.
N'écoutant que mon désir curieux, je me procure le dernier album en date de ce quatuor canadien, Brigadoon. Ca démarre au quart de tour avec un "Covered Wagon" ukuléleisant (et dieu sait si on aime bien le ukulélé chez les extrêmes satyres , Cf "YoukouYeahYeah" du Vulsor Project, écoutable sur Radio Satyres). Le son du tout semble venir d'un garage plein de tondeuses rouges (et dieu sait si on aime bien les garages et les tondeuses rouges chez les extrêmes satyres), des jeunes personnes poussent la chansonnette dans un élan plein d'enthousiasme communicatif (2 garçons, 2 filles, comme les Mama's & Papa's ou les Magic Numbers, une configuration quasi divine, ah non, j'avais oublié ABBA, désolé), la rythmique rappelle fortement ces motifs de batteries typiquement 60's qui font battre nos petits coeurs et les trompettes débarquent, provoquant dans les petits coeurs sus-nommés un infarctus de bonheur.
Le reste de l'album est du même acabit, des morceaux aux compositions complexes qui nous font miroiter que la musique ça a l'air super facile quand même. J'adore ce Brigadoon.
Chanson préférée : Storm the Gates.
Là, c'est eux, sont-ils pas meugnons ?

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