Détour Mortel (Rob Schmidt, 2002)

Publié le par Mr Blouch

Ou "C'est terminé, vous allez tous crever tas d'enculés !"

Il s'agit ici de la conclusion hâtivement lancée par Chris, le jeune médecin beau gosse pris dans le piège de rednecks à la dentition aussi incomplète que le vocabulaire...

Moi qui n'ai jamais posé mon divin peton sur le sol américain, je dois avouer que de film en film s'étiole mon envie de tourisme outre-atlantique. D'un côté, nous avons des grandes cités glorieuses, une statue symbole de liberté, Central Park, Woody Allen, les Beach Boys, Malibu et ses maillots rouges, Hollywood et ses excentricités, et de l'autre, des étendues désertiques, forestières ou montagnardes aux recoins mystérieux. Description certes sommaire mais suffisante pour cerner les contours irréguliers d'une carte des Etats-Unis d'Amérique. Pour combler ces lacunes et par flemme de me plonger dans l'Encyclopédie, je me nourris d'oeuvres cinématographiques susceptibles de lever un coin du voile : Deliverance, Massacre à la tronçonneuseLa Colline a des yeux, La survivante (un segment des Masters Of Horror) et aujourd'hui Détour Mortel, autant d'oeuvres desquelles j'espère extraire quelques beautés paysagistes (je parle ici de panoramas sublimes et non de bimbos capables de sculpter un buisson en lapin)...

Je ne sais que penser. Chacun de ces films ne cesse d'évoquer des personnages complètement dégénérés vivants reclus dans des maisons fort crasseuses et dont la seule occupation semble être de tronçonner, hacher, démembrer, énucléer, violer, tire-bouchonner, poinçonner, couper (trois fois) d'innocentes victimes dont la seule erreur fut de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. Bref, j'ai peur, je veux pas y aller, même si on m'offrait un aller simple.

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M
ah oui, hahaje vois ce que tu veux dire, feuilleton, m'enfin bondans france du début du siècle faussé par la culture, j'aurais aussi des choses à écrire,mais pas dans un feuilleton.
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M
C'est une idée... Une vision d'un continent complètement  faussée par la culture. Mais ne devions-nous pas déjà faire une rubrique "La France du début du XXème siècle des satyres" ?
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M
depuis que j'ai lu ton article j'y pense souvent. moi aussi je me construit toujours une vision de l'amérique à partir de ce qu'elle produit.the pledge me donne toujours envie d'y aller, même si ça décrit un univers un peu similaire.je suis en train de lire jimmy corrigan. et ça me fait aussi cogiter. heureusement pas seulement sur les états-unis. mais je ne peux pas m'empêcher de me dire que ce genre d'"histoire" ne peut que se passer là-bas. j'en reparle dans un mois.on pourrait presque faire une rubrique l'amérique des satyres, non ? si on arrive à étoffer (pas les sujets qui manquent, though...)
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M
et Southern Comfort, tu l'as vu ?
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