Détour Mortel (Rob Schmidt, 2002)
Ou "C'est terminé, vous allez tous crever tas d'enculés !"
Il s'agit ici de la conclusion hâtivement lancée par Chris, le jeune médecin beau gosse pris dans le piège de rednecks à la dentition aussi incomplète que le vocabulaire...
Moi qui n'ai jamais posé mon divin peton sur le sol américain, je dois avouer que de film en film s'étiole mon envie de tourisme outre-atlantique. D'un côté, nous avons des grandes cités glorieuses, une statue symbole de liberté, Central Park, Woody Allen, les Beach Boys, Malibu et ses maillots rouges, Hollywood et ses excentricités, et de l'autre, des étendues désertiques, forestières ou montagnardes aux recoins mystérieux. Description certes sommaire mais suffisante pour cerner les contours irréguliers d'une carte des Etats-Unis d'Amérique. Pour combler ces lacunes et par flemme de me plonger dans l'Encyclopédie, je me nourris d'oeuvres cinématographiques susceptibles de lever un coin du voile : Deliverance, Massacre à la tronçonneuse, La Colline a des yeux, La survivante (un segment des Masters Of Horror) et aujourd'hui Détour Mortel, autant d'oeuvres desquelles j'espère extraire quelques beautés paysagistes (je parle ici de panoramas sublimes et non de bimbos capables de sculpter un buisson en lapin)...
Je ne sais que penser. Chacun de ces films ne cesse d'évoquer des personnages complètement dégénérés vivants reclus dans des maisons fort crasseuses et dont la seule occupation semble être de tronçonner, hacher, démembrer, énucléer, violer, tire-bouchonner, poinçonner, couper (trois fois) d'innocentes victimes dont la seule erreur fut de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. Bref, j'ai peur, je veux pas y aller, même si on m'offrait un aller simple.