Un aller pour l'enfer (VO : Belly of the Beast)

Miam miam... Alors voilà : nous sommes en 2003, et notre Steven Seagal préféré enchaîne les direct-to-video comme autant de mandales dans la gueule. Seule exception au tableau, un "Mission Alcatraz" de triste mémoire, passé inaperçu sur quelques écrans de cinéma. De son côté, Ching Siu Tung, réalisateur chinois connu pour sa trilogie des "Histoires de fantômes chinois" se dit qu'il mettrait bien en scène les péripéties spectaculaires d'un bibendum sur le déclin.
Premières images haletantes : une somptueuse villa, la nuit, protégée par une armée de mâles armés jusqu'aux dents. Le public ne peut s'y tromper, ça cache quelque chose... Oh ! Mais une ombre furtive s'approche de l'enceinte, haute de 5 bons mètres, et l'escalade en 2 sauts de cabri (c'est à dire environ 2m50 par saut), plus fort que les Yamakasi. Quelques pirouettes élégantes plus loin, et une fenêtre s'ouvre, dégueulant un gros homme bouffi nous gratifiant d'une jolie petite galipette. Cet homme, c'est Steven. Nos cerveaux mettent quelques secondes avant de comprendre que le ninja du début, svelte et agile, et le Steven pataud qui vient d'apparaître ne sont qu'une seule et même personne : éclats de rire spontanés... qui reviendront régulièrement tout au long de ce petit chef d'oeuvre du septième art mêlant allègrement gunfights, strip tease, tir à l'arc, magie, cassage de bras, amour paternel et même amour tout court vu que Steven il est tellement beau que les gonzesses elles tombent immédiatement dans son lit.
Steven, merci.