Les films de la semaine (2)

Publié le par Charlie Partana

Dans Chinatown, quand Gittes se rend chez un client, ça me rappelle mes déplacements pour des cours privés. Une fois j’ai été accueilli par un majordome. Une autre fois, j’avais des cours avec une étudiante style veuve noire (bien que pas veuve). Dans les deux cas, il y avait un décalage social que j’ai retrouvé bien illustré dans ce film.

 

J’avais vu l’enfant sauvage par hasard quand j’étais petit (sans doute vers 8 – 10 ans) et j’ai été happé par le sujet sans en avoir vu le début, ni la fin. C’est peut-être aussi un film pour les enfants. Une petite musique de chambre ou du silence, un jeu sobre pour des scènes qu’on imagine habituellement traitées à grands renforts d’effets ne rendent pas ce film plus réaliste mais attachant.

 

Les nains aussi ont commencé petits est un film d’horreur. Il sape le rêve de vivre ensemble. On est les nains du film. Il faudrait qu’on ne se reproduise plus.

 

Le sujet de Prizzi’s Honor rappelle Mr & Mrs Smith. Ce n’est pas tout à fait la même chose. Ce dernier peut évoquer une synthèse entre le premier et War of the Rose (les deux avec Kathleen Turner, d’ailleurs). Prizzi’s Honor est un film de Mafia. La composition de Jack Nicholson impressionne par l’absence de terreur ou de folie qu’il inspire dans des rôles plus marquants (il ne sourit pas comme d’habitude). Ici, c’est un mélange de Ray Liotta et de Joe Pesci.

 

Une scène vue sur un site de partage de vidéo m’a donné envie de voir Rien sur Robert. La scène racontait un dîner mondain présidé par Michel Piccolo-Piccoli qui dézingue Fabrice Luchino-Luchini et le film, les déboires sentimentaux et sexuels d’un intellectuel parisien. Ça vous dit quelque chose, c’est normal, c’est un genre.

 

Chinatown, Roman Polanski, 1974

L’Enfant sauvage, François Truffaut, 1970

Auch Zwerge haben klein angefangen, Werner Herzog, 1970

Prizzi’s Honor, John Huston, 1987

Rien sur Robert, Pascal Bonitzer, 1999

Commenter cet article