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Vendredi 18 juillet 2014 5 18 /07 /Juil /2014 13:10

Une nouvelle série de films de cinéclub, certains à l'université et d'autres à l'institut. Le quatrième, on l'a vu avec le chicon mais je ne sache pas qu'il en ait parlé.

Ce sont des films vus entre le 27 mai et le 10 juin.

 

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À propos du cinéclub de la fac, je me suis aperçu que beaucoup d’acteurs apparus dans les films programmés précédemment figuraient également dans Camille redouble que j’ai donc décidé de programmer en clôture, pour le plaisir de retrouver des acteurs familiers dans un film populaire. C’est que les étudiants ne connaissent quasiment aucun acteur français (et c’est bien normal). Restait d’ici-là à faire éventuellement découvrir d’autres acteurs et univers. Des films avec Samir Guesmi, il n’y en avait pas tant, et aucun où il jouait autre chose qu’un second rôle. Dans Anthony Zimmer, il joue un personnage important même s’il n’a que peu de scènes (pas étonnant qu’il ne soit pas sur l’affiche). Mais il fait partie des éléments positifs de ce film par ailleurs bien mené. Yvan Attal est très bien, la main dans son polo lacoste pendant son voyage en TGV.

On en a parlé dans les Caves.

Comme un air

« Vous les femmes, vous le charme », c’est la chouette chanson de Julio Iglésias qui parcourt de fredonnement en performances Comme un air. On a choisi ce court-métrage pour proposer un contrepoint contemporain au film suivant tourné en studio en 1942.


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L’Assassin habite au 21 mais il n’est pas le seul puisqu’au 21, il y a une pension. Captivant. Suzy Solidor était joyeusement agaçante et Pierre Fresnay sympathique mais maladroit. Cela me donne envie de lire du S-A S. (Stanislas-André Steemanns) surnommé par certains le Simenon belge. L’usage de la caméra subjective, l’accumulation des motifs, et quelques passages proches du réalisme-poétique (Bussières sur son lampadaire, la mort de la première victime), en font un vrai film de cinéma, ce qui n'était pas évident si on en croit une certaine tendance du cinéma français.

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Desert Victory est un documentaire primé aux Oscars dont l’intérêt principal semble consister dans le montage et les images proches de la réalité. Quoique documentaire, cela s’inscrit bien dans ce mouvement de cinéma de propagande. Je préfère quand même les fictions franches.

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Touki Bouki était un beau poème. Il m’a renvoyé au lycée, en cours de lettres avec Senghor (beaucoup de choses me renvoient au lycée) pas tant pour le poète que pour la contextualisation. Je sais si peu de chose du Sénégal.
Il avait une nature à la fois élégiaque et documentaire. Certains passages matinés de satire (la préparation de l'accueil de Gaulle) ne sont pas parvenus à trivialiser le propos.


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Tous au Larzac, c’était le documentaire de la session (chaque session dure 7 semaines). Avec Desert Victory, on a appris le rôle de la cornemuse dans les batailles. C’est justement une cornemuse bretonne qui sert de bande originale (animée par André Le Meut). Instructif. On est triste car la victoire du Larzac face à l’État, si elle tient à la constance et la détermination du mouvement, sembl in fine devoir aux circonstances.

les vieux de la vieille

Par contre, Les Vieux de la Vieille, c’était un peu ennuyeux. Notons un parallèle avec les 400 coups inspiré par la présence de l'acteur Guy Decomble qui joue chez Truffaut un instituteur et chez Grangier un chauffeur de car. Le parallèle entre ces deux films, c'est la dénonciation des institution d'enfermement, recours de la société pour les classes qui la gêne (les jeunes ici, les vieux là).


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Par contre, 2 days in new york, c’était chouette. De Julie Delpy je ne connais que ses comédies de famille et interculturelles qui sont très efficaces. Après 2 days in Paris et le Skylab, le plaisir est renouvelé.

 

Anthony Zimmer, Jérôme Salle, 2005

          Comme un air, Yoann Gloaguen, 2006

L’Assassin habite au 21, Henri-Georges Clouzot, 1942

          Desert Victory, Roy Boulting & David MacDonald, 1943

Touki Bouki, Djibril Diop Mambety, 1973

Tous au Larzac, Christian Rouaud, 2011

Les Vieux de la Vieille, Gilles Grangier, 1960

2 days in New York, Julie Delpy, 2012

                                       

Les Notices de Georges Sadoul.

Aujourd’hui Henri-Georges Clouzot.

(Niort 20 novembre 1907) Grand spécialiste du suspense policier, parfois inquiet et trouble, il s’imposa après 1942 par des filmsà grands effets, par son sens de l’atmosphère, le choix des acteurs, sa direction intelligente et un certain goût pour les recherches plastiques, qu’il exprima notamment dans le Mystère Picasso. Ses trois premiers films, L’assassin habite au 21,  Quai des Orfèvres  et le Corbeau, malgré les réactions émotionnelles que ce dernier suscita, étaient avant tout des « policiers ». On le loua, pour ce film un instant interdit, de s’être orienté vers une critique sociale, qu’il voulut affirmer avc Manon, qui n’eut pas la valeur du Salaire de la peur. « Une fois mon découpage esquissé ou terminé, déclarait-il alors, je vais jusqu’à dessiner chaque plan important. Je ne crois pas aux choses prédéterminées. Film et réalisateur font partie d’un « cosmos » complexe dans lequel l’œuvre doit germer, trouver sa matière, sa pâte. Je suis avant tout un physique. Mon plus grand plaisir, c’est le tournage,le montage… Le dialogue, qui tenait une assez grande place dans mes premiers films, a diminué d’importance. Le Salaire de la peur est un film plastique où le dialogue est surtout un fond sonore. J’ai cherché un montage de chocs permanents. Je vise toujours à opposer la lumière à l’ombre. Cela a pu me faire accuser d’être un peu simpliste. Mais je poursuis un effort de simplification pour accentuer les contrastes. […] Et que nous importent les drames mondains, les drames de l’avant-guerre, même relevés d’épices nouvelles ? Le drame social, le drame de notre temps est là. C’est lui qui nous étreint, lui que nous souhaitons fixer sur pellicule. » Les projets qu’il forma alors furent contrariés par la censure. Avec les Diaboliques et la Vérité, fut-il certain de ne pas retourner vert un avant-guerre pimenté d’épices nouvelles (ou non) ? [Une liste]

Par Tzvetan Liétard - Publié dans : Ecran noir de nos nuits blanches
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Jeudi 17 juillet 2014 4 17 /07 /Juil /2014 00:00

Une nouvelle série de films de cinéclub, certains à l'université et d'autres à l'institut. Les deux premiers, on les a vus avec le chicon. Sacré double bill, quand on y pense.

Ce sont des films vus entre le 17 mai et le 25 mai.

 

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C’est l’été dernier que j’avais lu Amerika. C’éait un roman dont les scènes étaient particulièrement facile à se représenter. Tellement qu’une adpatation fidèle, quel qu’en soit le style, ne peut en altérer le souvenir. Cela fait qu’Amerika-Rapport de classe se distingue fortement du livre original mais a contribué à le faire ressurgir. Outre l’histoire, le film avait en commun avec le roman d’être aussi austère, drôle et révoltant. Je me souviens d’avoir pensé à Kaurismaki en regardant Angst essen seele auf. La même réflexion ici pour l’humour et la lenteur.


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Bêtement, j’en ai un peu honte, je retiens que Serpico était quelqu’un de très stylé. On retrouve ce qui me paraît un élément dramatique efficace chez Stanley Kramer, Yves Boisset, Costa Gavras et d’autres. Efficace, quoique galvaudé aujourd’hui : la démythification de la Justice. Je dis galvaudé car il me semble qu’aujourd’hui, un film avec un tel personnage d’incorruptible paraîtrait irréaliste. A force d'avoir passé tant de temps à expliquer que tout le monde était corrompu, le moins qu'on puisse dire est qu'on y est parvenu. On a certainement l'air plus aguerri quand on dit "tous pourris", "ça marchera jamais", etc. Ce type de fiction aurait dû armer les idéalistes, il en aura finalement désarmé plus d'un. C'est triste.


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La Rose et la Flèche est un très beau film. Il m’a semblé un poème médiéval (un lai) simplement porté à l’écran. On n’est pas dans l’adaptation d’un univers à la sauce hollywoodienne (de quelle époque que ce soit) mais dans un mouvement qui me paraît fidèle à une conception que l’on peut avoir de l’époque à travers sa littérature. Façon alambiquée de dire que le cinéma existait à l’époque, on aurait un film qui ressemblerait à celui-ci (plus qu'au Perceval de Rohmer ou au  Lancelot de Bresson). Et le plus étonnant, c’est que ce soit un scénario original. L'univers de Marian et Robin n’a rien à voir avec celui d'aujourd’hui. Ce sont des archétypes, mais cependant ils existent. Paradoxalement, on croit sentir l’influence des Monty Pythons sur la volonté de réalisme, la littéralité des situations (on les a félicité pour la vision construite dans Holy Graal). Il y a quelque chose de ridicule dans ces armures inconfortables, mais cette maladresse renforce la beauté du film. Je me souviendrai du shériff de Nottingham sous les traits de Robert Shaw (que je découvre décidément avec plaisir depuis the Sting). Ce n’est pas la performance de Richard Harris, en accord avec le film, qui m’a frappé, mais le traitement scénaristique de Richard Cœur de Lion qui est loin de ce que la culture populaire m’a conduit à imaginer. (Une des redondances de ce blog consiste à faire la part entre le jeu et le texte). Un film hantant.


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Puisque le cinéma est un art de la représentation, un art qui peut être pédagogique, donner à faire comprendre des choses, nous avons, en cinéclub à l’Institut, présenté Lumumba. Comme il ne s’agit pas d’un cours, je me permets de n’avoir pas vu le film. Comme le public n’est pas nécessairement aguerri, il est nécessaire de faire un travail de présentation, ce qu’on a fait en étduiant un peu l'histoire du Congo. Cela m’a d’ailleurs permis de synthétiser des infos glanées ici et là. J’avais vaguement entendu parler du Katanga après la présentation d’une chanson de Gainsbourg, et voilà que je peux me le représenter. Le film lui-même pourrait trouver place dans le corpus des histoires étudiées dans le cours « crime politique, élucidation romanesque » que j’avais suivi en LGC à l’université chez monsieur Bouju.  Si tu veux on en reparlera. C’est dans ce cadre que j’avais dû me pencher la première fois sur l’affaire Kennedy. L’affaire Lumumba n’en est pas moins passionnante. La colonisation belge n’était décidément pas plus exemplaire que la française.
Certains connaissaient déjà ce personnage car il y a à Belgrade une cité universitaire qui porte son nom.


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Les chiens de paille, ça, c’est vu. Ça faisait drôle de retrouver David Warner (découvert chez Resnais dans Providence) dans un tel rôle. Les paysages m’ont rappelé ma Bretagne où une terrible langueur me gagne. Mais qu’importe, ici on envoie des danses.


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On l’aura compris, je suis entré dans une période cinoche américain des années 70. C’est à cette occasion que j’ai décidé de regarder Woody et les robots, qui est l’un des deux Woody Allen que j’avais vu étant petit (l’autre étant Guerre et Amour, que je compte bien revoir également). C’est entre autre un formidable hommage au slapstick. Je crois même que Demoliton Man en est un remake qui ce serait « contenté » d’ajouter un superméchant.

Après the Sting sorti la même année, on constate un autre film nostalgique des années 20.


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Husbands est un beau poème. Comment peut-on prendre l’avion aussi facilement ?


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"Bac+2, les enfants"

 

 

J’avais oublié que lles Cordes de la potence faisaient partie des films détourné dans La Classe Américaine. Je crois que c’est la première fois que je vois George Kennedy jouer un méchant, presque un méchant de spaghetti. J’ai même pensé une fois à la Nuit du Chasseur. Il faudra que je revoie ce film.

 

Klassenverhältnisse, Danièle Huillet & Jean-Marie Straub, 1984 

Serpico, Sidney Lumet, 1973

Robin & Marian, Richad Lester, 1976

Lumumba, Raoul Peck, 2000

Straw Dogs, Sam Peckinpah, 1971

Sleeper, Woody Allen, 1973

Husbands, John Cassavetes, 1970

Cahill US Marshall, Andrew V. McLaglen, 1973

 

Les Notices de Georges Sadoul.

Aujourd’hui, Sam Peckinpah.

(US 1926) Son Coups de feu dans la Sierra en 1968 fut salué en France et en Grande-Bretagne, sinon aux USA où il était passé inaperçu, comme le coup d’éclat qui renouvelait le estern : une attention extrême aux détails « archéologique » - costumes, décors, qui dans un tout autre contexte, passionnaient déjà Sergio Leone – et plus profondément encore à « l’histoire des mentalités » donnait à cette très classique poursuite une dimension exceptionnelle. Et l’on apprenait bientôt que ce « fils de l’Ouest », né au pied du mont Peckinpah, descendant de pionniers, métissé d’Indiens, réalisait ainsi son rêve, après ses débuts à la TV et un premier film inédit en France : faire revivre le « vrai » Wild West. C’est à cela qu’il allait se consacrer, élaborant sur le mode épique ( Major Dundee), tragique (la Horde sauvage), élégiaque ( Un nommé Cable Hogue , sa plus grande réussite sans doute, teintée de mélancolie), une « contre-mythologie de l’Ouest des ratés » (« Tous les joueurs sont des perdeurs au fond, dit-il – in « Écran 72 » n°141 – et la personnalité de ces perdeurs, de ces vaincus, de ces gens qui vivent en se détruisant me fascine. ») Avec un danger au terme de cette démarche : que la contre-mythologie sécrète un nouveau mythe, servant à masquer l’histoire qui se fait : ce qui se passe à partir de son avant-dernier film sur un couple de « hos-la-loi » contemporains : Guet-Apens.[une liste]


Toutes les illustrations sont de Šejma.

Par Tzvetan Liétard - Publié dans : Ecran noir de nos nuits blanches
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Mercredi 16 juillet 2014 3 16 /07 /Juil /2014 15:12

Une nouvelle série de films de cinéclub, certains à l'université et d'autres à l'institut. Le deuxième et le troisième et l'avant-dernier, on les a vus avec le chicon.

Ce sont des films vus entre le 9 mai et le 16 mai.

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D’Airport, je retiens essentiellement l’usage du splitscreen assez virtuose (ou lourdingue, c’est selon) qui suffit à rendre stressant n’importe quoi et des scènes aussi hilarantes que dans Airplane! (je pense aux baffes qui m’ont fait exploser de rire dans le silence de ma cellule monacale). En me repenchant sur le casting, je me rappelle surtout de Van Heflin que je n’avais jamais vu à cet âge-là.

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Si L’imitiation du cinéma n’est pas du cinéma, c’est vachement bien imité. Un moment.

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La dernière séance est un titre (enfin dans sa version originale) que j’associe définitivement à du vent en noir et blanc. C’est là que j’ai appris le visage d’Eileen Brennan. Très beau.

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À propos du cinéclub dela fac, je me suis aperçu que beaucoup d’acteurs apparus dans les films programmés précédemment figuraient également dans Camille redouble que j’ai donc décidé de programmer en clôture, pour le plaisir de retrouver des acteurs familiers. C’est que les étudiants ne connaissent quasiment aucun acteur français (et c’est bien normal). Restait d’ici-là à faire éventuellement découvrir d’autres acteurs et univers. Des films avec Mathieu Amalric disponibles à la médiathèque, Poulet aux prunes était celui quii s'intégrait mieux dans la série.

O en a parlé dans les Caves.


Tu as vu l’Accordeur ? C’est un court-métrage musicalo-policier. Ça te plairait peut-être même si Grégoire Leprince-Ringuet n’articule pas très bien. On la choisi pour annoncer un autre polar. C’est une belle idée pour ce format. Bien écrit, bien structuré, on passe un peu par tous les modes en quelques minutes.

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Quand on lit un polar, un pulp, un série noire, on ne sait jamais à l’avance (sauf à connaître l’auteur) quelle en sera la qualité. Un téléfilm du service public rend plus pessimiste étant donné le rapport producteur/auteur. Même si on a été surpris de reconnaître dans un épisode de Boulevard du Palais vu par hasard (avec Jean-François Balmer et Michel Robin) l’intrigue de Moloch de Thierry Jonquet (5 ans déjà), je te parle de ça, ça fait bien quinze ans… Tout ça pour dire que Poupoupidou fait l’effet d’un bon polar bien écrit (la base de la réussite de ce film), bien mis en scène, bien joué. C’est marrant de présenter ce film à un public d’apprenants de français parce qu’évidemment quand on donne le titre en français, on ne comprend pas, mais dès qu’on imite Marilyn Monroe, on comprend.
Le film brasse des motifs familiers. Sans être familier du genre, on reconnaît pas mal de références dont les auteurs paraissent bien se sortir (Twin Peaks, l'affaire Kennedy, Dennis Lehanne...).
J’ajouterai aussi ce film dans la liste de ceux qui contribuent à jouer sur les représentations : dans un film dont le sujet est le glamour provincial et dont l’héroïne est un modèle qui s’identifie à Marilyn Monroe, il est assez plaisant de voir des pompiers nus, beaux et décomplexés posant également pour un calendrier. Et si certains personnages sont des ordures, il n’y a pas le moindre relent d’homophobie. Que ce soit un militantisme insidieux ou que ce soit fortuit, si le cinéma art de la représentation, peut contribuer à modifier les perceptions, c’est tant mieux.
Jean-Paul Rouve et Guillaume Gouix, Sophie Quinton, Olivier Rabourdin, Ken Samuels, sont tous bien employé, spécialement Sophie Quinton qui parvient à rendre plausible un rôle improbable, alors que le personnage de Ken Samuels, caricatural en diable, situe le film aux limites de la parodie.

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Dans L’Arnaque on retrouve Eileen Brennan. J’aime bien les acteurs qui traversent les univers. Si j’ai bien compris la leçon, George Roy Hill est l’opposé du Nouvel Hollywood et pourtant il réunit dans ce film classique et bien mis en scène un casting qui y a touché. Il m’a rappelé ce qui semble en être finalement une parodie sorti la même année (Anche gli angeli mangiano fagioli) avec Bud Spencer et Giuliano Gemma. On est un peu triste pour Robert Vaughn. Avec également Steven et Dave dans un film qui n’a pas du tout été utilisé pour le Grand Détournement.

 

Airport, George Seaton (& Henry Hathaway), 1970

L’imitiation du cinéma, Marcel Mariën, 1959

The last picture show, Peter Bogdanovitch, 1971

Poulet aux prunes, Marjane Satrapi & Vincent Paronnaud, 2011

L’accordeur, Olivier Treiner, 2010

Poupoupidou, Gérald Hustache-Mathieu, 2011

The Sting, George Roy Hill, 1973

 

Pas de notice cette fois-ci.


Toutes les illustrations sont de Šejma.

Par Tzvetan Liétard - Publié dans : Ecran noir de nos nuits blanches
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Dimanche 29 juin 2014 7 29 /06 /Juin /2014 23:48

Une nouvelle série de films de cinéclub, certains à l'université et d'autres à l'institut. Le dernier, on l'a vu avec le chicon.

Ce sont des films vus entre le 15 avril et le 3 mai.


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Pour la fac, j’ai choisi Le dernier pour la route pour des raisons géographiques et en espérant profiter de la popularité de François Cluzet. Il y est question d’un centre d’aide aux alcooliques. On apprend que l’on ne peut pas guérir de l’addiction mais que l’on peut devenir abstinent, ce qu’est devenu Hervé Chabalier (aperçu dans un TGV au début du film). Certains spectateurs ont pris ce film pour de la science fiction à cause de ce centre d’aide qui paraissait un paradis.
C’est l’occasion de remarquer que pour un certain nombre d’étudiants, la ligne de rupture principale est nationale : pour ceux-là, il y a les pays plus ou moins développés, en bloc. D'ailleurs cela ne concerne pas que les étudiants. Une personnalité qui a beaucoup voyagé se demandait pourquoi il y avait des rappers en Norvège, un pays perçu comme riche. Cela lui semblait le plus haut degré de paradoxe, comme si, encore une fois, les inégalités était entre les pays et pas entre les gens.
Pour revenir aux réactions face à cette institution, j’avais d’abord contenu une sorte de fierté à venir de France, un pays où une telle organisation est quand même possible, jusqu’au moment où je me rappelle que les pensionnaires de cette institutions font quand même partie d’une certaine élite. Cette étudiante avait donc raison de souligner l’aspect utopique : mais c’est une utopie qui donne des idées.
Michel Vuillermoz est un critère de sélection. J’aime bien les acteurs. Évidemment, l’écriture y est pour quelque chose, mais lorsqu’il dit lors d’une réunion de groupe : « Moi, j’ai une question pour Hervé… » etc., il m’a impressionné. Tu feras attention si tu vois le film.

On en a parlé dans les Caves.

 

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Solutions locales pour un désordre globale est un de ces documentaires qui n’a pas voulu donner « 5 minutes pour Hitler » et c’est tant mieux. Ce film est rempli d’oppositions :

masculinité – féminité
profit – gratuité
béton – couscous
premier monde – tiers monde
global – local

Certaines problématiques ne sont pas évidentes en Serbie : on a accès à des légumes et fruits d'une qualité incomparable. Avant lors, je ne savais pas que je n’avais mangé de tomate.
Je rencontre enfin Pierre Rabbhi dont j’avais vu le nom si souvent sur FB sans jamais oser cliquer. Ça me fait toujours ça avec des remises en cause attendues.

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Formulons une phrase extrême :
Les employés d’aéroports ont une responsabilité analogue à celles des fonctionnaires du IIIème Reich.

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Je me suis ainsi aperçu que personne dans l’assemblée n’avait entendu parler de Monsanto. Je me sui sretrouvé, moi qui n’y connaissais rien, à expliquer quelque choses d’après des noms familiers dont celui de Marie-Monique Robin dont je n'avais vu que son film sur le trafic d'organe.
En tout cas, l’idée principale semble la suivante :
Consommer local, pas global.
À ce train-là, le végétarianisme semble une nécessité.

 

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Dans La vie de Bohême, d’Aki Kaurismäki, on médite sur la tombe de Henri Murger, l’auteur de Scènes de la vie de Bohème. J’avais oublié qu’André Wilms y était déjà Marcel Marx et que le personnage de Mati Pellonpää était albanais. Mais il y avait déjà le choc des époques dans ce paris fantasmé avec le ministère de la guerre, les vignettes autos et les problèmes d’immigration. On en a parlé dans les Caves.

Le cinéclub, à la fac, est généralement précédé d’une dictée car les examens de langues comprennent une dictée à la fac en Serbie… C’est un bon prétexte pour donner à faire découvrir des chansons. On a travaillé sur la Vie de Bohême (Bourvil et Georges Guétary) pour y cueillir des clichés autour de cette thématique. Y avait aussi la Rue Kétanou et Rimbaud...

 

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On a fait une soirée Lamorisse à Belgrade. Cet à cette occasion que j’ai appris qu’il était également le concepteur du jeu Risk. Les deux films présentés, Crin Blanc et Le Ballon Rouge ont bien des points communs qu’on ne va pas énumérer ici. Disons que tout deux racontent l’histoire d’un gamin qui voudrait bien être heureux avec son nouvel ami.

 

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Le camarguais Crin Blanc fait penser à la sétoise Pointe Courte. C’est aussi un western violent. C’est aussi la première fois om l’on voit deux chevaux se battre jusqu’au sang (malgré le noir & blanc du film).

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Le parisien Ballon rouge est un film fantastique, presque effrayant.

 

Les deux films ont amené l’audience à se demander s’il était souhaitable de montrer ces films à des enfants. On a conclu que oui même si ces films ont fait flippé des générations de gamins.

 


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Danton est une sacrée performance de Depardieu. Je retiendrai sa voix cassée. On en a parlé dans les Caves sans l’avoir vu. Maintenant, on a très fort envie de comparer ce film à Amadeus de Forman en raison de l’âpreté des décors, l’expressivité des gueules des figurants et le spectaculaire dramatique de l’histoire.

La chanson qui l’annonce a été On était tellement de gauche de Miossec.

 


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À la fac, en cinéclub, je ne montre jamais de documentaire. C’est un tort. J’en montrerai plus désormais. On a commencé avec Notre poison quotidien inspiré par le film de Serreau. La préparation du film (dont on a parlé dans les Caves) a été instructive, comme si on apprenait plus en présentant qu’en regardant. Vive les méthodes actives. Pour le prochain cinéclub, je proposerai peut-être aux étudiants volontaires d’être plus actifs.

Ce qui me plaît dans ce documentaire, c’est la mise en scène de l’enquête et l’insatisfaction permanente de la documentariste. Ce film est un exemple de document particulièrement lisible à l’ère d’Internet pour peu qu’on se concentre un peu. Je reviens au passage précédent.


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SuperGraveest une façon de poursuivre les productions Apattow. Pour le moment, je ne m’en lasse pas. Ce fil conducteur permet de découvrir quelques comédiens et de visualiser un univers assez loin de moi. Par exemple, j’avais vu Michael Cera pour la première fois dans This is the end dans lequel on s’employait à briser son image. Je le découvre petit à petit tel qu’il devrait être perçu. C’est un phénomène assez intéressant. En parlant de ce film, les deux racontent la même histoire, celle de l’amour entre Seth Rogen et Evan Goldberg les auteurs des deux films.

 

 

Le dernier pour la route, Philippe Godeau, 2009

Solutions locales pour un désordre globale, Coline Serreau, 2010

La vie de Bohême, Aki Kaurismäki, 1992

Crin Blanc, Albert Lamorisse, 1953

Le Ballon Rouge, Albert Lamorisse, 1956

Danton, Andrzej Wajda, 1983

Notre poison quotidien, Marie-Monique Robin,2010

Superbad, Greg Mottola, 2007

 

Le retour des notices de Georges Sadoul…

Cette fois-ci, Albert Lamorisse :

(Paris, 13 janvier 1922) Il s’est spécialisé dans la mise en scène documentaire poétique et a remporté de grands succès internationaux avec Crin blancet le Ballon Rouge. [Une liste.]

Et puis aussi Andrzej Wajda :

(Se prononce Waïda, et non Vachda) (Suwalki 9 mai 1926) Le meilleur jeune cinéaste polonais avec le regretté Munk. Il révéla son tempérament direct et sincère dès son premier long métrage, Génération. Sitôt après, n’ayant pas encore atteint la trentaine, il donna avec Kanalune œuvre importante des années 1950, où il peignit la bataille de Varsovie, avec de violentes antithèses, faisant contraster l’amour et la mort, l’héroïsme et la folie. Il se surpassa dans Cendre et Diamant, malgré une certaine surcharge baroque. Avec Samson, il passa du pittoresque à l’émotion. Il se considère comme « un violent romantique », mais estime que « ce mode de vie et de pensée est devenu difficile dans une société stabilisée. Munk et moi, nous avons tenté d’illustrer cette prise de conscience, qu’on ne peut accomplir des actes héroïques ou généreux s’ils sont inutiles, mais qu’il y a dans chaque homme une aspiration au mieux ». [Une liste.]

Celui qui déclarait en 1963 à Yvonne Baby (in « Le Monde » 4 janvier) : « Ceux qui n’ont pas vécu la guerre s’en moquent pu la renient. C’est leur affaire ; la mienne est d’y revenir en dépouillant le drame de l’anecdote, des effets journalistiques et spectaculaires », s’est pourtant attaché dans la suite de sa carrière – très mal connue en France – à davantage parler de la Pologne d’aujourd’hui dans des films souvent très influencés par la thématique « occidentale ». [Une liste.]

 


Toutes les illustrations sont de Šejma.

Par Tzvetan Liétard - Publié dans : Ecran noir de nos nuits blanches
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Mercredi 18 juin 2014 3 18 /06 /Juin /2014 23:28

Et c'est reparti. Après plus de 45 jours d'activité, il paraît que des pubs apparaissent. 45 jours. Un mois et demi. On va tâcher de faire en sorte d'essayer de pouvoir que cela ne se reproduise plus. D'autant que si ma consommation de films a quelque peu ralenti, j'ai quand même une trentaine de notes à placer.

Ou alors, je démissionne.

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Les Lumières du Faubourg le confirment, le meilleur Kaurismäki, c’est souvent le dernier que je viens de voir. Le film comporte un procès.

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Si tu regardes ce film, tu noteras peut-être sur chaque plan la couleur rouge. On y entend même le temps des cerises par Fred Gouin.

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Mati Pellonpää manque mais on a aperçu Kati Outinen.

 

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De même, apercevoir dans le Joli Mai Jean-Luc Godard, Anna Karina et Alain Resnais a eu quelque chose d’émouvant. Le film contient également un procès (celui d’un membre de l’OAS).

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Je le préfère à la Chronique d'un été. Ces deux films comparables racontent Paris à deux moments de la décolonisation.

 

 

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L’Affaire Paradine raconte également un procès. Louis Jourdan fait donc partie du même club que Piccoli, Noiret, Vanel, Subor, Fresnay et Gélin.

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C’est un exemple de film que la mise en scène rend captivant.

 

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Madagascar, une île, pour annoncer le combat dans l’île. Pas plus de rapport cette fois-ci entre le court et le long. L'animation à base de dessin de carnet de voyage était réussi. Le travail sur le son était aussi évocateur que les images.

 

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Le Combat dans l’île était une belle métaphore, un film qui prête le flanc à l’analyse qui semble être fait pour ça. On sait bien qui est le méchant et qui est le gentil, et pourtant…

Dans le public, des gens connaissaient Romy Schneider mais ne l'avaient jamais vu jouer. Comme ce rôle correspond a une étape importante de sa carrière, ce n'est pas la plus mauvaise tentative.

 

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Providence est une expérience magistralement menée par Resnais et d’après une pièce de David Mercer, l’auteur de Family Life dont j’aimerais pouvoir dire qu’il était joyeux (joyeux David Mercer). Là encore, on perçoit David Lynch avant la lettre, mais aussi les Monty Pythons après la lettre (It’s…). Je commence à mieux appréhender les films d’Alain Resnais. Il ne correspondait pas à ce que je m’imaginais quand j’en avais entendu parler la première fois (par exemple ce n’est pas le vieux locataire de Providence qu’interprète Dirk Bogarde que je n’avais vu que dans La Mort à Venise au TNB).

 

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Je me souviens de la sortie de l’an 01 et ce léger pincement au cœur du fait de l’homonymie avec l'autre film du même nom, celui qui m'émouvait. À l’époque, je n’avais rien vu des productions Appatow. Depuis, si, et je suis comme en un terrain plus connu. Je dirais même que, paradoxalement étant donné le sujet, celui-ci est moins bigot que les autres.


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Laitakaupungin valot, Aki Kaurismäki, 2006

Le Joli Mai, Chris Marker & Pierre Lhomme, 1962

The Paradine Case, Alfred Hitchcock, 1947

          Madagascar, carnet de voyage, Bastien Dubois, 2010

Le Combat dans l’île, Alain Cavalier, 1962

Providence, Alain Resnais, 1977

Year One, Harold Ramis, 2009

Par Tzvetan Liétard - Publié dans : Ecran noir de nos nuits blanches
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Samedi 3 mai 2014 6 03 /05 /Mai /2014 19:57

Après Fest (voir note précédente) je me suis limité aux films montré en "cinéclub institutionnel". Les films choisis ne correspondent pas à l'élaboration d'une histoire du cinéma (mais il y a des vieux films). Il ne s'agit pas non plus de diffuser les grands succès populaires (mais il y en aura). Ce sont surtout l'illustration de problématiques culturelles et/ou civilisationnelles. On en parlera pas ici.

On verra ici en alternance des films vus à l’Institut Français de Belgrade dans une salle de cours et des films vus dans une salle de l’université.

A part les Trois Frères et Mon Oncle d'Amérique, j’ai découvert d’entre eux au moment de la projection. Le choix était un mélange d’éclectisme et d’envie (sans ce dernier point, ce n’est pas la peine). j’ai l’impression que les films comme Itinéraires, 8 fois debout, les Petits Ruisseaux ne sont pas des films qui se regardent dans mon entourage virtuel parce qu’ils ne sont pas assez bis (j’aime bien le bis), pas assez "classique" (j’aime bien le "classique"), pas assez glamour (j’aime bien le glamour), mais à première vue surtout trop mollassons, trop déprimants, bref, trop franchouillards. Je dois avouer mon goût (non exclusif) pour ce type de film.


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On parlait vraiment d’une drôle de façon à l’époque des Trois Frères. On a montré ce film en cinéclub à la fac. Je guettais particulèrement les réactions pour la scène avec le yougoslave (évidemment) et celle avec le petit prince étant donné que les étudiants doivent connaître sur les bout des doigts ce livre qui leur sert de base d’analyse. Je crois que ça a fonctionné.

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Quel Resnais montrer aux étudiants parmi ceux disponibles à la médiathèque de Belgrade ? J’ai choisi Mon oncle d’Amérique pour son côté didactique et captivant : la première fois que je l’avais vu, le film était à la fois clair et éclairant. C’est grâce à lui que j’avais découvert Henri Laborit. J’ai mieux apprécié cette deuxième vision, non pas parce que je le connaissais déjà, mais j’ai été plus sensible au travail de montage, en fait musical, de ce film avec ses accélérations et ses ralentissements, ses répétitions de motifs et ses accords. Dans le (petit) public, on lui a reproché sa lenteur alors que le rythme était maîtrisé. On a aussi reproché à Depardieu d’être « en petite forme ».

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Le Petit Dragon est une sorte de Toy Story où l’on apprend que l’esprit de Bruce Lee ne disparaîtra jamais. Depuis, je vu ce drôle de numéro de Blow up, mais pas encore le film traité (Le Jeu de la Mort).

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Je n’avais jamais entendu parler d’Itinéraires ni de Christophe Otzenberg, mais j’ai été intéressé par le sujet (variation inachevée sur le faux coupable), la location et les acteurs. Je le rangerais avec  La Raison du plus faible et pas seulement à cause de Patrick Descamps. Il est vrai que j’ai d’abord été attiré par le casting, Jacques Bonaffé que je n’avais pas vu depuis longtemps en premier lieu.
Expliquer le film nous a conduit à parler de motifs spécifiquement français comme Victor Hugo et les Misérables, le polar qui permettent une description sociale, Simenon, etc. Personne ne connaissait Simenon.

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J’avais présenté 8 fois debout comme une comédie, à cause de l’affiche. En fait, ce serait une sorte d’En avoir (ou pas) un peu plus léger. L’affiche trompe également quant à la place de Denis Podalydès, même si la trajectoire de son personnage est proche de celle du personnage interprété par Julie Gayet que je n’avais pas vu que dans Delphine 1, Yvan 0. C’est une actrice excellente. Outre une balade dans le Périgord, le film a été l’occasion de montrer qu’en France aussi il y a des galères. Ce fut une surprise.

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À la française d’Édouard Baer est un drôle de spectacle qui brasse des problématiques et des motifs auxquels je suis de plus en plus sensible mais qui risquent d’être indigestes pour un Français de France qui se contrefiche (avec raison) de l’image de la France à l’étranger. Pour moi, c’était l’occasion d’une révision générale, mais je me demande comment la pièce peut être perçue de l’intérieur de l’œil du cyclone. Je me suis aperçu que la distribution de la pièce était alternée. Je regrette de ne pas avoir vu certains acteurs comme Philippe Duquesne ou Jean-Michel Lahmi.

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À la française C’est aussi le titre d’un court métrage d’animation situé à Versailles en 1700. Le château, les jardins, y sont parfaitement représentés, mais la cour est interprétée par une volaille qui en font une basse-cour.

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Il annonce les Caprices d’un fleuve dont le début est également situé à Versailles vers 1784. Il commence avec une tapisserie pleine d’oiseaux et file un peu plus tard également la métaphore de la basse cour et de la cour. La trajectoire de Jean-François de la Plaine (interprété par Bernard Giraudeau) paraît superposer plusieurs strates de l’histoire coloniale française. Là encore, c'est le casting qui a fait plaisir bien qu'il ait été globalement en retrait par rapport au personnage de Giraudeau. Richard Bohringer, acteur franco-sénégalais, dont j'attendais plus d'importance. Je mentionne aussi Roland Blanche et le jeune Thierry Frémont.

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Cul de bouteille est un petit garçon dont la mauvaise vue l’amène à voir des choses que les autres ne voient pas. Par contre il entend ce que tout le monde entend, dont une radio qui parle tout le temps du Rhône. Le dessin peut évoquer un Vanoli.

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Dans les Petits Ruisseaux, il est aussi question d’hallucination puisqu’Émile (Daniel Prévost) déshabille littéralement et à son grand dam la gent féminine de son entourage. Il est également question de fleuves français : la Loire et la Garonne. C’est Sören Prévost qui joue le rôle du fils d’Émile. Comme il est aussi comédien, la séquence dans laquelle il intervient est assez étonnante autant pour la mise en scène, géométrique (un peu comme chez Wes Anderson), que pour leur ressemblance, un air de famille, ainsi révélée. Cette séquence a plu pour sa gentillesse et le film a intéressé pour sa façon d’aborder la libido du troisième âge, sujet rarement abordé s’il en est. Le personnage préféré aura été celui de Philippe Nahon, dont le peu de présence a été déploré. Les hippies de Corrèze énervent les Français du public.

 

 

Les Trois Frères, Didier Bourdon & Bernard Campan, 1995

Mon oncle d’Amérique, Alain Resnais, 1980

Le Petit Dragon, Bruno Collet, 2009

Itinéraires, Christophe Otzenberger, 2005

8 fois debout, Xabi Molia, 2009

            … À la française, Édouard Baer, 2013

            À la française, Morrigane Boyer, Julien Hazebroucq, Hsu Ren-Hsien, Emmanuelle Leleu, William Lorton, 2012

Les Caprices d’un fleuve, Bernard Giraudeau, 1996

            Cul de bouteille, Jean-Claude Rozec, 2010

Les Petits ruisseaux, Pascal Rabaté, 2010


Toutes les illustrations sont de Šejma.

Par Tzvetan Liétard - Publié dans : Ecran noir de nos nuits blanches
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Jeudi 24 avril 2014 4 24 /04 /Avr /2014 14:53

J’ai abordé l’édition 2014 de Fest un peu différemment.

Habituellement, je n’achète pas de place avec trop d’avance de sorte que j’évite la sélection principale où il n’y a généralement plus de place.

Cette année, j’ai tenu à essayer à voir quelques films manqués l’année précédente.

J’en profite pour dire qu’en l’état, le festival est une aberration. Une quarantaine de films diffusés chacun deux fois, quasiment pas de rencontre ou de conférence de presse qui justifierait la pleine appellation de festival. Surtout, il y a une certaine incertitude quant à l’exploitation future des films à Belgrade puisqu’elle semble dépendre du bouche-à-oreille qui de fait précède le festival.

A revoir le programme, je me rends compte du nombre de films que j'ai bêtement raté.

Cela dit, en l’occurrence, The Grand Budapest Hotel, la Grande Bellezza, The Zero Theorem, Her, Philomena, sont ou ont été ensuite à l’affiche. Mais ce sont des productions avantagées par les noms impliqués (des réalisateurs et des acteurs). Tout ça pour dire qu'à Belgrade, l'AFCAE me manque.

 

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Je n’ai jamais vu autant de films en si peu de temps au cinéma. J’ai essayé de réunir quelques motifs communs à certains d’entre eux. Je n’en ai pas trouvé de pertinent pour l’ensemble des films.

 

  • La première livraison concerne donc les films que je qualifierais d’agricolxploitation.

Bauyr, Serik Aprymov, 2013

Moj Pes Killer, Mira Fornay, 2013 

Stop the pounding heart, Roberto Minervini, 2013

Boven is het stil, Nanouk Leopold, 2013

Le démantèlement, Sébastien Pilote, 2013

Mandariinid, Zaza Urushadze, 2013

  • La deuxième livraison traite des films attendus (ceux dont on a plus ou moins entendu parler). C'est le Glavni Program.

Only Lovers left alive, Jim Jarmush, 2013

Inside Llewyn davis, Joel & Ethan Coen, 2013

The Grand Budapest Hotel, Wes Anderson, 2014

La Grande Bellezza, Paolo Sorrentino, 2013

The Zero Theorem, Terry Gilliam, 2013

  • La troisième livraison consistera en une sorte de fourre-tout.

La Paz, Santiago Loza, 2013

Kapringen, Tobias Lindholm, 2012

Gehen am Strand, Caspar Pfaunder, 2013

Enough said, Nicole Holofcener, 2013

Canibal, Manuel Martín Cuenca, 2013

 


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I. Agricolxploitation

Beaucoup avaient pour cadre une exploitation agricole ou pour être plus exacte un élevage. C’est souvent pour décrire la fin d’un monde, dont on attend qu’il meurt. Certaines exploitations sont familiales et modestes et ne visent qu’à la satisfaction de besoins personnels (Bauyr, Moj Pes Killer), d’autres sont présentées comme les vestiges d’une activité agricole dépassée en occident (Le Démantèlement, Boven is het stil), Stop the pounding heart présente l’exploitation comme une utopie allant à contre-courant et si Mandarines montre une exploitation en décalage avec la société, ce n’est plus pour des raisons économiques mais de guerre.

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Petit frère (Bauyr) est un film du Kazakhstan dans la tradition des films italo-soviétiques sur l’enfance (oui, c’est un peu vague) on suit ce petit garçon se démerder pour sauver la face et rester digne malgré les abandons ou les arnaques de son entourage. Le film commence dans une salle de classe dans une école de campagne. On ne sait pas encore qui sera le héros mais on sent déjà une société particulière étant donné les uniformes de ces gamins et la leçon de russe très ennuyeuse que les enfants suivent docilement. Parmi les éléments qui lient ce film à 2013, il y a un smartphone ramené par le grand frère étudiant à la ville et l’affiche d’une comédie russe avec entre autre Gérard Depardieu sur un cinéma. On y voit aussi Assaut de Jean-François Richet. Curieusement, c’est une vieille pellicule d’un film soviétique que le petit garçon tenait à montrer à son grand frère, un peu comme si je te garantissais qu’il fallait voir Chatran ou  Un Enfant de Calabre.

On y voit un gamin mettre au lit un pauvre vieux. On y voit un enterrement.

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Mon chien Killer est un film slovaquo-tchèque dont le protagoniste, un skinhead, entraîne son chien à tuer dans la vigne où il travaille. C’est la première fois que je vois dans un film contemporain un film avec un bistro à l’entrée duquel il est écrit sans complexe que l’entrée est interdite aux Rroms. Le temps écoulé entre fest 2014 et la publication de cette note me permet de dire que c’est probablement l’un des films les plus marquants de ceux que j’ai vus. Je ne m’y attendais pas alors, mais il résonne tellement avec l’actualité.

On y voit un gamin mettre au lit un pauvre vieux. On y voit escamoter un cadavre.

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Le Cœur battantdécrit un univers assez insupportable, un projet d’utopie auquel je n’ai pas envie d’adhérer (mais alors pas du tout). Cela ressemble à un documentaire sur une famille qui avait décidé quelques années plus tôt de vivre en communauté. Les parents ont été à la fac, mais ils ont fait toute l’éducation de leurs enfants (une demi douzaine) sur la base de la religion. La scène dans laquelle la mère explique à ses filles la gloire pour la femme d’être soumise à l’homme est l’une de celles qui rendent le plus évident la position de l’auteur. Une autre séquence, de révolte, réjouit comme une éclaircie dans un ciel nuageux.

L’exploitation est celle de chèvres, mais l’univers rappelle également celui de The Lusty Men, celui des rodéos modernes. Chaque fois qu’on explore un nouvel univers, la vie d’une communauté qu’on ne connaît pas, on lui donne le bénéfice du doute. Dans ce cas, et pour le conservatisme volontairement passéiste, non merci.


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C’est Henri Garcin qui m’a donné envie de voir Tout est si calme. C’est ainsi que j’ai appris que ce comédien à la diction impeccable, amant de Catherine Deneuve dans La Vie de Château, époux de Fanny Ardant dans La Femme d’à côté, voisin de Rosy Pierre, je veux dire Roger Varte, enfin Rosy Varte et Jean-Marc Thibault, que ce comédien, donc, était néerlandais. Henri Garcin est à des lieux de ses personnages de bellâtre dans ce film où il interprète un vieillard grabataire à la charge de son fils contraint de gérer seul l’élevage de moutons. Comme le titre l’indique peut-être, c’est un film austère et âpre. Il décrit un malaise, mais contre toute attente, il ne s’agit pas d’un malaise paysan.

On y voit un gamin mettre au lit un pauvre vieux. On y voit un enterrement.

Le-d--mant--lement.jpgLe-d--mant--lement2.jpgLe démantèlementest en revanche le plus sympathique. Gabriel Arcand interprète également un éleveur de mouton mais lui écoute de la musique. Comme dans Camion, la musique folk et les paysages rendent ce film attachant. Leur origine québécoise n’est pas le seul élément qui justifierait une comparaison de ces deux films. L’exode rural y paraît une thématique importante. C’est à Montréal que tout semble se passer, mais hors-champ (hormis un joli plan sur Sophie Desmarais). Concernant cette histoire où ce vieil exploitant décide de démanteler sa ferme pour aider l’une de ses filles à conserver la maison et le confort que son divorce risque de lui faire perdre, on m’a parlé d’une variation sur le père Goriot. Je n’y avais pas pensé car hormis ce motif, on en est bien loin : Gaby (le père, Gabriel Arcand) n’est pas dupe et le film est plus doux qu’amer.

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Je rangerais Mandarines parmi mes westerns de série B des années 50 préférés s’il ne s’agissait pas d’un film estonio-géorgien de 2013 dont l’action se situe en Abkhazie en 1992. Ce film en huis-clos dans lequel des ennemis (un mercenaire tchétchène du côté des russes – on est en 1992 – et un Géorgien) sont obligés de composer (par l’Estonien d’Abkhazie qui les a recueillis et soigné) peut faire penser à No Man’s land auquel je le préfère, mais aussi à ces films qui réunissent nordistes et sudistes. Le film ne parle pas d'Abkhaziens.

On y voit un vieux mettre au lit des gamins salement amochés. On y voit un enterrement.

 

Bauyr, Serik Aprymov, 2013

Moj Pes Killer, Mira Fornay, 2013 

Stop the pounding heart, Roberto Minervini, 2013

Boven is het stil, Nanouk Leopold, 2013

Le démantèlement, Sébastien Pilote, 2013

Mandariinid, Zaza Urushadze, 2013


 

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II. Le Glavni Program 

Le glavni program, ce sont les films que la plupart des top ten ont mentionné en ce mois de janvier 2014. Ce sont des films que j’aime mais qui ne constituent pas des découvertes quelle que soient les affinités que je peux avoir avec les univers de leurs auteurs. J’ai été content de les retrouver au cinéma. Tilda Swinton est présente trois fois.

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En effet, la dernière fois que j’ai vu un film de Jim Jarmusch au cinéma, c’était pour Ghost Dog (autant dire que c’était au siècle dernier), mais le pied que j’ai pris avec  The Limits of Control m’a fortement encouragé à aller voir Only Lovers left alive, premier film de la sélection que je vois.

Quand on a un univers aussi maîtrisé que celui de Jim Jarmusch, les "critiques" du type « un Jarmusch en petite forme » me dépassent un peu. Je me souviens justement d’un ami à la sortie de Ghost Dog qui ne comprenait pas qu’on puisse critiquer le réalisateur. C’était à l’époque de la petite polémique entre Patrice Leconte et les critiques. Sa réaction m’a longtemps fait cogiter (celle de mon ami, pas celle, qui la rejoint, de Patrice Leconte). Effectivement, quand un réalisateur a livré des œuvres aussi maîtrisées et aussi personnelles, il construit une œuvre en prenant des risques.

C’est l’un des films qui aborde le plus profondément la question de la culture et de la sensibilité. Il est facile pour un lecteur de télérama-chronic’art-inrockuptible-kessejenkor de s’identifier à ces vampires esthètes non pas conservateurs mais ayant retenu toutes les strates de toutes les cultures qui s’est accumulée depuis leur apparition. Eve connaît le nom scientifique de toutes les plantes et de tous les animaux (elle a eu le temps de se construire une érudition), Adam maîtrise tous les instruments. On aperçoit parmi les portraits adorés par Adam ceux de Joe Strummer (RIP) et de Neil Young (LIP). On rend hommage une fois de plus à Nikola Tesla, on passe d'ailleurs devant la maison de Jack White…

Malgré leur raffinement, ce sont des vampires qui ont besoin de sang.

On y voit un corps escamoté. On y voit un enterrement.

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En effet, la dernière fois que j’ai vu un film des frères Coen au cinéma, c’était pour The Big Lebowski (autant dire que c’était au siècle dernier). Après quoi, je n’ai vu qu’une copie de Burn after reading. Inside Llewyn Davis confirme s’il en était besoin la certitude qu’un film de ses auteurs sera un bon moment. Ce sont des formidables raconteurs d’histoire.

Le lien avec O brothers et l'Odyssée a déjà été mentionné. Chaque fois que je repense à ce film, je pense au temps où mes chaussures ne supportaient pas la neige.

 

Remarquons que les derniers mots d’Only Lovers Left Alive et d’Inside Llewyn Davis étaient en français dans le texte : « Pardon, s’il vous plaît. » et « Au revoir monsieur ». Et du français, on va en entendre dans le film de Wes Anderson.

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Remarquons également que ces deux films comportent respectivement dans leur casting Tilda Swinton et François Murray Abraham, présents dans The Grand Budapest Hotel. Outre pleins d'acteurs, il contient de la littérature début XXème (Kafka, Zweig surtout, paraît-il) mais aussi du Spirou avec au moins deux motifs :

- Le château qui sert de prison a certainement la même source que celui de QRN sur Bretzelburg. 

- Adrian Brody joue une sorte de Zantafio avec des cousines comme dans Spirou et les Héritiers et un brassard comme dans l’Ombre du Z). Qu'on en juge :

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Du point de vue du casting, c’est sans doute le film qui a offert le plus de croisements dans la sélection du glavni program. Outre Tilda Swinton et F. Murray Abraham, il y avait aussi Léa Seydoux (La vie d’Adèle, La Belle et la Bête), Matthieu Amalric (La Vénus à la Fourrure), Ralph Fiennes (The Invisible Woman), Willem Dafoe (Nymphomaniac).

On y voit un corps escamoté. On y voit un enterrement.

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Cela dit, c’est la première fois que je vois un film de Paolo Sorrentino. La Grande Bellezza racontait l’histoire d’un esthète désabusé, journaliste auteur d’un livre ayant eu du succès 20 ans plus tôt, passionné d’une littérature qui semble n’avoir rien produit d’intéressant depuis longtemps. Après avoir mis en exergue une citation de Céline extraite du voyage au bout de la nuit, on évoque Marcel Proust, Gustave Flaubert et son roman sur le rien et André Breton ; Luigi Pirandello, Gabriele d’Anunzio et Alberto Moravia ;Tourgueniev et Dostoïevski ; Shakespeare.

Puisque l'on parle de littérature, ce film me semble contenir l'argument d'un roman que j'aimerais beaucoup lire (tout comme j'ai énormément de plaisir à lire en ce moment L'Homme sans qualité de Musil).

Il paraît que ce qui a contribué au succès du film en Italie, c'est l'accent napolitain de Toni Servillo. Il en use avec délectation. Naples, c'est la ville de Sorrentino, Servillo et un étudiant avec lequel je travaille et qui m'a expliqué tout ça.

La bande originale correspond à celle que j'attendais également dans the Wolf of Wall Street. Scorses a préféré se faire plaisir.

On y voit un enterrement.

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En effet, la dernière fois que j’ai vu un film de Terry Gilliam au cinéma (et en fait), c’était Fear & Loathing in Las Vegas (autant dire que c’était au siècle dernier). Je crois que ce que j’ai arrêté de le suivre parce qu’il a commencé à utiliser des effets numériques. Cela m’avait paru incompatible avec son œuvre à cause de ce qu’il a dit dans un entretien sur la mauvaise qualité intrinsèque des effets numériques.

The Zero Theorem m’a paru un mix de ses thèmes et motifs habituels du moins à l’époque où j’avais écrit ce petit mémoire au lycée, quand on avait suivi cette option cinéma et qu’on était allé à Tréguier se présenter pour l’épreuve du bac. Sans ses repères, il semble impossible d’aborder ce film autrement que comme un délire arty. Pourtant on y retrouve en vrac Brazil, 12 Monkeys et the Fisher King. Pendant tout le film, je n’ai pas reconnu Christopher Waltz.

 

Only Lovers left alive, Jim Jarmush, 2013

Inside Llewyn davis, Joel & Ethan Coen, 2013

The Grand Budapest Hotel, Wes Anderson, 2014

La Grande Bellezza, Paolo Sorrentino, 2013

The Zero Theorem, Terry Gilliam, 2013

 

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III. Les autres films

Malgré quelques motifs communs, je n'ai rien trouvé de suffisant solide pour rassembler ces films en un corpus.

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La Paz se situe en Bolivie, mais l’essentiel du film se passe en Argentine.

Une séquence à provoquer une hilarité localisée un peu vexante : le protagoniste, un dépressif, discute avec une prostituée dont on apprend qu'elle se prostitue pour payer ses études. Comme très peu d'étudiants avec les quels je travaille semblent avoir eu une expérience professionnelle, on comprend qu'en arriver à de telles extrêmités pour étudier puisse sembler absurde. Ce n'est pas à mes lecteurs français que je l'apprendrais. Ce motif est présent dans un autre film qui met en scène une étudiante comme protagoniste.

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Hijacking est l’un des rares films hors glavni program que je tenais à voir parce qu’il me donnait l’occasion de retrouver l’auteur de R, un film vu à l’occasion de fest 2011. À cette occasion, j’ai appris que Tobias Lindholm a également participé au scénario de Jagden. Depuis R, je n’ai toujours pas vu un Prophète, et ayant vu ce Kapringen, j’ai dédaigné Captain Philips.

Les caractères m’ont paru originaux, notamment ceux des gens chargés de négocier : du côté des pirates, le jeune homme qui n’est pas un pirate mais qui n’a pas le choix, et du côté de l’entreprise, le patron, un négociateur impitoyable en affaire, mais qui, bien que conseillé par un professionnel, se révèle responsable et humain à la fois. L’alternance des points de vue pourrait lasser, mais cette lassitude souligne la difficulté de la condition d’otage.

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Walking on the beach avait un début prometteur basé sur la contemplation. Ce film, une épreuve, est également une source de réminescences qui me le rendent attachant. Ce film met en scène une étudiante au prise avec un mémoire dont on ne sait rien.

Je me souviendrais aussi de ce film pour l'intervention avant la projection de Caspar Pfaunder, le réalisateur, qui entre autres choses, nous avait demandé d'éteindre nos smartphone. Moi, je n'en ai pas, mais j'ai appris à être impitoyable avec ceux qui regardent leur smartphone dont la luminosité est effectivement extrêmenent gênante. Je ne suis d'ailleurs pas le seul que ça agace. Une fois (pour Boven is het stil) j'ai demandé poliment à une personne de l'éteindre, et cette personne l'a poliment fait. C'était très poli, très contrasté avec l'habitude de voir les gens supporter quelque chose de désagréable jusqu'à l'irritation suprême. Une autre fois (pour La Grande Bellezza), c'était carrément tout le rang devant moi (j'exagère, mais cinq, côte à côte,  ça fait du monde) qui s'ennuyait et qui consultait ses smartphones. Cette fois-là, j'ai étais un peu plus loin, quelqu'un d'autre s'est énervée.

On y voit un enterrement.


Pas d'illu pour çuici malgré la chouette gueule de James Gandolfini


La plupart des films du glavni program (voir II, un peu plus haut)  étaient montrés à Sava Centar. J’y ai vu Enough said, modeste comédie hollywoodienne, entre deux « grands » films. La présence de James Gandolfini a achevé de me motiver. Il y joue un conservateur d'image de type INA. Son travail c'est les archives. Pour ce motif, il peut s’intégrer dans ce cycle de films présentant les dépositaires d’une culture populaire qui tend à être oublié (The Grand Budapest Hotel, Only Lovers Left Alive, La Grande Bellezza et dans une moindre mesure, Inside Llewyn Davis). De fait, cette comédie romantique mettant en scène des quinquagénaires dans une situation propice au genre raconte entre autres des gens qui ont vécu beaucoup (dont un divorce) confronté et des jeunes (leurs enfants) plus ou moins poseurs.
Le personnage principal, interprété par Julia Louis-Dreyfus, est une masseuse.

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Vu par surprise, Cannibal pourrait ravir les amateurs de Chabrol ; attendu au tournant, non, car il manque de méchanceté. Le personnage principal est donc un cannibal, un tailleur et un esthète. Un autre est une masseuse. Le film est propice à la métaphore. CRYPTO-SPOILER (comment dit-on quand on livre une grille d’interprétation qui peut gâcher la vision d’un film ?) mais il semble que ses rapports avec les femmes peuvent être ainsi fantasmés.
Ce film fut également une révélation géographique : je n'aurais jamais imaginé de tels paysage en Andalousie ; c'est bien simple, pour moi, c'était les Pyrénées.

 

La Paz, Santiago Loza, 2013

Kapringen, Tobias Lindholm, 2012

Gehen am Strand, Caspar Pfaunder, 2013

Enough said, Nicole Holofcener, 2013

Caníbal, Manuel Martín Cuenca, 2013

 


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Voilà tout pour Fest.

Nous sommes dans le quantitatif.

16 films si différents, ça en fait une liste quasi illisible.

Le titre de cette note est une chanson de Nougaro.

Je l'ai choisie car mon livre d'attente entre les films et pour le bus, c'était Le Traité de Ponctuation de Jacques Drillon.

C'était bien.

"Point final"


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Ah ! Au fait ! Toutes les illustrations sont de Šejma.

Par Tzvetan Liétard - Publié dans : Ecran noir de nos nuits blanches
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Vendredi 11 avril 2014 5 11 /04 /Avr /2014 14:38

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La plupart des films nominés aux oscars ont été projetés dans le cadre de Fest 2014, le festival de cinéma de Belgrade (voir trois notes à paraître sous peu). Ce n’était pas le cas d’American Bluff. Avec David O’Russel, j’en étais resté au sympathique Three Kings. Je serai assez curieux de voir les films précédents. Celui-ci donne l’impression d’un grand désordre, comme si cette histoire d’arnaque  renonçait à l’épate habituelle des films d’arnaques. Ici, les arnaqueurs et demi des arnaqueurs y laissent quand même des plumes. Les souvenirs qui m’en restent plus d’un mois après l’avoir vu tiennent aux personnages (et donc à ce bon mélange d’écriture et d’interprétation). Il y a eu un baiser lesbien furtif qui a provoqué une réaction tonitruante quoique localisée dans la salle.

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Le film Valdez se joue des clichés. Valdez s’en prend plein la gueule et la morale est curieuse. Un bon moment de détermination incarnée par Burt Lancaster.

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Je me demande comment j’aurais perçu Monuments men si je n’avais pas vu un certains nombre de films de guerre. J’ai l’impression que ces personnages sautent de films en films avec un fil narratif un peu ténu. Vu aussi au cinéma, il y a eu des réactions étonnantes : un moment, les Monuments men découvrent des tonneaux remplis de dents en or.
« - qu’est-ce que c’est ?
- des dents. »
Gros éclats de rire de jeunes ados. Je pense que c’est l’incrédulité sur un tel sujet.
Le film aura rempli sa mission de représentation. Un film de guerre, même raté, ne le sera pas totalement, s’il a au moins fait cet effort. Le film de Clooney a d’autres qualités que je n’irai pas jusqu’à appeler atouts.
Notons la présence d'habitués des films des frères Coen (George Clooney, John Goodman, Matt Damon) et de Wes Anderson (Bill Murray, Bob Balaban et, disons, Cate Blanchet). La musique qui illustre les scène parisienne m'avait étonné par sa ressemblance avec les arrangements de chansons des années 50, spécialement 3 petites notes de musique (Colpi - Delerue) dans Une aussi longue absence (pas vu, mais la chanson est l'une des plus belles au monde). C'est cela et les comédiens de Wes Anderson qui m'ont mis ma puce à l'oreille quant à la participation d'Alexandre Desplat.

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Tête de Turc a fait l’objet d’un cinéclub de fac. Je montre souvent des films que je n’ai pas vus mais qui me semblent avoir un certain intérêt. Le sujet social assez casse-gueule conjugué au talent d’auteur et de comédien de Pascal Elbé ne m’a pas paru un trop grand risque. Parmi les choses qui m’ont fait cogiter, il y a ce casting qui n’attribue pas les rôles des personnages étrangers en fonction des origines des acteurs avec lesquels ils ont en commun d’être Français. Simon Abkarian ne joue pas d’arménien (en tout cas apparemment pas) alors que Pascal Elbé et Roshdy Zem, si. Cela m’interpelle car c’est le sujet du film. Je suis également content de voir Zem et Elbé jouer de vrais frères, après les avoir vu jouer des personnages très proches dans Mauvaise Foi de Roschdy Zem. Puisque l’on parle de famille d’acteurs (j’y suis assez sensible), j’ai été touché de voir Monique Chaumette interpréter la mère de Pascal Elbé alors que Philippe Noiret a été son père dans un autre film écrit également par Elbé. De bons acteurs, donc, au service d’une bonne histoire pleine de symboles. Le film a été tourné du côté de Poissy.

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Poissy, c’est l’endroit où Pignon,L’emmerdeur, a fait construire un pavillon pour sa femme. Je n’avais jamis vu ce film, mais j’avais vu tous les Pierre Richard – Gérard Depardieu. J’aime bien ce film parce qu’il va jusqu’au bout du cauchemar. Une moralité, un moment touchant finit toujours par être désamorcé. Je ne sais plus qui de Pignon ou de Milan est le plus flippant.

 

 

American Hustle, David O’Russel, 2013

Valdez is coming, Edwin Sherin, 1971

The Monuments men, George Clooney, 2014

Tête de Turc, Pascal Elbé, 2010

L’emmerdeur, Édouard Molinaro, 1973

 


Toutes les illustrations sont bien sûr de Šejma.

Par Tzvetan Liétard - Publié dans : Ecran noir de nos nuits blanches
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Jeudi 10 avril 2014 4 10 /04 /Avr /2014 21:46

 

 

Polyphonic Size (1982)


 

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Ajoutée le 13 juillet 2011 par alokla777

 

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The Recyclers & Katerine (1997)


 

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Dominique A (2001)

 

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Ajoutée le 15 janvier 2010 par vincente06 

Par Tzvetan Liétard - Publié dans : Musique aux autres
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Dimanche 6 avril 2014 7 06 /04 /Avr /2014 14:57

Il y avait longtemps.

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Quand on n’a pas vu L’ordre et la morale, (et quand comme moi on ne connaît pas grand chose au monde du cinéma) on peut être perplexe face à la déclaration de Mathieu Kassowitz sur le cinéma français et à la façon dont elle a été relayé (la mode des clashbuzz). Le fait est que les césars auraient gagnés à donner une place à ce film. On y retrouve la verve des films politiques des années 60/70, les films de Boisset/Costa-Gravas et une mise en scène enthousiasmante. Le film traite un événement datant de 1988 (il y a 26 ans !). L’utilisation d’images d’archives en regard avec ce qui se passe produit un effet sacrilège et satirique sain. Je ne les avais jamais vues. Mitterrand décédé quand j’avais 15 ans, Chirac lui ayant succédé au moment où je commençais à me faire une éducation politique (à base d’émission canal plus)… Lire ces images à 33 ans oblige à resituer les époques, à chercher ce qui perdure et ce qui était de l’ordre de l’événement. Chirac et Mitterrand ne paraissent pas interchangeables.
Ce film est un excellent film.
Du coup, j'ai relu Cannibales de Didier Daeninckx.

On y entend du français et du kanak.

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La Double vie de Véronique me renvoie au collège puisque c’est en 4ème que l’on avait regardé quelques épisodes du décalogue de krzysztof Kieslowski que notre professeur de français nous avait fait comparer à un épisode d’Hélène et les Garçons. C'était édifiant. Grâce à mademoiselle Kathleen Barbereau, ma prof de français d’alors. La double vie de Véronique m’a révélé Philippe Volter qui me rappelle Benoîr Régent.

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La Gare est une gare comme beaucoup de gares plus à l’est que la gare de l’est.


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Les Musiciens du dimanche sont des musiciens sympathiques.


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L’hôpital contient l’une scène les plus marquante que je n’ai jamais vu dans un hôpital (avec une scie et du sang). Pourtant c’était en noir et blanc.


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Harvey est peut-être une screwball comedy. Elle semble avoir un petit budget comparé aux films aux quels participait James Stewart. Dans Harvey, on apprend ce qu’est un Pooka. Le film est assez perturbant car la folie n’est pas circonscrite à cet ami invisible, le rapport à la réalité n’est pas stable. Cet ami invisible révèle d’autres maux peut-être plus grave encore liés au manque d’écoute.


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Le déroulement de Copie conforme est celui d’une comédie, d’une pièce de théâtre. Je n’ai pas bien compris à quel moment ça a basculé. Juliette Binoche est épatante. On y entend parler italien, anglais et français. Oh : il y avait aussi Jean-Claude Carrière !


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Je m’en veux de n’avoir jamais entendu parler de Sarah Baartman, la Vénus noire, de son destin et celui de sa dépouille. Ce film contient aussi des images d’archives (de 2002, cette fois) sur l’accueil de cette dépouille.


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Les reproches faits à Rhapsodie en Août sont difficiles à comprendre. On lui a reproché de ne pas avoir tenu compte des exactions japonaises pendant la deuxième guerre mondiale. Sans entrer dans le débat de l’utilité de la bombe atomique, il me semble que le propos est ailleurs. On entend le japonais et l’américain.


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L’usine était une usine comme beaucoup d'usines, avec des ouvriers qui avaient des préoccupations d'ouvriers.


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L’ordre et la morale, Mathieu Kassowitz, 2011

La Double vie de Véronique, Krzysztof Kieslowski, 1991

Dworzec, Krzysztof Kieslowski, 1980

Muzykanci, Kazimierz Karabasz, 1958

Szpital, Krzysztof Kieslowski, 1976

Harvey, Henry Koster, 1950

Copie conforme, Abbias Kiarostami, 2010

Vénus noire, Abdellatif Kéchiche, 2010

八月の狂詩曲 (Hachigatsu no rapusodī), Akira Kurosawa, 1991

Fabryka, Krzysztof Kieslowski, 1976

 

 

Les notices de Georges Sadoul…

 

Cette fois-ci Kasimir Karabasz :

(193 ?) « Je veux saisir mes héros dans leurs occupations ordinaires, en leur faisant oublier la caméra », a dit ce jeune documentariste, qui est attentif aux expresions des visages humains. [une liste].

Par Tzvetan Liétard - Publié dans : Ecran noir de nos nuits blanches
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